Dimanche 23 avril 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : La cave vidéoludique
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Index du dossier :

Partie 1  - La Genèse de Mario
Partie 2  - Mario sur Nintendo Entertainment System
Partie 3  - Mario sur Super NES
Partie 4  - Mario sur Nintendo 64
Partie 5  - Mario sur Game Cube
Partie 6  - Mario sur Game Boy
Partie 7  - Mario sur Game Boy Advance
Partie 8  - Mario sur Nintendo DS
Partie 9  - Mario sur Wii (preview)
Partie 10 - Mario RPG
Partie 11 - Mario et le karting, sa grande passion (© Omar Sharif)
Partie 12 - Mario et le sport
Partie 13 - Autres jeux Mario
Partie 14 - Wario, Luigi, Yoshi et Peach
Partie 15 - Saga Donkey Kong
Partie 16 - Apparitions de Mario dans divers jeux
Partie 17 - Références marionesques
Partie 18 - Conclusion, théorie et index



NINTENDO ENTERTAINMENT SYSTEM


Super Mario Bros (1985)



Le premier jeu de plate-forme à scrolling. Le plombier doit se frayer un chemin à travers 8 mondes semés d'embûches en évitant les pièges et en éliminant les ennemis.
En frappant des blocs, Mario pourra obtenir des pièces (une vie supplémentaire pour 100 pièces), un champignon rouge lui permettant de grandir pour détruire des blocs de pierre et avoir une chance de survit en cas de contact avec l'ennemi, un champignon vert lui octroyant une vie supplémentaire, une fleur magique donnant la possibilité de lancer des boules de feu ou une étoile rendant le plombier invincible durant quelques instants.
Ces items, devenus incontournables dans l'univers de Mario, faisaient pour la première fois leur apparition ici. Certains ennemis viennent directement de Mario Bros.



Mais pourquoi notre moustachu se donne-t-il tant de mal ? Pour sauver la Princesse Toadstool (Peach chez nous) et ses sujets (les toads) des griffes de l'horrible Koopa (Bowser chez nous et bonjour chez vous ahahah) bien sûr !
En effet, le quatrième (et dernier) stage de chaque monde correspond à l'un des palais du dragon-tortue ennemi juré du plombier aboutissant à un affrontement très court (c'est du quitte ou double : soit Mario actionne l'interrupteur afin de faire disparaitre le pont et faire tomber le gros méchant dans la lave, soit il se fait défoncer d'un coup sec... et sans vaseline).



Le jeu est d'une difficulté croissante, et seule une bonne connaissance des niveaux peut permettre à en venir à bout. Pour facilité la tâche aux moins téméraires, Nintendo a placé des Warp Zone tout au long du jeu, permettant de sauter certains mondes.
Les graphismes sont assez pauvres et les décors assez récurrents (plaine, égout, palais, monde sous-marin, ...) mais on oublie vite ces détails quand on se lance dans une partie acharnée.

A noter la possibilité de jouer à deux en alternance, un joueur incarnant Mario et l'autre son frère, Luigi.



Super Mario Bros 2 (1986)



Attention, à ne pas confondre avec le Super Mario 2 sorti aux Etats-Unis et en Europe (que l'on appellera Super Mario Bros 2 USA), cette suite au jeu mythique de Nintendo n'est sortie qu'au Japon sur la Famicom Disk System, une extension de la NES (mais a eu les privilèges de deux rééditions comme nous le verrons plus tard).
Le jeu n'a rien de bien révolutionnaire par rapport à son aîné, si ce n'est des graphismes légèrement améliorés. Les stages se ressemblent, le principe est identique. Cependant, ce qui le démarque et qui lui donne son intérêt est le challenge qu'il propose. En effet, le jeu est d'une difficulté extrême (les premiers niveaux valent bien les derniers du premier épisode). Le jeu est également plus long et, pour ajouter un peu de piment, les Warp Zones pourront parfois faire reculer Mario en l'envoyant dans un monde déjà exploré. Une petite nouveauté niveau items en la présence du champignon violet qui aura le même effet que le contact avec un ennemi.



Il n'est ici plus possible de jouer à deux, par contre, il y a deux modes de jeux : "Mario Game" où l'on incarne Mario et "Luigi Game" où le joueur subit l'incontrôlable frangin (terminer le jeu avec Luigi tient de l'exploit).



Super Mario Bros 2 USA (1988)



Suite au succès du premier opus en dehors des frontières du Japon, Nintendo Of America décide d'adapter à l'univers du plombier un autre jeu de plate-forme de Shigeru Miyamoto, Doki Doki Panic. Ainsi naît le Super Mario Bros 2 tel que nous l'avons connu en Europe. A la base, le jeu d'origine faisait évoluer une famille apparemment issue des Mille et une Nuit. La famille est ici remplacée par quatre personnages de l'univers de Mario rencontrés dans l'épisode précédent :


- Le père, très rapide mais faible en saut, cède sa place à Toad.
- La mère, championne de saut en hauteur, est remplacée par Luigi (!!!).
- La fille, extrêmement lente mais ayant la capacité de voler durant un court laps de temps, correspond bien entendu à la Princesse Toadstool.
- Le courageux fils, quant à lui, a l'insigne honneur d'avoir pour successeur Mario en personne !

Le reste du jeu (histoire, monde, décors, ennemis, items) reste identique à quelques détails prêts.



Mario n'est pas l'unique vedette : en effet, au début de chaque monde, le joueur choisit l'un des quatres personnages ci-dessus. Le choix est déterminant pour facilité l'évolution dans un monde : par exemple, le monde des glaces (monde 4) pourra être traversé plus facilement par la princesse, grâce à ses capacités volatiles qui permettront de mieux contrôler les déplacements (le sol étant extrêmement glissant). Toad, par sa rapidité d'exécution, sera parfait pour les lieux où l'on doit creuser le sol, Luigi pourra prendre des raccourcis grâce à ses sauts. Mario, possédant des capacités moyennes, pourra s'adapter à peu près de partout.



Le jeu est très différent d'un Mario classique : ici pas de bloc à frapper pour obtenir des items, les ennemis ne succombent pas à un simple piétinement et les stages à parcourir ne sont plus linéaires : il est possible de revenir en arrière et certains lieux alternent scrolling horizontal et vertical.

Pour détruire un ennemi, il faudra déterrer des projectiles (navets, poireaux, carapaces, power up, ...) ou bien monter sur son dos, le soulever et le lancer sur un de ses congénères. En effet, le bouton ACTION, servant à courir (comme dans tous les Mario) permet aussi de ramasser, soulever et déterrer, actions à maîtriser impérativement pour espérer terminer le jeu.



Les Warp Zones sont également de la partie. Elles sont accessibles en pénétrant à l'intérieur de certaines jarres dans le monde alternatif. Ce monde est visitable via des potions (lampes magiques dans la version Doki Doki Panic) permettant de faire apparaître une porte s'ouvrant sur un écran identique au lieu où le personnage se trouve mais inversé et plongé dans les ténèbres. Il est possible d'y trouver des champignons permettant de gagner un point de vie supplémentaire (le joueur débute avec deux points de vie) et de déterrer des pièces qui serviront à alimenter la machine à sous en fin de stage pour éventuellement gagner des vies supplémentaires.



Les ennemis, initialement issus de Doki Doki Panic, seront repris, pour certains d'entre eux, dans les futurs épisodes. Ce qui n'est pas le cas des boss (exemple : la souris aux Rayban, le crabe, l'hydre et Wart, le boss final, que l'ont croisera au détour d'un épisode d'une autre série phare de Nintendo : Legend Of Zelda - Link's Awakening).

Un opus indispensable, qui consolidera le succès du plombier et confortera sa position en tant que mascotte.
A noter que c'est à partir de cet épisode que Luigi se démarquera physiquement de son frère via sa taille et sa silhouette svelte.

Doki Doki Panic vs. Super Mario Bros 2 USA



Super Mario Bros 3 (1988)



Dernier épisode de la saga sur la console de salon 8 bit, Super Mario Bros 3, fit à lui seul booster les ventes de cette dernière alors en fin de vie.

Et pour cause ! Le jeu est véritable chef-d'oeuvre. Un retour aux sources pour américains et européens, une véritable évolution pour les joueurs japonais.
On retrouve ici, de nombreux éléments du premier épisode : bloc contenant des items, pièces à récolter, tuyaux, Bowser et sa bande de "koopains" et autres ennemis du premier opus mais également de Super Mario Bros 2 USA.



Une des grandes révolutions concerne une palette conséquente d'items : aux champignons, fleurs et étoiles vient s'ajouter la feuille transformant Mario en raton laveur, ce qui lui permet non seulement de balayer d'un revers de la queue la plupart des ennemis mais aussi de voler ! On trouvera aussi un costume de grenouille facilitant les déplacements sous-marins, un costume d'ours possédant les mêmes propriétés que le raton laveur mais permettant également de changer Mario en statue de pierre durant un court instant, le temps d'éviter une attaque ennemie, la flûte pour se téléporter dans un autre monde (remplaçant les Warp Zones des précédents épisodes), et beaucoup d'autres objets pouvant être gagnés grâce aux mini-jeux de Toad, accumulés, stockés et utilisés avant de débuter un stage.



Autre grande nouveauté, l'instauration d'un système de choix de niveaux d'un monde sous forme de map. Il est donc possible de recommencer un stage déjà terminé (afin de découvrir une sortie secrète par exemple), de sauter certains stages en prenant des raccourcis sur la carte, de provoquer en duel les frères marteaux ou de jouer avec Toad afin de remporter des objets.



Le but étant de sauver le roi de chaque monde d'une malédiction perpétuée par les disciples de Bowser, survolant la carte du monde à bord d'un bateau volant. Bien entendu, Bowser détient également la princesse en otage... on ne change pas les bonnes habitudes...


La suite, c'est sur Super NES !

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Samedi 22 avril 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : La cave vidéoludique
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Je vous propose un grand tour d'horizon sur le plus célèbre plombier du monde vidéoludique (en même temps c'est un peu le seul plombier du monde vidéoludique) et accessoirement mascotte de Nintendo, avec trois semaines consacrées à un long dossier sur le personnage et son univers.

Index du dossier :

Partie 1  - La Genèse de Mario
Partie 2  - Mario sur Nintendo Entertainment System
Partie 3  - Mario sur Super NES
Partie 4  - Mario sur Nintendo 64
Partie 5  - Mario sur Game Cube
Partie 6  - Mario sur Game Boy
Partie 7  - Mario sur Game Boy Advance
Partie 8  - Mario sur Nintendo DS
Partie 9  - Mario sur Wii (preview)
Partie 10 - Mario RPG
Partie 11 - Mario et le karting, sa grande passion (© Omar Sharif)
Partie 12 - Mario et le sport
Partie 13 - Autres jeux Mario
Partie 14 - Wario, Luigi, Yoshi et Peach
Partie 15 - Saga Donkey Kong
Partie 16 - Apparitions de Mario dans divers jeux
Partie 17 - Références marionesques
Partie 18 - Conclusion, théorie et index

Depuis ses apparitions en arcade dans Donkey Kong et Donkey Kong Jr, Mario, personnage créé par Shigeru Miyamoto, a fait beaucoup de chemin, semant sur son passage une foultitude de jeux s'éloignant plus ou moins de la saga qui a propulsé la NES en tête des ventes et inventé le concept du jeu de plate-forme.

Dans un premier temps, je me concentrerai sur la saga d'origine et ses rééditions, puis sur les déclinaisons ayant pour héros le personnage, les jeux dérivés de l'univers du plombier et enfin les apparitions furtives du personnage dans d'autres jeux.
Je passerai volontairement sous silence les adaptations sur Game & Watch, puisqu'il s'agit ici de jeux électroniques (aux écrans et animations pour ainsi dire "figés") et non pas de jeux vidéo à proprement parlé.


Mais avant tout la genèse du personnage :



Donkey Kong (1981)



Tout commence donc avec Donkey Kong, où le plombier devait sauver sa belle des mains de l'horrible gorille dans un jeu de plate-forme à écran fixe. Ce jeu d'arcade fut décliné sur plusieurs supports (Atari 2600, Game&Watch, NES, etc.).

Le principe était le suivant : le gros singe se tient au sommet d'une sorte d'échafaudage avec sa prisonnière. Pour terminer le niveau, Mario doit rejoindre le sommet, tout en évitant les tonneaux et autres projectiles que lui balance Donkey Kong. Bien entendu le moindre contact avec l'un de ses objets est synonyme de perte de vie et de retour à la case départ (au début du niveau). En cas de réussite, Donkey Kong prendra la fuite vers un autre niveau, la donzelle sous le bras.



Selon la légende, c'est le gardien de l'époque des locaux de Nintendo Of America qui donna son prénom à Mario, de par sa ressemblance avec notre héros (son nom d'origine était Jumpman).
Quant aux moustaches et à la casquette, ce sont deux éléments servant à combler les limites techniques de l'époque : en effet, il était impossible de dessiner une bouche sur le visage du personnage, d'où l'utilisation de la moustache. La casquette servait à éviter de programmer les mouvements des cheveux.



Mario Bros (1983)



Je m'étendrai sur les diverses suites de Donkey Kong, ainsi que sur toutes les sagas dérivées, plus tard dans ce dossier afin de me focaliser sur les jeux "Mario".

Il faudra attendre Mario Bros, pour que le plombier (accompagné de son frère Luigi pour le mode deux joueurs) soit la vedette d'un jeu à son nom. Ici le but est de piétiner divers bébêtes polluant la tuyauterie afin de passer au niveau suivant.




Arrivée de la Nintendo Entertainment System.

C'est alors que Nintendo sort sa NES et fait de Mario sa mascotte avec ce qui révolutionna le monde du jeu vidéo : Super Mario Bros.
A noter que divers Donkey Kong ainsi que Mario Bros ont été adaptés sur cette machine.

Dans la prochaine partie, je parlerai donc des opus "plate-forme" sortis sur la NES, mettant en vedette le plombier. Par la suite, je ferai de même avec les autres consoles de salon Nintendo puis les consoles portables.
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Vendredi 21 avril 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : Le coin du troglodyte
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Que d'émotions et que de choses palpitante cette semaine !

Tout commença par un sabotage en bonne et due forme.

Il me fallait donc absolument calmer le jeu. Ce fut chose faite avec Léguman contre l'Aspirateur, un petit moment de détente avec notre super-héros potager préféré et une analyse pointue (ou pas) de l'épisode  en question.


Ensuite, j'ai décidé de faire un petit peu de pub pour mes camarades, à l'occasion du mensiversaire de ce blog.

La suite tant attendue du Sens de Liff nous a permis d'apprendre entre autres que le fait d'incliner son corps dans la direction où l'on désire que la boule aille pendant une partie de pétanque peut se nommer la giromagny (et c'est important de le savoir).

Un petit article afin d'introduire Bad Religion parmi ces pages, rien de mieux que de vous présenter le groupe sur scène vu que le choix parmi les albums à chroniquer est délicat pour une première approche.

Enfin, pour nous remettre du vandalisme de début de semaine, nous avons terminé par un chef d'oeuvre mural, avec une lien évident entre deux figures barbus nées à pratiquement deux millénaires d'écart.

Euh ben finalement, il ne s'est pas passé grand chose... tant pis la semaine prochaine risque d'être explosive (qu'est-ce qu'il ne faut pas dire pour captiver son lectorat j'vous jure...).

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Jeudi 20 avril 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : Le mur à hiéroglyphes
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Tout art possède ces perles rares. L'une d'entre elles est exposée à Lyon, plus précisément dans le quartier de La Croix Rousse, pas très loin du célèbre Panda Sacré alias Marshall Nash (qui poste des commentaires sur ce blog sous un prénom anonyme histoire de ne pas déclencher l'hystérie générale).

Il s'agit sans doute ici, du plus beau graffiti que j'ai eu à vous présenter depuis la création de cette rubrique, tellement magnifique que ça se passerait même de commentaires tellement le message est évident.

C'est un constat que l'on aurait pu faire bien plus tôt... et pourtant, ce sont les artistes des rues qui nous ont ouvert les yeux.

Admirez donc :

Merci à Thanos pour avoir retrouver et fournit cette photo parmi


Bon, il faut bien entendu faire abstraction du I, rajouté par des petits malins désireux de porter atteinte à l'oeuvre. Ce qui nous donne :

CHE, JESUS : MÊME BARBE MÊME COMBAT

Qui était Jésus Christ ? Le fils de Dieu, le messie pour les uns et un simple SDF itinérant pour les autres, quoiqu'on en dise, le barbu menait son combat pour la paix à sa façon et venait en aide aux défavorisés.

Ernesto "Che" Guevara quant à lui était un révolutionnaire cubain, qui se battait également pour un monde meilleur et la démocratie dans son pays.

Les deux personnages connurent une fin tragique, l'un crucifié par les romains et l'autre exécuté par les boliviens.

Que reste-t-il de ses deux grandes figures de l'histoire ? Jésus est mis en vedette dans une célèbre fiction que l'on nomme La Bible, il est l'objet d'un culte et à l'origine du christianisme et des ses dérivés, un calendrier a même été aménagé en fonction de sa date de naissance ! On lui doit également divers jours fériés (pâques, ascension, noël, ...).

Quant au Che, il n'est qu'une tête sur un tee-shirt ou sur un poster dans une chambre d'ado !

Pour palier à cette injustice je propose une remise à niveau du statut des deux barbus et je revendique donc que des jours fériés supplémentaires soient mis en place pour célebrer les grands événement de la vie du Che, que le calendrier comporte désormais deux années, la deuxième étant le nombre d'années écoulées depuis la naissance du Che (nous sommes donc en 2006 après Jésus Christ et en 78 après Che Guevara).

Bon pour l'équivalent de La Bible, je suis sûr que les historiens ou autres passionnés ont déjà sortis un bon nombre d'ouvrage sur le révolutionnaire et pour la religion, je ne propose pas d'en créer de nouvelles mais plutôt de supprimer celles qui vouent un culte au Christ, ce serait plus simple... mais bon je sens qu'il y en a qui ne seront pas d'accord ;)


Au fait vous savez pourquoi Fidel Castro porte des bretelles ? Parce qu'il a le cul bas...
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Mercredi 19 avril 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : La cavité sonore
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Je me suis vraiment trituré les méninges pour résoudre un affreux dilemme : quel album de Bad Religion, un de mes groupes favoris, devrais-je vous présenter en premier ? Le choix est difficile en effet tant ce dinosaure du punk rock aligne un bon nombre de bijoux dans sa riche discographie. J'ai donc tranché et j'ai finalement décidé que je consacrerai mon premier article sur le groupe à ma première et unique expérience scénique des californiens.

Cela remonte déjà loin... quatre ans ! Le 28 avril 2002 exactement, les festivités eurent donc lieu à Genève (Suisse) étant donné que le groupe planifie rarement de dates hexagonales pour leurs tournées européennes.

Le concert se déroulait donc à L'Usine, une salle en plein coeur de Genève, au bord du lac. Je suis passé outre la distribution gratuite de bouchons pour les oreilles, quitte à devenir sourd autant que ce soit à cause de Bad Religion ! Bref, passée une première partie de jeunots genevois (Hateful Monday), les choses sérieuses commencent... photos à l'appui ;)


Greg Hetson, heureux de trimer à L'Usine


On regrettera en premier lieu l'absence de Brett Gurewitz, probablement trop occupé en Californie avec son célèbre label Epitapth, mais on oublie vite ce détail (d'autant plus qu'à cette époque, à la sortie de l'album The Process Of Belief, Brett venait de réintégrer le groupe après six ans d'absence) grâce aux premiers accords de Suffer lequel est enchaîné sans ménagement avec Punk Rock Songs suivi de Supersonic. On peut dire que ça démarre à cent à l'heure et sur les chapeaux de roues !

Malgré, ses vingt-cinq ans d'âge le groupe a toujours autant la pêche. La présence de la nouvelle recrue à la batterie, Brooks Auckerman (remplaçant Bobby schayer qui a du abandonner la discipline suite à un accident), y contribue sûrement.

Greg Graffin au micro et Jay Bentley et sa basse renversante


Difficile de reprendre son souffle vu le rythme imposé par la première salve de morceaux (You, Anesthesia, Them and Us, Prove It, Can't Stop It, Kyoto Now, Modern Man). Fort heureusement, Greg Graffin, avec la simplicitié qu'on lui connait, échange beaucoup avec son public. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si l'alchimie est consolidée dès les premières minutes du tour de chant.

Le salut arrive avec Atomic Garden, qui me permet de me libérer du premier rang, et par la même occasion de l'emprise des pogos et des pluies de slams, pour me réhydrater (la malaise me guettant depuis un bon moment). Après quelques périples à l'image d'une boule de flipper solicitée de toute part, je pu regagner ma place initiale ainsi que mes esprits, juste à temps pour Sorrow (est arrivé sans s'presser... hmm pardon).

Le rythme deccélère quelque peu avant le rappel, avec les ballades Epiphany et Broken, les entrainante Stranger Than Fiction, The Defense et American Jesus, ponctuée par les furies No Control, Hear It, Generator et Recipe For Hate.

Jay se mange un micro au nez du stoïque Brian Baker



Le rappel démarre sur Fuck Armageddon (qui n'est pas un pamphlet anti-Michael Bay, la chanson ayant été écrite 15 ans avant que Bruce Willis sauve le monde des méchants météorites) et la fin de la prestation se tire doucement avec les courtes mais efficaces Do What You Want et Along The Way, le chef d'oeuvre Infected pour se terminer sur I Want To Conquer The World et un 21st Century Digital Boy en guise de conclusion.

Bref, deux heures le punk rock le plus mélodique qui soit, tiré d'une formation d'excellent cru, forcément on fait fit de l'heure et demi de route qui nous attend au retour, exténué, trempé... non non je n'ai pas fait un plongeon dans le lac en trébuchant à la sortie de L'Usine.

Bon ok, je n'ai pas de photo de Brooks Auckerman alors j'en remet une de Graffin...


A ce propos, saviez-vous que j'ai connu Mélusine, le mois de mai à L'Usine ?

Ne me jetez pas de cailloux, ce calembour n'est pas de moi mais de Renaud !!!
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Mardi 18 avril 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : La bilbiothèque à stalactites
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Rappel du principe :

D'un côté les noms de villes qui ne servent à rien d'autre qu'à désigner des villes. C'est un peu gâché. D'un autre côté, il existe des situations que l'on retrouve tous les jours pour lesquelles il n'existe pas de mots. Le but est d'associer les deux pour enrichir le vocabulaire français.

Aujourd'hui, les lettres D à J.


D


Dax (n.f.) : Voix énervante que l’on retrouve dans tous les doublages et qui retire une bonne partie de crédibilité au personnage. « Tiens, t’as vu ? Kermit a la même voix que Benny Hill ». (Roger Carel, humoriste).




E

Pas de définitions pour la lettre E.



F

Figeac (n.m.) : Le moment de redescente brutale qui suit cinq bonnes minutes d'oeillades énamourées et réciproques avec une inconnue dans un lieu public, lorsqu'on s'aperçoit qu'elle est en fait accompagnée d'un géant à l'air particulièrement bovin.

Fleury Sur Orne (n.m.) : Le processus de pensée animant un concepteur de panneaux indicateurs, qui par exemple, au lieu de mettre des panneaux « Hommes » et « Femmes » dans les toilettes publiques, préfère mettre Fleur et Papillon, ou Arbre et rivière, ou deux sortes de gribouillis « artistique » mais incompréhensibles (voir Vire).

Flipou (n.m.) : Quelqu’un qui saisit la moindre occasion pour déclarer solennellement qu’il a connu les flippers à vingt centimes, semblant impliquer que d’une part il a beaucoup védu, qu’il a plus d’expérience que son interlocuteur, et que d’autre part le temps passe vite, quand même.

Florensac (n.f.) : L’impulsion irrésistible qui oblige à faire éclater les bulles des enveloppes à bulles.

Foix (n.m.) : Refuser poliment un plat sous pétexte que l’on vient tout juste de manger, alors qu’en réalité on crève de faim mais que l’on déteste le plat en question (voir Laval).



G

Gap (n.m.) : Le moment d’angoisse que l’on éprouve lorsqu’on ne se rappelle plus quel numéro de téléphone on vient de composer, et que le correspondant décroche.

Gènes (n.f.) : Le moment désagréable (et qui est suceptible de gâcher à lui seul le souvenir d'une soirée chez un copain par ailleurs réussie), à la fin de la nuit, où tout le monde s'est tout dit, mais où on ne peut pas encore se séparer parce que le métro n'est pas encore ouvert.

Gif Sur Yvette (n.f.) : L’envie qu’on a de gifler son partenaire au Scrabble quand il vient de jouer le premier coup de la partie et qu’il annonce en plaisantant « Ah bin je gagne hin hin ».

Giromagny (n.m., terme de pétanque et de bowling) : Le fait d’incliner son corps dans la direction où l’on désire que la balle aille.

Gonnesse (n.f.) : Une femme superbement belle qui est avec un type d'une laideur repoussante.

Graissesac (n.m.) : Le quotodien qui ne sert qu'à dissimuler la revue pornographique qu'on achète en même temps, et qui ne sera jamais lu.

Grasse (n.m.) : Complexe dont on se dit libéré, sans pouvoir s’empêcher d’en parler à tout bout de champ. « Quand j’étais petit, on se moquait de mon grand nez mais maintenant je m’en fous. Pourquoi vous rigolez ? » (O. Ka). « Avant, j’étais timide. Glups » (C. Baron). « Non, je ne suis plus du tout parano. Pourquoi vous me regardez comme ça ? Qu’est-ce que j’ai dit ? » (M. Desangles). « Voyez-vous, docteur, je ne fais aucun complexe de mon physique » (Obélix).


H

Pas de définitions pour la lettre H.


I

Pas de définitions pour la lettre I.

J

Joué les Tours (n.f.) : L’impression confuse de rater un truc hyper-important lorsqu’on n’arrive plus à voir le dragon dans les nuages ou la tâche-sur-le-mur-qui-a-une-forme-de-visage qu’on a aperçu une seconde avant sans y prêter attention.




La prochaine fois, nous verrons les lettres K à M.

Voir les lettres A à C.
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Lundi 17 avril 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : Le coin du troglodyte
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Et voilà ! Ce lundi de pâques tombe à point pour fêter le mois d'existence de ce site. Déjà un mois que ma caverne fait les portes ouvertes sept jours sur sept. Je ne sais pas encore combien de temps je pourrais assurer les mises à jour quotidiennes en tout cas, tant que ça ne deviendra pas une contrainte, je continuerai, ne serait-ce que pour ma poignée de lecteurs fidèles.

Je ne vais pas vous servir un récapitulatif de tous les articles de ce mois, je le fait déjà tous les vendredi. Non, en ce jour exceptionnel, j'ai décidé de consacrer mon espace quotidien à ce qui se passe en dehors de ma caverne (car oui il s'en passe des choses au delà de mon domaine aussi surprenant que cela puisse paraître) et plus particulièrement chez les lecteurs fidèles dont j'ai fait allusion plus haut.

Certes, les liens vers les sites de mes amis sont affichés en permanence à droite de ma page mais une présentation plus approfondie s'impose.

Je commencerais par Flure et son blog Superflu(re). Peu d'articles pour l'instant mais le contenu est très interressant et connaissant le maître des lieux de longue date, je suis certain qu'il continuera dans cette voie (et je ne lui cire pas les pompes simplement parce qu'il prend la peine de me citer une fois sur deux ;)).

On y apprend, entre autres, à différencier les manchots des pingouins et que les DRM c'est mal (très mal !). Flure a également mis en ligne une petite nouvelle d'anticipation de son cru. N'hésitez pas à l'encourager de vos commentaires, ça le motivera peut-être à mettre à jour son domaine plus souvent :p

Ensuite, Seb vous ouvre ses portes avec un blog généraliste qui vient de fêter son centième article.

Le mercredi est réservé à la présentation d'une bande dessinée quant au samedi, Seb le consacre aux jeux de plateau (à quand le Blood Bowl ???). Le reste de la semaine, vous trouverez l'incontournable rubrique des expressions mal orthographiées, le coin biologie pour tous (très instructif) ainsi que les humeurs de l'auteur, les derniers films vues ou encore une analyse des affiches publicitaires croisées dans le métro.

A voir également les tribulations orégonaise au jour le jour de la moitié de Seb via le site Travelling Carrie.

A présent un autre site, et pas des moindres puisqu'il s'agit du portail Games Memories, webmasterisé avec talent par Thanos et passé sous le correcteur orthographique Seb 1.0. Je fais également parti du staff de ce site, outre le fait que j'en suis actionnaire (à quelle hauteur ? 33% ? 50% ? j'avoue que je n'en sais rien... M'sieur Than's ?), j'ai la charge de participer à la rédaction des guides. Car en effet, ce site est consacré aux guides complets de deux sagas vidéoludiques de renom, apparus pratiquement en même temps il y a 20 ans et dont le succès n'est plus à prouver aujourd'hui vu les chiffres de ventes de chaque nouvel opus, je veux bien entendu parler de Legend Of Zelda et Final Fantasy. Le portail sera très bientôt agrémenté d'un superbe forum actuellement en version beta, que je vous recommanderai chaudement de par l'originalité d'un système de guildes.


Enfin pour les amoureux de la littérature de genre, je ne saurais trop vous conseiller Bibliophage, un site de critique littéraire à l'interactivité interressante.

Sur ce, je vous souhaite une bonne semaine et n'oubliez pas de participer au cadavre exquis !
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Dimanche 16 avril 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : La paroi cathodique
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Dans la chambre bien rangée
Les objets sont en danger
L'Aspirateur affamé
Les avale en une bouchée
Les carottes sont-elles cuites ?

NON !



Léguman fait son apparition avec l'épisode Léguman contre l'Aspirateur, peut-être pas le meilleur épisode mais en tout cas celui dont la plupart des gens ayant suivit les aventures de ce personnage se souviennent.

Tout commence donc dans Téléchat, plus précisément l'émission consacrée à la Saint Thermomètre (première saison). Il fait une chaleur à la limite du supportable dans le studio, Groucha quitte le studio pour faire un reportage dans le frigo avec son inséparable Mic-Mac. La question que les deux compères tente d'élucider est la suivante : que se passe-t-il lorsque l'on ferme le frigo ? La lumière s'éteint-elle vraiment ?
La découverte est effarante : non seulement la lumière s'éteint bien mais dès que la fermeture de la porte, les légumes et autres denrées attendent avec fébrilité la diffusion de leur feuilleton débile préféré : Léguman.

Bonne fête à tous les thérmomètres

Voici donc comment fut introduit le tout premier épisode de notre héros. Analysons de plus près cet épisode à présent.

L'Aspirateur, premier adversaire de Léguman

On nous présente tout d'abord un aspirateur devenu incontrolable avalant les objets sans ménagement. Le monstre est une sorte de gros cylindre vert à taille humaine duquel dépasse un tuyau et la tête de l'engin diabolique.

Gros plan sur le visage de l'horrible monstre glouton


Alors que tout semble perdu et qu'il ne restait plus aucun espoir, voici que surgit le Capitaine Flam... euh non Léguman !
La première apparition du super héros est l'un des meilleurs plans de la série (avec celui de la course poursuite au ralenti dans Léguman contre le Mixeur) : une fenêtre filmée en contre plongée de laquelle Léguman (posté à l'extérieur) pousse les batants et, d'un saut spéctaculaire au ralenti, sort du cadre par la haut pour pénétrer dans la pièce.

Première apparition de Léguman

La symbolique est d'entrée assez forte : le téléspectateur est immédiatement informé de la puissance du personnage, la contre plongée aidant à le mettre en valeur et la sortie du champ par le haut de l'écran appuie bien ce sentiment de supériorité.

On sait d'hors et déjà que le combat sera inégal. D'ailleurs dans les épisodes suivant, la difficulté à vaincre l'ennemi sera toujours annoncée par le plan d'apparition de Léguman.

Et effectivement, notre homme (enfin notre légume) prend immédiatement le dessus sur l'Aspirateur, ce dernier ne pouvant rien faire d'autre que de se débattre inutilement avant de cesser toute resistance. Il sera très vite mis hors d'état de nuire par un démembrement en bonne et due forme car Léguman lui arrachera le tuyau du corps. Mais si l'Aspirateur ne peut plus rien, il reste toutefois à rester très prudent avec la gueule de l'enfin, et ça Léguman l'a très vite compris car il s'appliquera à poser le membre de son ennemi à terre, les crocs à l'air afin de ne plus reposer sur le sol et aspirer quelques objets supplémentaire.




Le super héros impose sa supériorité en écrasant de son pied le tuyau de l'appareil et en levant les bras au ciel en guise de victoire (plan récurrent de chaque épisode).

Notons également la nature des objets aspirés : il ne s'agit que de métal (taille crayon, trombone, douille d'ampoule, ... même dans le contenu du cendrier). Métal qui symbolise ici le côté industriel et froid de l'Aspirateur, opposé à un personnage constitué de légumes (voir la composition du costume de Léguman sur mon article présentant la série) et donc 100% naturel et vivant.

Première victoire de Léguman


Prochain épisode : Léguman contre la Mouche Casquée !


Sinon, je signale à ceux ayant choisit mon blog pour participer au cadavre exquis que leur tour est arrivé.

Autrement dit j'attends vos propositions pour continuer l'amorce en provenance du blog de Seb. L'article a été édité.

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Samedi 15 avril 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : Le mur à hiéroglyphes
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Horreur et putréfaction ! Dans le cadre de mon enquête sur le gang anti-maire, je suis retourné sur les lieux du tag et c'est avec stupéfaction que je suis tombé face à ceci :



Une chose est sûre, quelqu'un essaie de me mettre des bâtons dans les roues en brouillant les pistes. Rendez-vous compte, ils sont allés jusqu'à détruire le mur !

Quelques jours auparavant j'avais déjà constaté un changement :



Une partie du tag avait été repassée en bleu, en suivant parfaitement les anciens contours.
Mais pourquoi n'avoir pas terminé cette rénovation ? S'agit-il encore une fois d'un code secret ? Merci de m'aider à y voir plus clair parce que sur ce point je patauge complétement.

La grande question est toutefois de savoir qui a eu le culot d'effacer la fin de la phrase de la manière la plus bourrine qui soit. Les auteurs ? Le camp opposé, c'est à dire le maire lui-même ? De toutes manières, ce dernier est le seul à pouvoir autoriser légalement la destruction d'un mur ou autre bien public, donc cette piste est pour le moment à privilégier.

En tout cas, j'ai touché un point sensible et je ne me laisserai en aucun cas intimidé par les hautes instances Au contraire, je suis d'autant plus motivé à faire éclater la vérité au grand jour ah ah... mais quelle vérité au fait ?

Je resserre l'étau petit à petit et toutes ces affaires secrêtes ne pourront plus le rester très longtemps. Ayant accru ma vigilence, seule une panne du disque dur contenant tous les indices que j'ai amassés jusqu'ici pourrait me stopper, mais ce ne serait pas de bol quand même.

JE LES AURAIS *voix de Gargamel* !

... Oui, je sais, tout comme moi, vous avez remarqué la construction d'une maison qui justifierait la démolition du mur. Bande de naïfs ! Il s'agit ni plus ni moins que du quartier général du gang qui veut ma peau, cela leur permettra de surveiller mes allers et venus (j'habite à cent mètre) et d'appréhender les futurs fouineurs qui tenteraient d'analyser de plus près les inscriptions sur le mur.

Quand je vous disait que je dérangeais... et ne me regardez pas comme ça je ne suis pas parano !!!

En cadeau bonus, voici une exclusivité découverte sur ce même mur mais un peu plus en amont :


Nous avons ici les premières tentatives de recherche de l'orthographe exacte du premier mot de la phrase taguée, ce qui prouve que le code doit être respecté à la lettre près pour être compris par le reste du réseau et, de ce fait, que les autres fautes d'orthographe sont tout à fait volontaires.

Voilà qui répond déjà à une des nombreuses questions...

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Vendredi 14 avril 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : Le coin du troglodyte
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Et une quatrième semaine (pratiquement un mois, incroyable) qui a connu des événements riches en émotions mais bien moins que ce qui vous attend pour la cinquième semaine !

Tout d'abord un article assez brumeux contenant des brides d'une série passée quasiment inaperçue : Les engrenages. Il y a quand même eu un internaute qui a déposé une belle grosse brique dans le mur en ruine de mes souvenirs.

Ensuite, vous avez pu gouter aux Sueurs Froides de Sir Alfred Hitchcock (à ne pas confondre avec la soeur d'Alfred "Eat" Ce Coq, le dévoreur de volaille des Dombes) avec un James Stewart bien peigné (mais un peu angoissé) et une Kim Novak bien habillée (mais un peu morose).

Comme dans ma caverne un chef d'oeuvre ne vient jamais seul, Cruchot, lui, est donc venu avec ses collègues de Saint Tropez pour chasser les martiens dans Le Gendarme et Les Extra-Terrestres.

Parce qu'il est vraiment temps d'enrichir la langue française, j'ai pensé qu'il était d'utilité publique de publier la première partie du Sens du Liff. C'est surtout parce qu'il m'arrive souvent d'être cubzac, de faire des bouches-du-rhône, de croiser des bars sur aube le matin en allant chercher mon pain, sans arriver à donner un nom à toutes ces situations, que j'ai été motivé à entreprendre cette démarche.

Un peu de musique pour satisfaire vos oreilles sans doute jalouses de vos yeux constamment rivés sur mon site. Faut dire que je n'y suis pas allé de main morte en vous présentant l'ultime album de Drive Blind, là vos oreilles vont s'en souvenir et vont même vous supplier de solder tous leurs congés annuels immédiatement.

Pour finir, un petit exercice interactif sympathique en partenariat avec Seb, initiateur de l'idée.


Dès demain, attendez-vous à un choc !!!

Je ne vous en dis pas plus, je crois que je suis sur écoute...

Bon week-end à tous (comme dirait Dave).

Articles du 31 mars 2006 au 6 avril 2006
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Jeudi 13 avril 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : Le coin du troglodyte
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En association avec Seb, nous avons décidé de faire intéragir nos deux blogs en proposant un petit jeu auquel toi, cher(e) visiteur(se), tu pourras participer.

En voici le déroulement (je pompe allégrement les explications de mon coéquipier) :

Il s'agit en fait d'un cadavre exquis interactif. Pour les non-initiés, un cadavre exquis est une sorte de jeu où l'on compose une phrase mot à mot sans qu'aucun des participants ne puisse connaître ce qui a été fait auparavant, ce qui donne souvent des phrases sans queue ni tête.

Ici, nous allons reprendre le concept, mais sur un texte. La première étape, très importante, va être de choisir votre blog de participation, ici ou sur Sebolavit (pour les grands et les petits). Pour jouer le jeu, vous aurez l'interdiction complète d'aller lire les commentaires de l'article correspondant au cadavre exquis sur le blog que vous n'aurez pas choisi. Nous vous faisons confiance.  :p

Ensuite, nous allons vous proposer une première phrase, ou amorce, qui apparaîtra en gras. Cette amorce sera postée chez Seb, et seuls ceux qui auront choisi son blog pourront participer à la première phase. Pour ce faire, c'est très simple, il vous suffit de proposer une suite à cette phrase, d'une longueur environ équivalente, qui soit un minimum cohérente avec l'amorce. La proposition retenue par les soins de notre apprenti biologiste sera alors postée en partie ici (j'éditerai cet article pour l'occasion), et les personnes qui auront choisi mon blog pour jouer pourront poster dans les commentaires de mon article leur proposition à partir de cette nouvelle amorce. Et ainsi de suite... Ceux pour qui le concept n'est pas parfaitement clair peuvent attendre deux ou trois tours pour voir comment ça se passe avant de participer. Nous comptons sur vous !

La balle est donc dans le camp de Seb pour la première phrase. Vous trouverez bientôt, ici même, l'amorce de la seconde phrase.

Note : pour faciliter l'accès à cet article, je l'ai rajouté dans ma liste des liens ci-contre (Clique j'te dis).


*Edit 1*

A nous de jouer !
En bleu vous avez la phrase intiale.
Tout ce qui est en gras correspond à la phrase sélectionnée par Seb. Vous devez donc continuer cette phrase pour laquelle nous avons masqué volontairement le début afin de ne pas influencer sur le contexte de la phrase.

Jean-Luc enfila son anorak, sa cagoule et ses gants, chaussa ses après-skis, s'enveloppa de son écharpe la plus épaisse, et ce n'est qu'une fois dehors qu'il se rendit compte...
... [partie cachée] ...
...
et malgré la saison de trapèze dont on disait qu'elle serait...


A vous de jouer ! N'hésitez pas à me demandez de reformuler les explications si ce n'est pas clair :)

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Mercredi 12 avril 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : La cavité sonore
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Ah ah ! Avouez que vous pensiez trouver un nouvel article consacré à Léguman !

De mon côté ça m'arrange un peu que vous veniez jeter un oeil par ici car je ne risque pas d'interresser grand monde.

Il faut en effet quelques prérequis afin d'être réceptif à ce que je vais raconter dont un de taille : apprécier la musique rageuse et bruyante sortant un peu des sentiers battus (et non de la terre battue du Sentier).


Pratiquement un mois que ma caverne est ouverte et je n'ai pas encore eu l'occasion de chroniquer mes disques de chevet. Je rattrappe donc mon retard en vous présentant une pièce de choix : une galette qui tourne sur mes platines depuis une dizaine d'année sans avoir pris une seule ride.

Pour peu que vous ayez déjà entendu parler de Drive Blind, vous serez probablement concquis, sinon, c'est comme à La Poste, vous avez tout a y gagner de découvrir ce fabuleux groupe et plus particulièrement l'album Be a Vegetable.

Drive Blind est un groupe français (malgré des textes anglosaxons), du moins était car disparu en 1996 après cinq ans d'existence. Forcément la discographie est assez maigre :
Deux maxis (6 titres chacun) : Stop Thinking Start Fighting et Tropical Motion Fever.
Deux albums : Super Easy et celui qui nous interresse ici.

Pour Be a Vegetable, le groupe est composé de Pierre Viguier (guitare/chant), Rémi Saboul (guitare/chant), Nicolas Gromoff (batterie) et Karine Auzier (basse/chant). Si les deux premiers sont les membres fondateurs du groupe, les deux autres sont issus de Tantrum, une autre formation montée parallèlement par Pierre.

Les quatre compères nous pondent donc un monument de la scène rock alternatif/noisy/grungeo-métal/et autres étiquettes qui vont bien à travers 12 morceaux d'une qualité rare
(même la piste fantôme vaut le détour, c'est dire).

Qualité qui s'explique probablement par une diversité du aux compositions de Pierre, Karine et Rémi (rares sont les groupes possédant autant de potentiels auteurs-compositeurs) et à l'alternance du chant parmi ces trois membres.

On pense inévitablement à Sonic Youth période 90-95 (la meilleure pour ma part) du fait de la parité masculin/féminin du chant. Ici, les mélodies sont certes souvent dissonantes à l'instar du groupe newyorkais mais très structurées et emmenées par un rythme carré plus accessible pour des oreilles non initiées.

Que le gros bourrin du fond se rassure, ça reste un bon défoulloir de part la puissance du combo de guitares et la rage se dégageant du chant.

L'album s'ouvre sur Fear, emmené par Karine (rejointe par Pierre pour la conclusion), un morceau très lent, expérimental et pas très mélodieux (donc excellent). Les choses sérieuses commence avec trois bombes successives : My Second Rate Fulfilment, Vegetable Vendetta et Five Seconds Of Your Conversation.

Soul Beauty calme le jeu, une balade agressive tout comme The Last Temptation Of The Modern Man l'avant-dernier morceau de l'album.

S'en suit un puissant Fiasco dans lequel Pierre s'égosille sur des guitares déchaînées et le formidable One Reason To Smile et ses changements de rythme et de vocaliste.

Trois nouvelles bombes s'enchaînent avec Placebo et deux morceaux assez accessibles donc tubesques : Subdued et Jagger's Tatoo.

Le bouquet final, 14th January, avoisinant les six minutes, fait la part belle aux musiciens dès que le chant de Karine laisse place à un feu d'artifice instrumental.

Karine au chant et à la basse


L'ironie du sort veut que cet album exeptionnel soit à la fois celui de la consécration et celui à l'origine du split (dommage j'aurais bien voulu voir le groupe sur scène).

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Mardi 11 avril 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : La bilbiothèque à stalactites
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Aujourd'hui, je vous propose de lire le dictionnaire... pas n'importe quel dico attention, mais le fameux Sens de Liff, rubrique récurrente de feu L'Eclectique Super Valable/Abus Dangereux.

Vu la longueur de ce dictionnaire (quelques 120 mots), j'ai décidé de le scinder en cinq parties et de le publier à raison d'une partie par semaine.

J'ai réuni et classé tous les mots parus dans chacun des numéros (sauf le numéro 2 d'Abus Dangereux, le seul que je n'ai pas en ma possession). Toutes les villes citées existent et ont été associées a des définitions rédigées par Cyril Baron, Michel Desangles, Sébastien Amon et Oliver Ka.

A terme, je me prêterais à l'exercice pour compléter cette fabuleuse encyclopédie de situations courantes. Je suis déjà en train d'éplucher le botin de l'Isère pour récupérer les noms de communes de mon département qui m'inspirent. Oui je sais, il y a surement des moyens plus simples pour trouver la liste des villes d'un département mais j'aime perdre mon temps avec mes méthodes fastidieuses, même si j'ai l'air d'un amish avec mon botin (comme dirait Marshall).

Rappel du principe :

D'un côté les noms de villes qui ne servent à rien d'autre qu'à désigner des villes. C'est un peu gâché. D'un autre côté, il existe des situations que l'on retrouve tous les jours pour lesquelles il n'existe pas de mots. Le but est d'associer les deux pour enrichir le vocabulaire français.

Aujourd'hui, les lettres A à C.

A

Alger (n.f.) : Faute d'orthographe nulle sur une étiquette à la devanture d'un magasin pauvre (voir Orléans).

Annonay (n.m.) : Les gens dont on ne sait pas s’ils s’appellent Patrick ou Patrice (Laffont, Topaloff, …).

Arnac la Poste (n.f.) : Le fait de vérifier, lorsqu’on a mis une lettre dans la boîte aux lettres, qu’elle n’est pas restée coincée.

Autun (n.m.) : Le fait de se souvenir qu’on a absolument besoin d’une ampoule à vis de 60 watts quand on passe devant un magasin luminaires alors que son pire ennemi arrive en face à 10 mètres.

Avrillé (adj.) : La propriété moléculaire qu’ont certains papiers de se déchirer parfaitement horizontalement, et très difficilement verticalement.


B

Bar sur Aube (n.m.) : Quelqu’un qui sent l’alcool à 9 heures du matin.

Bazouges-La-Pérouse (n.m.) : L'ensemble des phrases énervantes prononcées à tout bout de champ par les mères (exemple : « Couvre-toi bien », « Mouche-toi », « Les coudes pas sur la table », etc.).

Beaufay (n.pl.) : Les affiches anciennes qui prennent un sens nouveau grâce à l’évolution du langage (« billards : ne pas masser », « palettes, ne pas gerber », « le SIDA peut vous aider, Service d’Information du Docteur Amelot », etc.), et qu’on affiche sur la porte des W.C. pour faire rire ses amis.

Bergerac (n.m.) : Comédien dont on connaît la tête mais pas le nom (voir Castelnau).

Bernay (n.f.) : Aptitude étonnante qu’ont certaines personnes à changer de sujet quand quelqu’un vient de répondre « justement ma voiture est en panne » à leur « je travaille dans un garage ».

Béthune (n.m.) : Le sentiment d’impuissance et d’arnaque que l’on éprouve devant un distributeur automatique dans lequel on vient d’insérer rune pièce de monnaie, et qui ne réagit pas d’un poil. « C’est la vingtième pièce que je lui mets dans la fente et toujours rien. Il cèdera avant moi » (un belge).

Biscarosse (n.f.) : La déception qu'on éprouve lorsque le mégot touche la rampe au septième étage (voir Quimper).

Bolbec (n.m.) : Le Mistral qui est effectivement gagnant.

Bouches-du-Rhône (n.m.) : Personne ayant l’habitude d’enfoncer le bouchon dans la bouteille en essayant de l’enlever.

Boullay les troux (n.m.) : Individu ayant pour manie de dégrader les plans de métro en pratiquant un énorme trou à l’emplacement de la station où il se trouve. Par extension, le fait de trouer les yeux des mannequins sur les affiches de publicité, ou de coller un chewing-gum, toujours sur les yeux.

Bressuire (n.m.) : Livre qu’on a très envie de consulter mais qui se trouve à la position stratégique qui maintient l’équilibre précaire de l’ensemble de votre bibliothèque.

Brignoler (v.tr.) : Rechercher, sur l'étal d'une boulangerie, la brioche la plus grosse, tout en sachant pertinemment qu'elles ont toutes le même poids.

Brout Vernet (n.m.) : Evénement se produisant très rarement, mais toujours au moment le plus désagréable. Exemple : dans votre salon, une mouche se prend les ailes dans une toile d’araignée, parvient à s’en échapper en déchirant les fils, provoquant ainsi la chute de l’araignée sur la tête de lecture de votre platine, le saphir s’écrase alors dans le vinyl du disque que vous aviez choisi comme fond sonore le temps de prendre votre bain, le disque rayé boucle indéfiniment. Naturellement, quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent, vous écoutez un CD ou une K7, mais pas cette fois-ci.

Budapest (n.m.) : Regret, le premier du mois, de ne pas avoir acheté sa carte orange avant, quand il n'y avait pas encore la queue.


C

Caissargues (n.m.) : Jeu très apprécié des enfants, consistant à évaluer à Paris le nombre de Renault 21 grises que l’on croisera avant d’arriver à Chamonix.

Calvi (n.m.) : Air grave qu’emprunte un ami pour vous annoncer que vous perdez vos cheveux. « Ben mon vieux, t’as plus beaucoup de poil sur le caillou » (Yul Brynner). « Je m’en branle » (Professeur Choron).

Castelnau (n.m.) : Comédien dont on connaît le nom mais pas la tête (voir Bergerac).

Château-Chinon (n.m.) : Complot international dont on se sent la victime quand on est à la recherche d’un paquet de cigarrettes, et qu’on se retrouve pour la sixième fois de suite devant un écriteau « Bureau de tabac fermé pour inventaire ».

Chauffailles (n.f.) : La croyance qu’appuyer plusieurs fois sur un bouton d’ascenseur va le faire venir plus vite.

Conches en Ouche (n.m.) : Grave accident de cigarette. Par exemple : le filtre reste collé à la lèvre, les doigts qui tentaient de retirer la cigarette glissent et se brûlent, et le mouvement décolle un bout de la lèvre.

Conlie (n.f.) : Insulte indirecte. Exemple : quelqu’un qui vous demande dans un grand magasin si vous faites partie du personnel.

Connaux (n.pl.) : Les répliques de films utilisées sans arrêt dans la vie courante, jusqu'à l'écoeurement (« C'est c'la ouiiii... », « T'as d'beaux yeux, tu sais », « Si j'aurais su, j'aurais pas venu »).

Couilly (n.m.) : La position qu'on adopte dans l'espoir de diminuer une éréction en public : « J'ai dû faire un couilly, car De Gaulle me regardait bizarrement » (A. Malraux).

Courbevoie (adj.) : Le fait de s'embrouiller dans ses explications lorsque quelqu'un demande son chemin (voir Mandelieu).

Croissy (n.m.) : L'exagération progressive et exponentielle qu'on décline à plusieurs dans un but comique (exemple : « C'est pas très grave si on arrive en retard d'une ou deux minutes. Ouais, même de cinq minutes. Ouais, même de deux heures. Ouais, même d'une semaine. Ouais, même si on arrive dans dix ans. Ouais, même quand on est mort », ou alors : « Il est sympa, mais pas très malin. Ouais, il brille pas. Ouais, il est même un peu con. Ouais, très con, même. Ouais, il est intelligent comme une huître. Ouais, c'est un caillou. Ouais, un caillou vraiment con »). Il est à noter que depuis peu, on peut stopper un croissy en cours d'exécution en disant « mort ». Tous les participants doivent alors cesser le croissy.

Cubzac (n.m.) : Déception qu'éprouvent les parents lorsque leur enfant s'amuse avec l'emballage du cadeau extrêmement cher qu'ils viennent de lui offrir.

Cuise-la-motte (n.m.) : L’équilibre thermique parfait constitué par le fait d’avoir une jambe sous les draps et une jambe en dehors.




Rendez-vous la semaine prochaine pour les lettres D à J.
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Lundi 10 avril 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : La cabine à nanars
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Nous sommes en 1979, Steven Spielberg vient de triompher avec son Rencontres du troisième type. La réponse française ne tarde pas à arriver et sera représentée par le cinquième opus d'une franchise hexagonale à succès, une saga menée par la référence du cinéma comique des années 60 et 70, je veux bien entendu parler de la série Le Gendarme de Saint Tropez.
La révolution a donc pour nom Le Gendarme et les Extra-Terrestres.

Oui ! Tremblez Messieurs Lucas et Spielberg ! La nouvelle référence de la science-fiction moderne arrive et elle sera française ! Elle comportera un casting prodigieux avec entre autre Michel Galabru, Maurice Risch et Jacques François et sera mise en scène par un futur maître du genre, Jean Girault (qui signera La Soupe aux Choux trois ans plus tard) sur un scénario que Stanley Kubrick aurait immédiatement adopté s'il avait été écrit quelques années plus tôt, en mettant au placard celui de 2001... enfin tout ça aurait pu être décrié avant la sortie du film parce qu'après...


Rien ne va plus à la brigade de gendarmerie de Saint Tropez, Beaupied (Maurice Risch) puis Cruchot (Louis De Funès) affirment avoir vu une soucoupe volante. Il semblerait même que des extra-terrestres aient pris l'apparence de nos gendarmes favoris pour s'intégrer parmi les êtres humains. Cruchot ne tarde pas à découvrir que ces êtres venus d'ailleurs se nourrissent exclusivement d'huile et sont constitués de métal (ils sonnent creux).
Malgré un rappel à l'ordre du colonel (Jacques François) et la vigilance de l'adjudant Gerber (Michel Galabru), Cruchot déserte la brigade et part, tel un David Vincent, mener seul sa chasse à l'extra-terrestre.

Des effets spéciaux enviés par ILM

La série entamée par Le Gendarme de Saint Tropez connu ses heures de gloires dans les années 60, misant sur la popularité grandissante d'un Louis De Funès en roue libre malgré une qualité en baisse au fil des épisodes.
Neuf années après Le Gendarme en Balade, le maréchal des logis Ludovic Cruchot rempile sur une trame complétement abracadabrandesque. Le fossé est énorme entre cette nouvelle séquelle et la précédente, on passe directement de la comédie pocharde ancrée dans les sixties au bon vieux nanar typique fin 70, début 80 et ce malgré l'absence de Jean Lefebvre présent dans les quatre premiers films dans le rôle du brigadier Fougasse (étonnant non ?).

Beaupied et Cruchot sous les réprimandes du Colonel


Les scénaristes n'ont visiblement pas lu les grands classiques de science-fiction car outre une trame allégrement pompé sur la série Les Envahisseurs (le héros seul contre tous, les extra-terrestres prenant forme humaine, les signes permettant de les reconnaître, ...), tout le reste ne respecte aucun code du genre : ici les visiteurs rouillent, donc craignent l'eau (et si Shyamalan s'était inspiré de ce détail pour son Signes ?), ils possèdent un squelette en ferraille et doivent ingurgité une bonne dose d'huile à intervalle régulier pour survivre.

La carcasse d'un extra-terrestre, découverte par Gerber


Tant pis, car le spéctateur français s'est déplacé en masse dans les salles obscurs pour assister au show du champion du rire : Louis De Funès... et effectivement, l'acteur tient tout le film sur ces épaules et tente tant bien que mal à faire oublier la débilité du scénario avec ses facéties malgré sa santé défaillante visible à l'écran.

On assiste donc à un défilé de cabotinnage : Louis De Funès en premier lieu mais c'est ce jeu qui a fait son succès, Michel Galabru le spécialiste du j'en-fais-des-tonnes (voir la scène où ce dernier constate que le restaurant dans lequel il va dîner régulièrement à disparu...) et Maurice Risch, pour qui le rôle du brigadier Beaupied a surement été un tremplin pour décrocher la tête d'affiche sur Mon Curé chez les Thaïlandaises quelques années plus tard.


Michel Galabru plus cabotin que jamais

Je ne puis que vous conseiller de revoir encore et encore les séquences d'anthologie comme l'infiltration de Cruchot dans le couvent  et sa chorale de bonne soeur, l'intervention dans le restaurant où deux extra-terrestres dînent en tête à tête avec une bonne bouteille d'huile du meilleur cru ou encore le combat final aussi ridicule qu'incompréhensible.


Soeur Cruchotte pousse la chansonnette

A noter l'apparition d'un jeune Lambert Wilson dans la peau (enfin la carcasse) d'un E.T. ainsi que le remplacement
par Maria Mauban de Claude Gensac dans le rôle de Josépha Cruchot. Rassurez-vous cette dernière sera de retour pour l'ultime épisode : Le Gendarme et Les Gendarmettes qui suit indéniablement la voix de son prédécesseur dans le nanarisme sans complexe.
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Dimanche 9 avril 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : Le trou du culte
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La filmographie de Sir Alfred Hitchcock (53 films en tant que metteur en scène exactement) recèle de nombreux bijoux. Sueurs Froides (Vertigo pour la version originale) est surement l'un de ceux qui m'ont le plus marqués.

Je crois même qu'il s'agit de la première oeuvre du maître du suspens que j'ai eu l'occasion de voir.

Le film se situe en plein coeur de la période la plus prolifique d'Hitchcock en matière de succès commercial. Le crime était presque parfait (1953), Fenêtre sur cour (1954) et la deuxième version de L'Homme qui en savait trop (1956) ont forgé au bonhomme une solide réputation à Hollywood. Suivront La mort aux trousses (1959), Psychose (1960) et Les Oiseaux (1963) avant le déclin.

Vertigo est l'adaptation de D'entre les morts, un roman français de Pierre Boileau et Thomas Narcejac, également connus pour avoir écrit Celle qui n'était plus, adapté au cinéma sous le titre Les Diaboliques par Henri-Georges Clouzot.


John "Scottie" Ferguson (James Stewart), un ex-policier souffrant de vertiges est chargé par un de ses vieux amis de suivre la femme de ce dernier, Madeleine (Kim Novak) qui n'a visiblement plus toute sa tête. Lors d'une de ses filatures, Scottie assiste à une tentative de suicide de la jeune femme qui se jette dans un fleuve. Il intervient pour la sauver et il en tombe rapidement amoureux. Mais l'idylle est de courte durée car Madeleine saute du sommet d'un clocher, sous les yeux de Scottie, impuissant, paralysé par son vertige.
Quelques mois plus tard, Scottie rencontre Judy (Kim Novak aussi), le sosie parfait de Madeleine qu'il va tenter de modeler à l'image de son amour perdu.

Le terrible clocher de la mort qui fait peur

James Stewart collabore ici pour la quatrième fois avec Alfred Hitchcock (après La Corde, Fenêtre sur cour et L'homme qui en savait trop) et est au diapason avec son personnage de détective traumatisé. L'interprétation de Kim Novak n'est pas en reste avec un double rôle de femme de la haute société et de modeste secrétaire.

Scottie, Madeleine et un baobab


L'intrigue est rondement mené avec une première partie narrant la relation Scottie/Madeleine et mettant en place les multiples éléments pour la suite et une seconde partie marquant l'obsession de Scottie pour Madeleine dont va être victime Judy... c'est pourtant cette obsession poussée à l'extrême qui engendrera indirectement le "réveil" de notre héros et la guérison de ses troubles.

La transition entre les deux parties est marquée par une séquence onirique où l'on assiste au cauchemar d'un Scottie endormi et traumatisé par les épreuves qu'il vient de subir. On y aperçoit divers éléments de l'intrigue (comme le portrait de Carlotta Valdes, grand-mère de Madeleine ayant également connu un destin tragique, présent dès le début du film et principale obsession de la jeune femme). Cette séquence assez spéciale, mèlant réel et animation, est une chose assez inédite pour l'époque.



Une autre technique inédite a également été expérimentée avec succès : celle permettant de traduire le vertige de Scottie en vue subjective. Il s'agit en fait d'un travelling arrière couplé d'un zoom avant, donnant un effet de déformation du décor assez convaincant. Cette technique a été reprise de nombreuses fois par divers metteurs en scène de renom comme Sam Raimi (Evil Dead, Darkman, Mort ou Vif,...), Steven Spielberg (Les dents de la mer, E.T., ...), Peter Jackson (Le Seigneur des anneaux), Max Pécas (non là j'déconne), ....

Notons aussi le score de Bernard Herrmann, compositeur attitré de Tonton Alfred jusqu'au clash survenu lors du tournage du Rideau Déchiré(1966), qui signe là ses partitions les plus célèbres aux côtés de celles de L'Homme qui en savait trop, La mort aux trousses et bien entendu Psychose.


Portrait de Carlotta Valdes, qui visiblement n'a aucun lien de parenté avec Carlos Patato Valdes


Sueurs Froides est une oeuvre majeure du père Hitch, qui influença bon nombre de réalisateurs. A commencé par Brian de Palma, qui n'a jamais caché son admiration pour Hitchcock, et son film Obsession (1975) dont la trame a de forte ressemblance avec l'oeuvre qui nous interresse ici, et pour appuyer la référence, la musique est signée Bernard
Herrmann.
Citons ensuite L'Armée des 12 Singes de Terry Gilliam dans lequel James Cole (Bruce Willis) et le Dr Railly (Madeleine Stowe... Madeleine... tiens tiens) se réfugient dans un cinéma où l'on projette Vertigo. La référence ne s'arrête pas là car dans la même séquence, Katherine Railly se déguise en blonde, sous les yeux éblouit de Cole qui voit là l'incarnation de la femme qui hante son rêve récurrent depuis son enfance.
On retrouve d'autres références flagrantes chez David Lynch dont plusieurs films jouent sur une dualité blonde/brune : Blue Velvet (la jeune lycéenne ingénue incarnée par Laura Dern et la chanteuse dévergondée jouée par Isabella Rosselini), Lost Highway,(Renée la brune et Alice la blonde, toutes deux campés par Patricia Arquette), Mulholland Drive (ou la dualité se joue sur deux niveaux : Rita / Betty puis Camilla / Diane, respectivement joués par Laura Harring et Naomi Watts) et Eraserhead (Henry Spencer fantasme sur une blondinette vivant dans son radiateur et sur sa voisine, une brune délurée).
Lynch pousse la référence encore plus loin dans Twin Peaks (la série) où Sheryl Lee incarne Laura Palmer et sa cousine Madeleine Ferguson (double référence dans le nom et le prénom renvoyant directement aux personnages d'Hitchcock).

L'incontournable caméo d'Hitchcock

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