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19 mars 2006 7 19 /03 /mars /2006 23:48

La suite de mon aventure spirituelle avec l'Amstrad CPC 464 : il fallait bien un article entier consacré aux jeux vu le nombre impressionnant de titres disponibles sur la machine.


Let's play !

Avant de vouer corps et âme à la marque au crocodile, le jeu vidéo se limitait pour moi aux bornes d'arcades et aux consoles de salon avec Pong et autres jeu à base de barres blanches et de carrés blancs sur fond noir.
Puis, par miracle, les Amstrad CPC 464 ont commencé à pousser sur les bureaux de diverses personnes de mon entourage, ce qui m'a permis de tâter la bête avant d'en posséder une.
D'après mes souvenirs, je fit mon baptême du feu avec Barbarian, qui comme son nom l'indique ne faisait pas dans la dentelle : au programme, castagne et décapitation.
C'est donc durant l'été 1986 que je fus enfin propriétaire du Saint Graal de l'époque ! Mes premiers jeux se trouvaient dans une compilation Loriciel, éditeur français auteur du Mystère de Kikekenkoi entre autres, jeu d'aventure graphique qui fut le déclenchement de ma passion pour ce genre.



Le mystère de Kikekankoi

Mais revenons à la compilation, composée de trois jeux : Empire, un jeu de stratégie où l'on devait manoeuvrer les armées de Jules César, Tony Truand, une enquête policière menant à la reconstitution du portrait robot d'un caïd de la pègre à travers divers témoignages, et enfin, mon premier coup de coeur vidéoludique : L'Aigle d'Or !

Sur un concept aussi simple que ses graphismes et ses animations, L'Aigle d'Or nous livrait un jeu d'aventure très prenant. Le joueur incarne une sorte de chasseur de trésor ayant la lourde tâche de récupérer trois objets précieux cachés dans un immense château : le Diamant Bleu, le Livre Sacré et le fameux Aigle d'Or. Cela va s'en dire que le château est un véritable labyrinthe dont la plupart des pièces sont piégées. Il faut donc faire preuve de vigilence, de reflexion et découvrir les passages secrets afin de mener à bien la quête.

Par la suite, j'ai enchaîné des centaines de jeux, ces derniers étaient souvent vendus par compilation de 6, 10 voir 20 jeux, le tout pour un prix modique. C'est d'ailleurs là que l'on se rendait compte de l'utilité du compteur integré au lecteur cassette : indispensable lorsque plusieurs jeux se trouvaient sur la même face.
 
Le piratage était chose aisé et à la portée de tous (cassette audio oblige). Il suffisait de posséder un double lecteur cassette (chaîne hi-fi, poste et même deux magnétophones reliés)... la tentation vers le côté obscur était donc forte.


Arcade fourmillière


Parmi les incontournables, on trouve les adaptations de bornes d'arcade à succès : Arkanoid, Double Dragon, Bombjack, Ghost'n Goblins, Shinobi, Dragon Ninja, Outrun, Street Fighter, Gauntlet, Kung Fu Master, ...
Bien loin d'égaler le modèle, limitation technique oblige, chaque adaptation était néanmoins de correcte facture et procurait sa dose de fun et de convivialité. Le multi-joueur contribuait grandement à l'intérêt, bien que peu pratique (un joueur au joystick et l'autre au clavier, mais je crois qu'il existait des adaptateurs pour deux joysticks).


Lankhor, toujours plus fort

Mais les jeux d'arcades ne sont pas le plus gros atout de la ludothèque de l'Amstrad CPC. Pour découvrir les perles, il faut se tourner vers les oeuvres originales  spécifiques aux micros comme Le Manoir de Mortevieille, qui fut un des gros succès tous supports confondus : une véritable enquête policière sous la forme d'une interface "click 'n play" où les actions se lancent à partir d'un menu déroulant, (évolution du jeu d'aventure de type Le Mystère de Kikekankoi ou Jewels Of Babylon dans lesquels les instructions étaient saisies). Lucasfilms s'en inspirera et révolutionnera le genre avec Maniac Manson et son interface SCUMM, premier d'une longue lignée de jeux à succès point&click.

Le Manoir de Mortevieille

Le Manoir de Mortevieille présente une autre particularité : c'est le premier jeu incluant des voix digitalisées (oui oui, même pour la version CPC). Fort de ce succès, la société Lankhor développera une suite encore meilleure : Maupiti Island. Séquelle qui ne fut malheureusement pas éditée sur Amstrad CPC, alors en fin de vie et techniquement trop limité.


Une ludothèque de fennec !


Entre temps j'eu le plaisir de découvrir des jeux assez atypiques comme la série des Saboteur éditée par Durell, ancêtre des jeux d'infiltration, Impossamole, un jeu de plateforme mettant en scène la super-taupe Monty Mole, les célèbres Sorcery, Cauldron, Dragon's Lair, Le 5ème Axe, It's Knockout (une sorte de jeux sans frontière), les simulations automobile (Turbo Esprit, Crazy Car, Buggy, ...) les adaptations cinématographiques ou télévisuels comme The Rocky Horror Picture Show, Bride Of Frankeinstein, Short Cirtuit, Miami Vice, Street Hawk, Airwolf, ...

Le 5ème Axe


It's a kind of Magic Knight


Bref, il m'est impossible de citer l'intégralité de ma ludothèque. J'aurais l'occasion de chroniquer dans cette rubrique les jeux ayant marqués ma vie de gamer.
A noter que certains éditeurs bon marché étaient capable de pondre de petits bijoux. Je pense notamment à la saga du "Magic Knight" déclinée en quatre parties et éditée par Mastertronics.

Après un premier épisode très moyen, Finder Keeper, mélange de jeux de plateforme et de labyrinthe, la série explose avec Spellbound qui s'oriente vers le jeu d'aventure. Le héros évolue dans un château, y rencontre toutes sortes de personnages qu'il doit aider du mieux qu'il le peut. Une multitude d'objets parsemés dans le château où détenus par les personnages, l'aideront dans sa tâche, le but ultime étant de délivrer Gimbal le magicien, victime d'un sort. Une fois sa mission rempli, notre héros se trouve projeté des milliers d'années dans le futur, à bord d'une navette spatiale.

C'est ainsi que débute le troisième opus : Knight Tyme, basé sur le même principe et accessoirement mon épisode favori (le premier que j'ai découvert, sur l'écran monochrome d'un ami). Notre Magic Knight reussira finalement à rejoindre son époque mais suite à un problème technique, se retrouvera dédoublé. Dans Stormbringer, l'ultime opus, notre héros devra trouver un moyen de fusionner avec son clône (ne pouvant pas le tuer sans se tuer lui-même), ce dernier n'étant pas du genre coopératif, bien au contraire.


Le chant du cygne


Le CPC tira sa révérence au début des années 90 face à la concurrence de l'Amiga, de l'Atari ST et des PC qui commencèrent à proposer des jeux techniquement à la hauteur de leurs petits camarades (avant de monopoliser le marché de la micro-informatique ludique). L'échec de la GX-4000 (tentative de percer le marché de la console de salon) et l'émergence des consoles 16-bits (Megadrive, Super Nes, ...) ne donna aucun espoir de voir Amstrad persévérer dans ce domaine.
Cependant, la fin de carrière du CPC fut jonchée de softs de qualité, repoussant les limites techniques de la machine dans ses derniers retranchements. Prince of Persia, l'un des plus beaux jeux CPC, en est un bel exemple.


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commentaires

Nicolas Chartoire 07/07/2010 18:38


J'ai toujours les disquettes d'époque, mais elle ne sont probablement plus lisibles.


Le morse des mers 13/10/2010 00:42



Je suis certain qu'elles le sont ! Conserve-les précieusement, peut-être qu'un jour nous publierons tes oeuvres de jeunesse sur http://zcgallery.over-blog.com



Nicolas Chartoire 06/07/2010 22:43


Très bon article. Perso j'avais un 6128, avec OCP Art Studio j'ai crée mes premiers Pixel Art Obscurs...


Le morse des mers 07/07/2010 18:03



Et je suppose que tu n'as pas conservé ces oeuvres ? Si ça avait été le cas, tu les aurais sûrement publiés sur ZC Virtual Underground Art Gallery !



sak 22/03/2010 05:28


haaaa là là l'amstrad cpc...
On aurait pû citer aussi : Defender of the crown (monumental ce jeu) et l'arche du captain blood, révolutionnaire comme jeu. :)


Le morse des mers 07/07/2010 18:02



C'est vrai que j'aurais pu citer L'Arche du Capitain Blood mais je n'ai malheureusement pas connu Defender Of The Crown.



Cédric 26/03/2006 07:14

"Franchement je vois pas comment on peut voir une tête dans le logo de TI ... :)"

Oh en général avoir 5-6ans et ne pas connaître par coeur la géographie des états-unis ça aide ;)

flure 25/03/2006 17:28

Franchement je vois pas comment on peut voir une tête dans le logo de TI ... :)

Le morse des mers 25/03/2006 22:32

Comme je te comprends, moi-même je ne vois pas comment on peut avoir un pote du nom d'Eric Bois ;)

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