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6 avril 2006 4 06 /04 /avril /2006 23:36
Ola ! Mais que vois-je ? Je n'ai pas visité ma cave vidéoludique depuis mes articles sur l'Amstrad CPC et ses jeux ? Je vais immédiatement y rémédier.

*Descends à la cave*

Voyons, que vais-je donc dépoussiérer ? Ah tiens ! Une vieille borne d'arcade, ça doit au moins dater des années 80 ce truc-là.
Je la nettoie un peu, je la branche et... VLAN ! Une image me frappe de plein fouet !




Shinobi ! Un jeu qui m'a longtemps scotché dans les salles d'arcades ! Comment ais-je pu le laisser croupir durant toutes ces années. Allez, je vais voir si je n'ai pas trop perdu la main.

Edité par Sega, ce jeu de plate-forme/action fait son apparition aux côtés des flippers et autres babyfoots en 1987.

Nous avons l'honneur d'incarner un ninja super entraîné qui a pour mission de mettre hors d'état de nuire un réseau de malfrats sans scrupules spécialisés dans le trafic d'enfants. A travers cinq missions différentes, notre héros devra décimer les cerveaux du gang :

- Ken Oh : une sorte cyborg cyclope aussi rapide qu'un escargot mais capable de vous brûler la tronche avec ses boules de feu meurtrières.
- Black Turtle : un hélicoptère militaire abritant une horde de ninjas très méchants.
- Mandara : le système de sécurité de la base secrête des vilains activant des statues Boudha très vicieuses.
- Lobster : une espèce de samouraï de trois mètres de haut.
- Et enfin le big boss, le Ninja Masqué (Masked Ninja) qui comme son nom ne l'indique pas vous donnera beaucoup de soucis avec ses pouvoirs mystiques.

Chaque mission contient deux ou trois stages et une confrontation directe avec le boss.

Le jeu est complétement addictif dès la première prise en main de par son rythme, son ambiance assez fun et ses bruitages sympathiques (j'étais vraiment accroc des voix digitalisées et du son - sprrroutch - des corps des ennemis tombant au sol).

Pourtant rien d'exceptionnel : il suffit de se frayer un chemin à travers une horde de gens pas gentils du tout et de trouver la sortie du stage (plus ou moins linéraire) après avoir sauver tous les enfants... oui parce que les méchants sont peut-être très méchants mais ils aiment aussi vous faciliter la tâche en semant les enfants qu'ils ont kidnappés sur votre chemin. Du coup pour les remercier, vous leur offrez une saucée de shurikens en guise de monnaie d'échange. En sauvant certains gamins, vous avez la possibilté de gagner une arme à feu qui vous facilitera dans votre tâche. Et si l'ennemi vous prend par surprise vous aurez toujours un geste amical envers lui : un petit coup de sabre bien placé.

Ce scélérat attend que vos munitions s'épuisent... s'il savait que vos shurikens sont infinis...

Ah ah ! Je vous vois venir ! Comment s'en sortir si on se retrouve encerclé ? C'est là que l'arme secrête du Shinobi intervient, au choix (enfin on choisit pas vraiment, c'est spécifique au stage) : la démultiplication, la tornade infernale et les éclairs meurtriers (ces noms ne sont pas officiels, c'est comme cela que je nommais ces attaques à l'époque).

La botte secrête, fruit d'un long et douloureux entraînement
(enfin pas pour le joueur qui n'avait qu'un bouton à presser)


Le jeu n'est pas vraiment long, mais il faut vraiment être un expert pour le terminer sans passer sa paie mensuelle dans la borne. Si les premiers stages sont assez enfantins, la difficulté augmente très rapidement et seules une bonne synchronisation et une anticipation des attaques ennemies permettaient d'en arriver au bout (j'ai assisté médusé à une partie où un poivrot imbibé de Pastis avait terminé le jeu avec une seule vie).

Les ennemis ne sont pas très variés, tout comme les musiques (quatre ou cinq en tout). Outre les boss on a l'occasion de rencontrer des punks vous agressant à mains nues, des snipers, des militaires spécialisés dans les armes blanches, des moines shaolin maitrisant le sabre, des ninjas, des zombies, des cinglés vous visant au lance-flamme, des hommes grenouilles, etc.

Ken Oh et ses étrons enflammés

Chaque ennemi a ses propres faiblesses et ses propres actions qu'il est conseillé de bien connaître pour éviter une mort atroce (car il suffit d'un seul coup mal placé pour que vous y passiez). Rassurez-vous, après chaque boss, vous serez récompensé par un bonus stage qui vous permettra de gagner une vie : en vue subjective, vous devez viser les ninjas apparaissant sur trois niveaux différents de profondeur, si l'un deux vous saute dessus, le niveau bonus s'arrêtera prématurément (autant vous dire que le perfect est assez difficile à réaliser).

"Welcome to the bonus stage"

Ce jeu mythique à fait l'objet de plusieurs adaptations : la Master System bien entendu mais aussi les micros comme l'Atari ST, l'Amiga 500 et même l'Amstrad CPC.

Des avatars ont également fait leur apparition : Shadow Dancer sur borne d'arcade et son excellente version Megadrive
(qui n'est pas une adaptation de l'original mais plutôt une suite), ainsi que diverses séquelles médiocres comme Revenge Of Shinobi ou Shinobi 3 sur Master System.

Pour le coup, c'est le jeu qui m'a fait connaître Sega et il faut avouer que la pub avait raison : Sega c'est plus fort que toi (et que moi... mais surement pas plus fort que le poivrot imbibé de Pastis).

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commentaires

flure 07/04/2006 20:36

Ouais, dans le genre "'c'était mieux avant", y'a pas à dire, à l'époque on savait faire des jeux injouables :)

Le morse des mers 11/04/2006 23:48

Les jeux injouables, y a qu'ça d'vrai ! Megaman rulezzzzzz !

Cédric 07/04/2006 14:19

J'ai encore la musique dans la tête ! Tu tubudu tubudu tubudubudubudu !

JB 07/04/2006 11:49

Tu bluffes! Les ninjas, ça n'existe pas!

Thanos 07/04/2006 11:47

ce jeu est vraiment mythique, y'a pas à dire !
Je crois que l'épisode que j'ai préféré de la série, c'était le premier Shinobi de la megadrive, avec le Shdow Dancer qui était vraiment excellent (et vraiment dur ! o_O)

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