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Vas-Y Cherche !

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11 avril 2006 2 11 /04 /avril /2006 23:38

Aujourd'hui, je vous propose de lire le dictionnaire... pas n'importe quel dico attention, mais le fameux Sens de Liff, rubrique récurrente de feu L'Eclectique Super Valable/Abus Dangereux.

Vu la longueur de ce dictionnaire (quelques 120 mots), j'ai décidé de le scinder en cinq parties et de le publier à raison d'une partie par semaine.

J'ai réuni et classé tous les mots parus dans chacun des numéros (sauf le numéro 2 d'Abus Dangereux, le seul que je n'ai pas en ma possession). Toutes les villes citées existent et ont été associées a des définitions rédigées par Cyril Baron, Michel Desangles, Sébastien Amon et Oliver Ka.

A terme, je me prêterais à l'exercice pour compléter cette fabuleuse encyclopédie de situations courantes. Je suis déjà en train d'éplucher le botin de l'Isère pour récupérer les noms de communes de mon département qui m'inspirent. Oui je sais, il y a surement des moyens plus simples pour trouver la liste des villes d'un département mais j'aime perdre mon temps avec mes méthodes fastidieuses, même si j'ai l'air d'un amish avec mon botin (comme dirait Marshall).

Rappel du principe :

D'un côté les noms de villes qui ne servent à rien d'autre qu'à désigner des villes. C'est un peu gâché. D'un autre côté, il existe des situations que l'on retrouve tous les jours pour lesquelles il n'existe pas de mots. Le but est d'associer les deux pour enrichir le vocabulaire français.

Aujourd'hui, les lettres A à C.

A

Alger (n.f.) : Faute d'orthographe nulle sur une étiquette à la devanture d'un magasin pauvre (voir Orléans).

Annonay (n.m.) : Les gens dont on ne sait pas s’ils s’appellent Patrick ou Patrice (Laffont, Topaloff, …).

Arnac la Poste (n.f.) : Le fait de vérifier, lorsqu’on a mis une lettre dans la boîte aux lettres, qu’elle n’est pas restée coincée.

Autun (n.m.) : Le fait de se souvenir qu’on a absolument besoin d’une ampoule à vis de 60 watts quand on passe devant un magasin luminaires alors que son pire ennemi arrive en face à 10 mètres.

Avrillé (adj.) : La propriété moléculaire qu’ont certains papiers de se déchirer parfaitement horizontalement, et très difficilement verticalement.


B

Bar sur Aube (n.m.) : Quelqu’un qui sent l’alcool à 9 heures du matin.

Bazouges-La-Pérouse (n.m.) : L'ensemble des phrases énervantes prononcées à tout bout de champ par les mères (exemple : « Couvre-toi bien », « Mouche-toi », « Les coudes pas sur la table », etc.).

Beaufay (n.pl.) : Les affiches anciennes qui prennent un sens nouveau grâce à l’évolution du langage (« billards : ne pas masser », « palettes, ne pas gerber », « le SIDA peut vous aider, Service d’Information du Docteur Amelot », etc.), et qu’on affiche sur la porte des W.C. pour faire rire ses amis.

Bergerac (n.m.) : Comédien dont on connaît la tête mais pas le nom (voir Castelnau).

Bernay (n.f.) : Aptitude étonnante qu’ont certaines personnes à changer de sujet quand quelqu’un vient de répondre « justement ma voiture est en panne » à leur « je travaille dans un garage ».

Béthune (n.m.) : Le sentiment d’impuissance et d’arnaque que l’on éprouve devant un distributeur automatique dans lequel on vient d’insérer rune pièce de monnaie, et qui ne réagit pas d’un poil. « C’est la vingtième pièce que je lui mets dans la fente et toujours rien. Il cèdera avant moi » (un belge).

Biscarosse (n.f.) : La déception qu'on éprouve lorsque le mégot touche la rampe au septième étage (voir Quimper).

Bolbec (n.m.) : Le Mistral qui est effectivement gagnant.

Bouches-du-Rhône (n.m.) : Personne ayant l’habitude d’enfoncer le bouchon dans la bouteille en essayant de l’enlever.

Boullay les troux (n.m.) : Individu ayant pour manie de dégrader les plans de métro en pratiquant un énorme trou à l’emplacement de la station où il se trouve. Par extension, le fait de trouer les yeux des mannequins sur les affiches de publicité, ou de coller un chewing-gum, toujours sur les yeux.

Bressuire (n.m.) : Livre qu’on a très envie de consulter mais qui se trouve à la position stratégique qui maintient l’équilibre précaire de l’ensemble de votre bibliothèque.

Brignoler (v.tr.) : Rechercher, sur l'étal d'une boulangerie, la brioche la plus grosse, tout en sachant pertinemment qu'elles ont toutes le même poids.

Brout Vernet (n.m.) : Evénement se produisant très rarement, mais toujours au moment le plus désagréable. Exemple : dans votre salon, une mouche se prend les ailes dans une toile d’araignée, parvient à s’en échapper en déchirant les fils, provoquant ainsi la chute de l’araignée sur la tête de lecture de votre platine, le saphir s’écrase alors dans le vinyl du disque que vous aviez choisi comme fond sonore le temps de prendre votre bain, le disque rayé boucle indéfiniment. Naturellement, quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent, vous écoutez un CD ou une K7, mais pas cette fois-ci.

Budapest (n.m.) : Regret, le premier du mois, de ne pas avoir acheté sa carte orange avant, quand il n'y avait pas encore la queue.


C

Caissargues (n.m.) : Jeu très apprécié des enfants, consistant à évaluer à Paris le nombre de Renault 21 grises que l’on croisera avant d’arriver à Chamonix.

Calvi (n.m.) : Air grave qu’emprunte un ami pour vous annoncer que vous perdez vos cheveux. « Ben mon vieux, t’as plus beaucoup de poil sur le caillou » (Yul Brynner). « Je m’en branle » (Professeur Choron).

Castelnau (n.m.) : Comédien dont on connaît le nom mais pas la tête (voir Bergerac).

Château-Chinon (n.m.) : Complot international dont on se sent la victime quand on est à la recherche d’un paquet de cigarrettes, et qu’on se retrouve pour la sixième fois de suite devant un écriteau « Bureau de tabac fermé pour inventaire ».

Chauffailles (n.f.) : La croyance qu’appuyer plusieurs fois sur un bouton d’ascenseur va le faire venir plus vite.

Conches en Ouche (n.m.) : Grave accident de cigarette. Par exemple : le filtre reste collé à la lèvre, les doigts qui tentaient de retirer la cigarette glissent et se brûlent, et le mouvement décolle un bout de la lèvre.

Conlie (n.f.) : Insulte indirecte. Exemple : quelqu’un qui vous demande dans un grand magasin si vous faites partie du personnel.

Connaux (n.pl.) : Les répliques de films utilisées sans arrêt dans la vie courante, jusqu'à l'écoeurement (« C'est c'la ouiiii... », « T'as d'beaux yeux, tu sais », « Si j'aurais su, j'aurais pas venu »).

Couilly (n.m.) : La position qu'on adopte dans l'espoir de diminuer une éréction en public : « J'ai dû faire un couilly, car De Gaulle me regardait bizarrement » (A. Malraux).

Courbevoie (adj.) : Le fait de s'embrouiller dans ses explications lorsque quelqu'un demande son chemin (voir Mandelieu).

Croissy (n.m.) : L'exagération progressive et exponentielle qu'on décline à plusieurs dans un but comique (exemple : « C'est pas très grave si on arrive en retard d'une ou deux minutes. Ouais, même de cinq minutes. Ouais, même de deux heures. Ouais, même d'une semaine. Ouais, même si on arrive dans dix ans. Ouais, même quand on est mort », ou alors : « Il est sympa, mais pas très malin. Ouais, il brille pas. Ouais, il est même un peu con. Ouais, très con, même. Ouais, il est intelligent comme une huître. Ouais, c'est un caillou. Ouais, un caillou vraiment con »). Il est à noter que depuis peu, on peut stopper un croissy en cours d'exécution en disant « mort ». Tous les participants doivent alors cesser le croissy.

Cubzac (n.m.) : Déception qu'éprouvent les parents lorsque leur enfant s'amuse avec l'emballage du cadeau extrêmement cher qu'ils viennent de lui offrir.

Cuise-la-motte (n.m.) : L’équilibre thermique parfait constitué par le fait d’avoir une jambe sous les draps et une jambe en dehors.




Rendez-vous la semaine prochaine pour les lettres D à J.

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commentaires

Cédric 15/04/2006 06:39

Ca craint je n'ai toujours pas laissé de commentaire pour cet article !!

Koala Rieur 14/04/2006 14:09

Moi c'est le contraire, le Cuise-la-motte, j'ai tendance à le pratiquer l'été...

Autrement je suis adepte du Boullay les troux mais sur les couvertures de magazines, pas sur les affiches de métro (le noircissage des dents au stylo ça rentre également dans le cadre du Boullay les troux ?).

Je rencontre aussi énormément de Bergerac !

Le morse des mers 14/04/2006 23:54

Dès que je remarque un bergerac, j'attends le générique de fin pour pouvoir lui donner un nom, sinon ça me stresse !Pour le boullay les troux, je dirais que ça ne peut s'appliquer au noircissage de dents, ou alors il aurait fallu que la ville se nomme Boullay-les-troux-et-les-dents-noires...Sinon je ne vois pas l'interêt d'un cuise-la-motte en été.

Thanos 14/04/2006 10:13

ouais, mais du coup, t'as une jambe qui est plus maigre que l'autre (d'avoir passé la nuit dans un sauna sous la couette) et l'autre qui est toute bleue d'avoir gelée toute la nuit non ?

Le morse des mers 14/04/2006 23:51

Non parce que le trop plein de chaleur d'une jambe alimente l'autre jambe et vice versa.

flure 13/04/2006 20:27

J'adore le Croissy, par contre le Cuise-la-motte est particulièrement désagréable.

Le morse des mers 14/04/2006 00:33

En ce qui me concerne, je pratique très souvent le cuise-la-motte, surtout en hiver. En effet, me chauffant au feu de bois et la chaleur de la cheminée remontant jusque dans les chambres, je me retrouve souvent devant un cruel dilemme : sous la couette il fait une chaleur suffocante mais si je ne me couvre pas, la nuit risque d'être très fraîche. Je suis donc obligé de faire un cuise-la-motte pour équilibrer le chaud/froid... et sa marche !Sinon j'avoue que je pratique également l'arnac la poste, le chauffailles et le courbevoie.

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