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Vas-Y Cherche !

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9 avril 2006 7 09 /04 /avril /2006 00:00
La filmographie de Sir Alfred Hitchcock (53 films en tant que metteur en scène exactement) recèle de nombreux bijoux. Sueurs Froides (Vertigo pour la version originale) est surement l'un de ceux qui m'ont le plus marqués.

Je crois même qu'il s'agit de la première oeuvre du maître du suspens que j'ai eu l'occasion de voir.

Le film se situe en plein coeur de la période la plus prolifique d'Hitchcock en matière de succès commercial. Le crime était presque parfait (1953), Fenêtre sur cour (1954) et la deuxième version de L'Homme qui en savait trop (1956) ont forgé au bonhomme une solide réputation à Hollywood. Suivront La mort aux trousses (1959), Psychose (1960) et Les Oiseaux (1963) avant le déclin.

Vertigo est l'adaptation de D'entre les morts, un roman français de Pierre Boileau et Thomas Narcejac, également connus pour avoir écrit Celle qui n'était plus, adapté au cinéma sous le titre Les Diaboliques par Henri-Georges Clouzot.


John "Scottie" Ferguson (James Stewart), un ex-policier souffrant de vertiges est chargé par un de ses vieux amis de suivre la femme de ce dernier, Madeleine (Kim Novak) qui n'a visiblement plus toute sa tête. Lors d'une de ses filatures, Scottie assiste à une tentative de suicide de la jeune femme qui se jette dans un fleuve. Il intervient pour la sauver et il en tombe rapidement amoureux. Mais l'idylle est de courte durée car Madeleine saute du sommet d'un clocher, sous les yeux de Scottie, impuissant, paralysé par son vertige.
Quelques mois plus tard, Scottie rencontre Judy (Kim Novak aussi), le sosie parfait de Madeleine qu'il va tenter de modeler à l'image de son amour perdu.

Le terrible clocher de la mort qui fait peur

James Stewart collabore ici pour la quatrième fois avec Alfred Hitchcock (après La Corde, Fenêtre sur cour et L'homme qui en savait trop) et est au diapason avec son personnage de détective traumatisé. L'interprétation de Kim Novak n'est pas en reste avec un double rôle de femme de la haute société et de modeste secrétaire.

Scottie, Madeleine et un baobab


L'intrigue est rondement mené avec une première partie narrant la relation Scottie/Madeleine et mettant en place les multiples éléments pour la suite et une seconde partie marquant l'obsession de Scottie pour Madeleine dont va être victime Judy... c'est pourtant cette obsession poussée à l'extrême qui engendrera indirectement le "réveil" de notre héros et la guérison de ses troubles.

La transition entre les deux parties est marquée par une séquence onirique où l'on assiste au cauchemar d'un Scottie endormi et traumatisé par les épreuves qu'il vient de subir. On y aperçoit divers éléments de l'intrigue (comme le portrait de Carlotta Valdes, grand-mère de Madeleine ayant également connu un destin tragique, présent dès le début du film et principale obsession de la jeune femme). Cette séquence assez spéciale, mèlant réel et animation, est une chose assez inédite pour l'époque.



Une autre technique inédite a également été expérimentée avec succès : celle permettant de traduire le vertige de Scottie en vue subjective. Il s'agit en fait d'un travelling arrière couplé d'un zoom avant, donnant un effet de déformation du décor assez convaincant. Cette technique a été reprise de nombreuses fois par divers metteurs en scène de renom comme Sam Raimi (Evil Dead, Darkman, Mort ou Vif,...), Steven Spielberg (Les dents de la mer, E.T., ...), Peter Jackson (Le Seigneur des anneaux), Max Pécas (non là j'déconne), ....

Notons aussi le score de Bernard Herrmann, compositeur attitré de Tonton Alfred jusqu'au clash survenu lors du tournage du Rideau Déchiré(1966), qui signe là ses partitions les plus célèbres aux côtés de celles de L'Homme qui en savait trop, La mort aux trousses et bien entendu Psychose.


Portrait de Carlotta Valdes, qui visiblement n'a aucun lien de parenté avec Carlos Patato Valdes


Sueurs Froides est une oeuvre majeure du père Hitch, qui influença bon nombre de réalisateurs. A commencé par Brian de Palma, qui n'a jamais caché son admiration pour Hitchcock, et son film Obsession (1975) dont la trame a de forte ressemblance avec l'oeuvre qui nous interresse ici, et pour appuyer la référence, la musique est signée Bernard
Herrmann.
Citons ensuite L'Armée des 12 Singes de Terry Gilliam dans lequel James Cole (Bruce Willis) et le Dr Railly (Madeleine Stowe... Madeleine... tiens tiens) se réfugient dans un cinéma où l'on projette Vertigo. La référence ne s'arrête pas là car dans la même séquence, Katherine Railly se déguise en blonde, sous les yeux éblouit de Cole qui voit là l'incarnation de la femme qui hante son rêve récurrent depuis son enfance.
On retrouve d'autres références flagrantes chez David Lynch dont plusieurs films jouent sur une dualité blonde/brune : Blue Velvet (la jeune lycéenne ingénue incarnée par Laura Dern et la chanteuse dévergondée jouée par Isabella Rosselini), Lost Highway,(Renée la brune et Alice la blonde, toutes deux campés par Patricia Arquette), Mulholland Drive (ou la dualité se joue sur deux niveaux : Rita / Betty puis Camilla / Diane, respectivement joués par Laura Harring et Naomi Watts) et Eraserhead (Henry Spencer fantasme sur une blondinette vivant dans son radiateur et sur sa voisine, une brune délurée).
Lynch pousse la référence encore plus loin dans Twin Peaks (la série) où Sheryl Lee incarne Laura Palmer et sa cousine Madeleine Ferguson (double référence dans le nom et le prénom renvoyant directement aux personnages d'Hitchcock).

L'incontournable caméo d'Hitchcock

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8 avril 2006 6 08 /04 /avril /2006 23:36
Non, il ne s'agit pas là d'une fable de La Fontaine, comme pourrait le laisser penser le titre de cet article, mais d'une petite série d'animation assez vieille : Les Engrenages.
D'une durée d'environ deux minutes, chaque épisode était diffusé dans le cadre de l'émission pour enfant Le Village dans les Nuages, qui succéda à L'Île aux Enfants en septembre 1982.

Il y a plusieurs raisons qui font que je consacre un article sur cette série enfantine :

- 1ère raison -> J'étais tellement fasciné par la trame (identique d'un épisode à l'autre), que le souvenir m'est resté jusqu'à aujourd'hui (j'avais 5/6 ans à l'époque) alors que j'ai oublié la totalité des autres programmes visibles dans Le Village dans les Nuages. Je me souviens même de la chanson qu'entonnaient en choeur tous les engrenages au début de chaque épisode. Pourtant, il ne me semble pas que la durée de vie de ce module fut très longue...

- 2nde raison -> Après avoir sondé mon entourage, il apparaît que je sois le seul à avoir des réminescences de cette oeuvre, hormis une ou deux personne de ma génération qui m'ont avoué avoir de très vagues souvenirs, beaucoup moins concrets que les miens cependant. J'aimerais donc via ce site, avoir l'avis d'une plus large audience afin de comprendre la raison de ma fascination et me remettre en mémoire quelques détails supplémentaires.

- 3ème raison -> Et pis d'abord c'est mon site alors je cause de c'que j'veux ! Flûte alors (juron suprême) !



Donc voici la fameuse trame :

Le Professeur Arkatamouss est un personnage un peu farfelue sur les bords à défaut d'être un inventeur de génie. L'intérieur de sa maison est occupé par ses machines qu'ils fabriquent à l'aide d'engrenages (dôtés de la vue et d'une superbe voix de bariton !!!).
Mais à peine termine-t-il une invention (une par épisode) qu'une souris, vivant dans la maison, vient saboter (malgré elle) le travail du pauvre professeur en venant faire peur aux engrenages (car oui, les engrenages ont peur des souris). Ces derniers prennent la poudre d'escampette et l'invention géniale est détruite.



Passé ce pitch, les 99% de mon cerveau réservés à l'emmagasinage de souvenirs inutiles sont incapables de me retrouver d'autres détails plus caractéristiques : d'ailleurs je ne sais même plus s'il s'agissait d'animation de pâtes à modeler ou de marionettes (je penche plutôt pour la première solution cela dit).



J'en appelle donc à tous les internautes qui pourraient me raffraichir la mémoire et démystifier cette série qui me hante depuis la tendre enfance, en espérant que ces quelques screenshots pourront aider à attiser votre subconscient. Je suis également preneur si l'un d'entre vous possède une vieille VHS contenant un enregistrement de ce programme. Je suis même prêt à vous la racheter à prix d'or (c'est à dire un pack de cinq Kinder Bueno).



La série contenait-elle une morale ou un enseignement quelconque ? Je serais incapable de le dire. Mais du haut des mes 5 ans je réalisais, grâce à ces images, que la mécanique était une science à la fois précise et complexes... et je pense que c'est d'ailleurs pour cela que j'execre le travail manuel aujourd'hui.
C'est tout de même assez décourageant de se dire qu'il suffit d'une pièce (un engrenage par exemple) pour mettre en péril le fonctionnement d'une machine.

Je suis désormais incapable de planter un clou, de visser une vis correctement sans abîmer la tête du tournevis, je dois mettre une demi-journée à monter une étagère malgré les 20min indiqués sur le mode d'emploi, j'ai l'impression de tenter de lire du chinois lorsque j'ouvre le capot de ma voiture, ...

M. Christophe Izard*, je ne vous félicite pas !



(*) Créateur et producteur de L'Île aux Enfants et Le Village dans les Nuages.
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7 avril 2006 5 07 /04 /avril /2006 23:53
Le vendredi c'est le jour du poisson, mais c'est aussi le jour des mammifères marins tout comme le mercredi est réservé aux enfants, le lundi aux raviolis et le mardi c'est permis.

Déjà trois semaines que je vous ai ouvert les portes de ma caverne et je ne vous ai même pas encore offert l'apéro... ce que je ne ferais toujours pas car l'abus d'alcool est dangereux pour la santé !


J'aimerais remercier tous les visiteurs de plus en plus nombreux chaque jour (sachant que je ne fais aucune pub, je me demande bien comment ils atterrissent chez moi) et plus particulièrement les habitués de la maison qui laissent régulièrement leurs commentaires avisés.

Cette semaine, on peut dire que je vous ai gâté, à commencer par Les Jumping Stools, ce groupe mythique et mystique qui illumina la vie triste et morne de George Bush (d'ailleurs, d'après les rumeurs, un de leurs albums serait en partance pour la boîte aux lettres de la Maison Blanche...)

Vous avez également pu découvrir le super-héros le plus kitch, protecteur de la nature et des légumes, je veux parler bien sur de Bernard Menez ! Mince, l'article sur Bernard Menez ce sera pour plus tard, en fait il s'agissait de Léguman, je me suis trompé dans mes fiches.

Un peu de lecture avec du suspens, des frissons, une comptine diabolique et Tatie Agatha Christie en maître de cérémonie avec Les Dix Petits Nègres où à la fin on apprend que c'est Jean-Michel Jarre et son synthé infernal le tueur.
D'ailleurs les commentaires ont étrangement virés sur Ray Liotta, ce manifique acteur qui a guerrit momentanément mes troubles de sommeil avec son Absolom 2022.

En parlant de nanars, j'y suis allé un peu fort cette semaine, certains n'ont pas supporté, mais il fallait bien que j'y vienne un jour. Alors autant parler tout de suite de Simon, Sez Sauvetage Explosif, comme ça c'est fait. Non ne cliquez pas sur le lien vous ne vous en remettrez pas !!!
Je vous ai prévenu (à défaut de vous avoir compris).

La chasse aux tags fut également très fructueuse avec une pièce de choix. Révolte ou propagande masquée ? A vous de juger...

Enfin, ceux qui n'ont pas eu la chance d'être shooté aux shurikens de Shinobi pourront passer une session de rattrapage en lisant ma modeste review. Du coup, j'ai complétement replongé dès l'instant où j'ai ressorti mon émulateur Mame pour prendre les quelques screenshots illustrant mon article.

Bon je vous laisse, j'ai du ninja à dégommer...


A voir aussi :

Articles du 17 au 23
Articles du 24 au 30
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6 avril 2006 4 06 /04 /avril /2006 23:36
Ola ! Mais que vois-je ? Je n'ai pas visité ma cave vidéoludique depuis mes articles sur l'Amstrad CPC et ses jeux ? Je vais immédiatement y rémédier.

*Descends à la cave*

Voyons, que vais-je donc dépoussiérer ? Ah tiens ! Une vieille borne d'arcade, ça doit au moins dater des années 80 ce truc-là.
Je la nettoie un peu, je la branche et... VLAN ! Une image me frappe de plein fouet !




Shinobi ! Un jeu qui m'a longtemps scotché dans les salles d'arcades ! Comment ais-je pu le laisser croupir durant toutes ces années. Allez, je vais voir si je n'ai pas trop perdu la main.

Edité par Sega, ce jeu de plate-forme/action fait son apparition aux côtés des flippers et autres babyfoots en 1987.

Nous avons l'honneur d'incarner un ninja super entraîné qui a pour mission de mettre hors d'état de nuire un réseau de malfrats sans scrupules spécialisés dans le trafic d'enfants. A travers cinq missions différentes, notre héros devra décimer les cerveaux du gang :

- Ken Oh : une sorte cyborg cyclope aussi rapide qu'un escargot mais capable de vous brûler la tronche avec ses boules de feu meurtrières.
- Black Turtle : un hélicoptère militaire abritant une horde de ninjas très méchants.
- Mandara : le système de sécurité de la base secrête des vilains activant des statues Boudha très vicieuses.
- Lobster : une espèce de samouraï de trois mètres de haut.
- Et enfin le big boss, le Ninja Masqué (Masked Ninja) qui comme son nom ne l'indique pas vous donnera beaucoup de soucis avec ses pouvoirs mystiques.

Chaque mission contient deux ou trois stages et une confrontation directe avec le boss.

Le jeu est complétement addictif dès la première prise en main de par son rythme, son ambiance assez fun et ses bruitages sympathiques (j'étais vraiment accroc des voix digitalisées et du son - sprrroutch - des corps des ennemis tombant au sol).

Pourtant rien d'exceptionnel : il suffit de se frayer un chemin à travers une horde de gens pas gentils du tout et de trouver la sortie du stage (plus ou moins linéraire) après avoir sauver tous les enfants... oui parce que les méchants sont peut-être très méchants mais ils aiment aussi vous faciliter la tâche en semant les enfants qu'ils ont kidnappés sur votre chemin. Du coup pour les remercier, vous leur offrez une saucée de shurikens en guise de monnaie d'échange. En sauvant certains gamins, vous avez la possibilté de gagner une arme à feu qui vous facilitera dans votre tâche. Et si l'ennemi vous prend par surprise vous aurez toujours un geste amical envers lui : un petit coup de sabre bien placé.

Ce scélérat attend que vos munitions s'épuisent... s'il savait que vos shurikens sont infinis...

Ah ah ! Je vous vois venir ! Comment s'en sortir si on se retrouve encerclé ? C'est là que l'arme secrête du Shinobi intervient, au choix (enfin on choisit pas vraiment, c'est spécifique au stage) : la démultiplication, la tornade infernale et les éclairs meurtriers (ces noms ne sont pas officiels, c'est comme cela que je nommais ces attaques à l'époque).

La botte secrête, fruit d'un long et douloureux entraînement
(enfin pas pour le joueur qui n'avait qu'un bouton à presser)


Le jeu n'est pas vraiment long, mais il faut vraiment être un expert pour le terminer sans passer sa paie mensuelle dans la borne. Si les premiers stages sont assez enfantins, la difficulté augmente très rapidement et seules une bonne synchronisation et une anticipation des attaques ennemies permettaient d'en arriver au bout (j'ai assisté médusé à une partie où un poivrot imbibé de Pastis avait terminé le jeu avec une seule vie).

Les ennemis ne sont pas très variés, tout comme les musiques (quatre ou cinq en tout). Outre les boss on a l'occasion de rencontrer des punks vous agressant à mains nues, des snipers, des militaires spécialisés dans les armes blanches, des moines shaolin maitrisant le sabre, des ninjas, des zombies, des cinglés vous visant au lance-flamme, des hommes grenouilles, etc.

Ken Oh et ses étrons enflammés

Chaque ennemi a ses propres faiblesses et ses propres actions qu'il est conseillé de bien connaître pour éviter une mort atroce (car il suffit d'un seul coup mal placé pour que vous y passiez). Rassurez-vous, après chaque boss, vous serez récompensé par un bonus stage qui vous permettra de gagner une vie : en vue subjective, vous devez viser les ninjas apparaissant sur trois niveaux différents de profondeur, si l'un deux vous saute dessus, le niveau bonus s'arrêtera prématurément (autant vous dire que le perfect est assez difficile à réaliser).

"Welcome to the bonus stage"

Ce jeu mythique à fait l'objet de plusieurs adaptations : la Master System bien entendu mais aussi les micros comme l'Atari ST, l'Amiga 500 et même l'Amstrad CPC.

Des avatars ont également fait leur apparition : Shadow Dancer sur borne d'arcade et son excellente version Megadrive
(qui n'est pas une adaptation de l'original mais plutôt une suite), ainsi que diverses séquelles médiocres comme Revenge Of Shinobi ou Shinobi 3 sur Master System.

Pour le coup, c'est le jeu qui m'a fait connaître Sega et il faut avouer que la pub avait raison : Sega c'est plus fort que toi (et que moi... mais surement pas plus fort que le poivrot imbibé de Pastis).

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5 avril 2006 3 05 /04 /avril /2006 18:40

Quoi ? Mais qu'est-ce que vous faites donc ici ? Avez-vous oublié que nous somme le 5 avril et que vous devriez être bien au chaud au cinéma le plus proche pour la sortie nationale d'Enfermés Dehors !

Allez, circulez, il n'y a rien à voir aujourd'hui...

Hein ? Pourquoi mon article est-il introduit par une photo de notre Ministre de l'Intérieur ?

Arg ! Bon ok, je vous explique vite fait sans en faire des tartines sinon vous risquez de manquer le début du dernier Albert Dupontel.


Dimanche dernier, je me promenais à proximité du centre commercial à deux pas de chez moi... enfin deux pas pour le Géant Vert, personnellement il m'en faut beaucoup plus pour parcourir cette distance... oui, oui, parce qu'en fait je ne vous l'ai peut-être jamais dit mais je suis beaucoup plus petit que le Géant Vert (et beaucoup moins vert aussi).

Bref, je passe devant le stand de chariot et j'aperçois, à droite de la porte d'entrée coulissante menant à Ed, une inscription à la bombe qui n'y était pas la semaine d'avant (bon elle y était peut-être mais je ne l'avais pas remarquée en fait).

Bien entendu j'avais mon appareil photo sur moi, le temps de dégainer pour appuyer sur la détente et c'était dans la boîte.

Le message est simple, clair, assez banal, mais ça a tellement l'air de venir du coeur que je ne peux en aucun cas vous passer ça sous silence.


Voici le nouveau chef-d'oeuvre :

 



Comme d'habitude, je ne me suis pas laissé prendre par le caractère simpliste de l'inscription, il y a bien évident un sens à tout ça derrière cette apparente colère à l'égard de l'homme politique omnipotent et omniprésent.

Dans un premier temps, je me suis plongé dans la bio du bonhomme (rassurez-vous je vous en ferai grâce ici... et heureusement) et j'ai pu constater deux choses :

- Soit notre tagueur est très mal renseigné.
- Soit cette intox est volontaire.

 

Car en effet, le Président de l'UMP n'est en aucun cas un enfant illégitime... ou alors le mot "bâtard" est employé dans un sens particulier inconnu des dictionnaires, de Maître Capello, de l'Académie Française et de Bertrand Renard réunis. Avouez que ce serait quand même gros.

Dans un élan d'espoir, je suis allez consulter www.hoaxbuster.com, mais ce n'est pas un hoax non plus...

Evidemment j'en conclus qu'il s'agit une fois de plus d'un message codé visant à communiquer soit avec le réseau anti-maire, soit avec le gang du pont... avouez que vous m'avez vu venir avec mes grosses nageoires.

 

N'hésitez pas à me faire part de vos interprétations.

Et puisqu'on ne peut jamais être sur de la fiabilité des biographies (surtout si l'intéressé à la main mise dessus), je laisserai quand même le bénéfice du doute et éviterai soigneusement de voter pour le gugusse s'il se présente aux Présidentielles 2007. Franchement, un enfant illégitime au pouvoir ça craint quand même :)

Du coup j'ai été plus long que prévu, vous raterez sans doute les premières minutes d'Enfermés Dehors, tant pis vous y retournerez une seconde fois pour voir le début... bon ok j'arrête ma propagande pro-Dupontel...

PS : vous remarquerez que j'ai réussi l'exploit de ne pas citer une seule fois le nom de celui à qui je consacre cet article (non pas Albert Dupontel mais l'autre bâtard là !).

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4 avril 2006 2 04 /04 /avril /2006 10:57
Simon Sez, Sauvetage Explosif de Kevin Elders (1999) se doit de figurer dans toute  nanarothèque qui se respecte.

Simon Sez, c'est Dennis Rodman, le célèbre basketteur américain.

Si sa présence sur le terrain lors d'un match de NBA peut être rassurant, on ne peut pas dire que ce soit le cas  au cinéma (souvenez-vous, Double Team, le buddy movie de Tsui Hark où il donnait la réplique à un Jean-Claude Vandamme égale à lui même et à un Mickey Rourke sur le retour...).

Mais de quoi parle Simon Sez hormis d'un sauvetage explosif ?


Un petit synopsis pour situer les choses :

Simon Sez est le plus fort.

Simon Sez est un ancien agent de la CIA travaillant désormais pour Interpol.

Simon Sez a une base secrète enfouie sous une chapelle.

Simon Sez fait équipe avec des moines.

Simon Sez doit sauver Claire (Natalia Cigliuti) des griffes du puissant et dangereux Ashton  (Jérôme Pradon) voulant faire pression sur le père de la jeune femme, un riche industriel, afin d'obtenir un élément qui lui permettra de mettre au point une arme terrifiante !

Simon Sez sera aidé par Nick (Dane Cook) un ancien collègue de la CIA et Mickaël, le petit  ami de Claire, incarné par... (roulement de tambours)... Filip Nikolitch, ex-leader des 2B3  !


Dès le générique on sent une provocation sous-jacente


Simon Sez va donc s'atteler à un sauvetage qui s'annonce explosif... ce qui tombe fichtrement bien car,  je vous le rappelle, la version française du film s'intitule Simon Sez, Sauvetage Explosif.


Admirez donc ce sauvetage explosif !


Le film s'ouvre sur quelques instants de bonheur entre Mickaël et Claire : enlassements sur  la plage, promenade en barque, repas au bord d'un lac, dîner aux chandelles, ... mais juste avant de conclure TAC c'est le drame ! M. Toubitri est privé de sa belle, ce qui forcément  le met dans une colère noire !

Rassurez-vous, après le festival Filip destiné à accrocher le public féminin, Kevin Elders  décide d'offrir aux mâles, aux vrais, un Dennis Rodman sous toutes les coutures, rabaissant  le rôle de Nikolitch à un simple sidekick.

Pas de doute, nous avons bien affaire à un nanar de première  classe.

Au programme : de l'action, du kung fu, des gunfights, du sexe, des poursuites, des motos et  surtout des dialogues écrits par une classe de CP (ou par Franck et Adel, les deux autres  2B3)... est-il utile de préciser que les "comédiens" jouent comme loutres ?


Wouahou ! Quel sauvetage explosif !


Morceau choisi : "Tu n'es qu'une mouche avec une épine dans le cul !" (le gros méchant se  battant contre une guêpe).


Filip en plein sauvetage explosif...


Le métrage pompe un maximum de concepts à droite et à gauche, ce qui nous donne une grosse  parodie de James Bond matinée d'un soupçon de Jackie Chan. Le film se prend d'ailleurs très au sérieux, pour le plus grand bonheur de tous car c'est ce  qui lui donne ses galons de nanars.

NBA vs. 2B3


Vous voulez passer une bonne soirée entre amis ?

Simon Sez est fait pour vous !
Simon Sez vous fera rire !
Simon Sez vous permettra de vous sentir intelligent !
Simon Sez plaira à votre petit cousin sportif et amateur de basket !
Simon Sez plaira à votre soeur ex-lectrice de Salut et de Bravo Girl !
Simon Sez vous fera rêver tout simplement... même si vous n'avez pas vu les quinze premiers  [rires enregistrés]

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3 avril 2006 1 03 /04 /avril /2006 19:10
Albert Petine est un critique gastronomique de renom. Il est président du jury dans le cadre  du concours annuel du meilleur sandwich panini.

En finale, il a la lourde tâche de départager un sandwich panini quatre fromages parfumé à l'huile d'olive élaboré par le concurrent de Masseube (dans le Gers) et le fameux panini à l'aubergine lyonnais, vainqueur l'année précédente.

Les sandwichs sont jugés via deux critères : l'apparence et le goût.

Albert Petine goûte le premier sandwich.
- Vos impressions ? Demande l'arbitre.
- Forme élégante dit Petine, et ma foi très goûtu.

Le challenger, pas très sur du verdict, décide de tenter le tout pour le tout et déverse une  préparation acide dans le sandwich de son adversaire (à son insu bien entendu) avant de saboter sa  machine à chauffer les paninis.
Le concurrent lyonnais, ne se doutant de rien, présente son panini à l'aubergine à Albert  Petine, sans même remarquer sa forme disgracieuse.

L'arbitre en vient aux nouvelles :
- Alors ? comment trouvez-vous celui-ci ?
- Laid dit Petine, et aigre...

[Rires enregistrés]


Trêve de plaisanterie et de calembours vaseux, aujourd'hui c'est du sérieux ! Oui, il faut  bien que de temps en temps je mette les "potacheries" entre parenthèses pour vous chroniquer  certaines oeuvres qui me sont chères.

Comme vous l'aurez sûrement déduit de la chute de ma petite histoire en introduction à ce  texte, je vais vous présenter un des fleurons de la littérature policière, je veux bien  entendu parler des Dix Petits Nègres d'Agatha Christie.

Pour les profanes qui ne l'auraient pas encore lu, ce roman est assez à part dans la bibliographie de Tata Agatha.
Sorti en 1939, il se démarque des policiers classiques, (notamment ceux de son auteur).

A défaut d'une enquête menée par Hercule Poirot, Miss Marple ou autre détective/inspecteur, on a affaire ici à un véritable thriller, un compte à rebours meurtrier dépourvu cependant de l'esprit affiné d'un détective surdoué exposant sa version des faits dans un salon luxueux en la présence des princpaux suspects (dénouement récurrent chez Agatha Christie).

L'histoire en gros :

Dix personnes sont invitées dans le manoir de l'île du Nègre, au large des côtes du Devon, par un certain M. Owen, propriétaire des lieux. Arrivés sur place, les invités se rendent vite compte que leur hôte est absent. D'ailleurs qui est ce mystérieux M. Owen ? Pourquoi les a-t-il invité ? A défaut d'avoir une réponse à la première question, la seconde est très vite élucidée :  les dix invités ont en commun un passé douteux et quelqu'un sur l'île veut rendre justice en les éliminant un par un, en suivant scrupuleusement les couplets d'une comptine.

Qui est donc cet illuminé ? Où se cache-t-il ? Fait-il parti des dix invités ? Non, mais vous ne croyez pas que je vais tout vous dire ! en fait le plus pratique serait de vous plonger dans ce passionnant survival littéraire (très vite lu, 200 pages) ayant sûrement eu une quelconque influence sur le thriller moderne.

Les dix victimes éventuelles devront s'unir pour déjouer un scénario diabolique. Cette alliance s'ébranle au fur et à mesure que les effrayants couplets de la comptine se reproduisent en live sur l'ïle du Nègre car l'étau se resserre sur les suspects potentiels, provocant son lot de tensions. D'autant plus que chaque mort est accompagné de la disparition d'une des dix figurines en porcelaine trônant sur la table de la salle à manger, ce qui laisse à penser que le meurtrier vaque tranquillement sur les lieux... ça fout les j'tons quand même...

Les personnages sont dignes de figurer au casting d'un Cluedo, jugez par vous-même : le Dr Armstrong, le Colonel Macarthur, le Capitaine Lombard, le juge Wargrave, les domestiques Thomas et Ethel Rogers, ...

Chose originale, le dénouement ne sera pas dévoilé au terme de l'histoire en elle-même mais astucieusement mis en scène dans l'épilogue... bon je ne vous en dit pas plus, je risque de me faire lyncher si je vous dis que le coupable est le directeur du parc d'attractions... Saperlipopette ça m'a échappé !

*s'enfuit en courant, son sac de ping-pong sur le dos*

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2 avril 2006 7 02 /04 /avril /2006 16:09
Il y a des OVNI télévisuels qui marquent à vie. Léguman est de ceux là.
Léguman est le héros d'un "feuilleton débile" diffusé depuis le Frigo Palace, dans l'émission Téléchat (1983 -  1986), la télévision des poils, des plumes et des objets.
Il s'agit d'une parodie des séries live japonaises tels que San Ku Kaï, X-Or ou encore  Spectreman. Chaque épisode, d'une durée moyenne d'une minute, présente un super méchant  mettant en danger la nature, les denrées alimentaires (plus particulièrement les légumes) ou les objets. Heureusement, Léguman  est là pour contrecarrer ses plans et le mettre hors d'état de nuire en quelques secondes.


Groucha et Mic-Mac en direct du Frigo Palace


Plusieurs facteurs font que ce petit module a marqué les esprits.

En premier lieu, le héros,  Léguman, très effrayant pour les jeunes téléspectateurs de Téléchat, bien plus effrayant que  les super vilains qu'il affronte : tête de citrouille menaçante, deux grosses carottes en  guise de bras, un radis imprimé sur le torse, deux cosses à petits pois géantes pour les jambes et une paire de ballerines vertes pour parachever cette touche kitch et ce mauvais gout assumé.


Ils passent des feuilletons débiles dans le Frigo dès qu'on ferme la porte !


Viennent ensuite ces fameux super vilains, tous plus loufoques les uns que les autres (et  cependant pas si éloignés des monstres des séries japonaises suscitées). Citons entre  autres l'Aspirateur, la Mouche Casquée, la Caisse Enregistreuse, le Café Express de 6h12, la  Big Basket, le Pantalon (!!!), la Soupière, ainsi que quelques ennemis plus conceptuels  comme la Faucheuse, l'Obscurité ou encore la Télé Bête. Un bestiaire assez marginal comme  vous pouvez le constater.


Le Mixeur, un méchant très coriace


Le côté amateur de la chose frappe également : les costumes en carton des monstres semblent  être portés par des enfants (tout comme le costume de Léguman), beaucoup d'éléments semblent  être issus de bricolages artisanaux (voir le bébé dans l'épisode Léguman contre la Mouche  Casquée), il n'y a aucune prise de son, les seuls effets sonores (voix off, musique,  bruitages) ont été rajoutés en post-production et le tout est filmé en super 8.


Léguman surgissant du rayon vignoble d'un supermarché


L'origine de cette série reste un mystère. J'ai effectué pas mal de recherches et impossible  de trouver la moindre information sur l'équipe technique. Je suis donc incapable de  déterminé si Léguman a été créé par Roland Topor (le créateur de Téléchat) ou si la série  était importée de l'étranger pour être intégrée à Téléchat, ce que je pense être le cas au  vu du décalage visuel entre l'émission présentée par Groucha et Lola (tournée en vidéo) et  Léguman (super 8 apparemment)... à moins que l'effet soit totalement volontaire.


Un super héros menaçant


A présent et en exclusivité, les paroles de la chanson de Léguman :

Léguman ! Léguman !
T'es l'enfant de la terre
Le soleil est ton père
Tu fais mordre la poussière
A ceux qui veulent la guerre
Léguman ! Léguman !


A noter que le groupe de hip hop TTC a enregistré une chanson en hommage à notre héros.


La pochette du maxi-single Léguman


Dans le cadre de ma rubrique consacrée à la télévision, je chroniquerai régulièrement un épisode de Léguman (en prenant l'ordre chronologique de diffusion dans Téléchat) afin d'analyser chaque plan et apporter une réflexion sur la critique sous-jacente de la société à lire en filigrane sur la minute de bobine composant l'épisode.

Lors d'un prochain article, vous aurez donc droit à Léguman contre l'Aspirateur, le premier épisode !
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1 avril 2006 6 01 /04 /avril /2006 23:59
Pour l'article du 1er avril, plutôt que de préparer un gros canular, je vais plutôt vous parler d'un vrai faux groupe de musique.
Non, il ne s'agit pas d'un groupe underground, mais plutôt d'un groupe clandestin, un groupe sans instruments, un groupe qui enregistre ses morceaux dans une chambre à l'aide d'un ordinateur et d'un micro, un groupe qui n'a pas de maison de disque, un groupe qui n'a pas de distributeur non plus et qui va donc déposer lui-même ses disques discrètement à la FNAC.
Bref un non-groupe quoi...

Voici donc la trépidante épopée des... Jumping Stools !

J'ai longuement hésité avant de rédiger un article sur les JS, pensant que ça n'intéresserait personne d'autre que les membres du groupe et les fans qui traîneraient par ici.

Et puis, je me suis dit que ce délire atypique d'un soir et son basculement dans le virtuo-star system qui durera plusieurs années seraient intéressants à narrer (le 1er avril aidant également à parler d'un sujet décalé comme celui-ci).

L'idée même d'un tel groupe est née le 27 novembre 2001, jour de la St Séverin mais tout commence véritablement dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre de la même année, après une soirée raclette bien arrosée au Pepsi Max. cinq amis se posent devant un micro et enregistrent des chansons parodiques pour amuser la galerie présente sur MSN.
Très vite, ces quelques chansons, vont également amuser tout un forum. Ce dernier étant très fréquenté, une communauté de fans se forme, une présidente de fan-club et un sous-président son nommés, des graphistes se bousculent pour l'élaboration de leurs pochettes d'albums, une newsletter avec interviews, chroniques et jeux-concours est envoyée régulièrement pour informer les groupies.


La newsletter était régulièrement illustrée par la talentueuse Evolvana


Il va sans dire que le premier album est un succès, la recette est simple : piocher dans des chansons légendaires, classiques ou populaires de la variété française, modifier les paroles et virer la musique pour la remplacer par des instruments entièrement bruités à la bouche.

Le célèbre refrain J'aurais voulu être un artiste du Blues du Businessman dans l'opéra rock Starmania, devient donc J'aurais voulu être trapéziste.
Il jouait du piano debout => Il jouait du piano tout nu
Il suffira d'un signe => Il suffira d'un string
La danse des canards => La danse des otaries
L'album contenant une quarantaine de pistes, il serait trop fastidieux de toutes les énumérer...
Il faut savoir que de nombreux textes de cet album avait été initialement écris en 2000 pour animer le topic d'un forum (le fameux "Cochonou Karaoké").
Les Stools dans toute leur splendeur


En juin 2002, les Jumping Stools donnent leur premier concert dans le salon d'un appartement villeurbannais (le même appartement hébergeant la chambre-studio) devant un parterre de fans s'étant déplacés des quatre coins de la France pour l'occasion.

Fin décembre de la même année, le groupe compte un sixième membre. Ce dernier ayant fait des pieds et des mains (non non il n'est pas sculpteur) pour rejoindre le collectif en plein succès alors qu'il avait initialement refusé de participer à l'aventure. Cette modification de l'effectif s'accompagne de la sortie d'un nouvel opus, tout juste un an après le premier.
C'est l'album de la consécration : les paroles sont beaucoup plus accessibles (le premier avait tendance à partir facilement dans la private joke) et surtout beaucoup plus inspirés.

Citons entre autres, parmi les 48 titres de la galette, les tubes Brêle (parodie de Belle de la comédie musicale Notre Dame de Paris), Le temps des sondes anales (Le temps des cathédrales issue du même spectacle musical), T'auras un taquet (Je te survivrai de Jean-Pierre François), Petit Papa Marcel, Prendre un cochon par la main et Impro Techno Quick Oxygen, un morceau expérimental original (merci à Quick pour les pailles, les gobelets et les glaçons reconvertis en instruments de musique).


Le 2ème album, pochette réalisée par Thaï
(également créateur de ma bannière)


Dans le précédent album, l'ombre de George Bush planait. En effet, ce dernier était régulièrement cité en totale improvisation par rapport au texte de base et sans aucune connotation politique (juste en guise de simple gimmick). Ici, les JS vont plus loin et dénoncent carrément la politique du président américain à travers une chanson humoristique, parodie de Bouba initialement chantée par Chantal Goya.

L'ultime opus à ce jour, Beauf Collection, de loin le meilleur de tous, arrive officiellement au mois de janvier 2004. Il se démarque par des textes plus osés et surtout par quelques morceaux écris par des fans.
A travers les 45 titres, on ressent une vraie maturité et une totale maîtrise de la parodie, de Nous gobons des flans (Aimons-nous vivant, François Valéry) à L'An 3001 (Pierre Bachelet rest in peace) en passant par le monument de finesse qu'est Dans l'cul d'ta mère (Dans mon HML de Renaud).
On retrouve aussi deux morceaux instrumentalisés : Le Prunck et Cagoulés (Guy Marchand for ever).

Un concours de pochettes avait été lancé pour illustrer cet album. En exclusivité, voici les cinq finalistes :


Evolvana, grande gagnante


Koala Rieur, première dauphine


Ginie, seconde dauphine


Thaï, troisième dauphine


Bon dernier, un auteur anonyme qui n'assume même pas sa participation
(je vous fais grâce du contenu affligeant des bulles)



Vous vous demandez sans doute comment se procurer ces merveilles (si si vous vous le demandez !) ? Rien de plus simple... mais c'est très compliqué en fait.
Régulièrement, des opérations clandestines d'approvisionnement ont lieu aux FNAC lyonnaises, à l'insu du personnel de ce distributeur. Le principe est simple, si le consommateur lambda tombe sur un des albums, il est en droit de le conserver sans avoir à le présenter aux caisses... c'est même déconseillé sous peine de confiscation de l'objet (de toutes façons il n'y a ni prix et ni codes barres).
L'album se trouve dans un boîtier classique, avec une pochette en noir et blanc et une mention au dos expliquant la gratuité du disque avec les coordonnées du groupe (pour que le possesseur se signale ou donne ses impressions tout simplement). Donc soyez très vigilent, vous pourrez tomber sur l'un des trois albums un peu n'importe où : rayons variétés française, techno rap, musique classique voir même, soyons dingue, dans un box top des ventes en tête de gondole (chose rare car facilement repérable par les vendeurs).

Vous mourrez sûrement d’envie de connaître les membres de ce fabuleux collectif n’est-ce pas ? Non mais vous vous croyez sur Fan de ou Ok Podium ici ?

En fait, je préfère ne pas les citer pour laisser une dimension mystique au groupe après la lecture de cet article (mais libre à eux de se présenter dans les commentaires de ce post), je peux juste vous dire que parmi les six membres, on trouve : un cochon virtuose de l'invention de mots au service de la rime, un panda sacrément doué pour l'improvisation, les bonnes idées d'interludes et autre piste intermédiaire, une mouche hypertrophiée du crâne et très à cheval sur ses performances au chant, un morse spécialisé dans le mime du synthétiseur, un barbu collectionneur de balayettes et, enfin, un membre qui n'existe pas... bref de quoi donner des crises de jalousie à n'importe quel gérant de zoo.

En ce qui concerne les projets futurs du groupe, je suis bien entendu tenu au secret professionnel mais attendez-vous à un come-back fracassant... pas pour tout de suite par contre car la mise en oeuvre de leur mystérieux Projet BN représente un travail colossal, mais quelque chose me dit que le résultat en vaudra la chandelle.

Claude Zidi s'est également intéressé à nos compères afin de lancer une franchise cinématographique les mettant en vedette, tout comme il l'avait fait avec Les Charlots au début de sa carrière (Les Bidasses en folie, Les Fous du Stade, Le Grand Bazar, Les Bidasses s'en vont en guerre)... bon par contre cette dernière information est un vrai poisson d'avril (quelle variété de poisson ? Un mérou bien entendu...) ;)
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31 mars 2006 5 31 /03 /mars /2006 17:01

Comme vous le savez à présent, vendredi c'est repos !

Petit récapitulatif hebdomadaire (c'est un récapitulatif à une bosse comme dirait Seb => Morse d'Or du meilleur jeu de mots 2006).

Cinéma : avec deux films indissociables (enfin, uniquement si on les a enregistrés tous les deux sur la même cassette), le yin et le yang du 7ème art, Les Sous-Doués en vacances de Claude Zidi et Pi de Darren Aronofsky.

D'ailleurs ça me rappelle une petite anecdote :

 

C'est Aaron Spelling, le célèbre producteur de télévision (Starsky et Hutch, La croisière s'amuse, Dynastie, Beverly Hills, Melrose Place, Charmed, etc.) qui passe un séjour en France au mois de février chez des amis savoyards.

Ils décident de se faire une petite sortie à La Norma, une station de ski de luxe dans la vallée maurienne où la neige est abondante et skiable pratiquement toute l'année (hmmm...hmmm...).
Ne voulant pas s'encombrer avec le matériel durant le trajet, Spelling suggère de louer directement sur place, ce qui tombe bien car il connaît le propriétaire d'une boutique de location de la station (à qui il a jadis offert un petit rôle dans Pour l'amour du risque).

Avant de partir, le producteur téléphone donc à son ami :

- Raymond Bouquette, le roi de la glissette, bonjour !
- Hey Ray ! C'est Aaron ! Ca roule ma poule ?
- Tranquille Mimile ! Et toi, ça marche toujours tes feuilletons pourris ?
- Plus que jamais, tu sais cela fait maintenant des années que j'ai mis de côté les séries de qualité pour me concentrer sur des daubes : les teenagers en sont friands et je fais des économies sur les scénaristes, c'est cool !
- C'est parfait tout ça, n'hésite pas à faire raquer M6, ils se font un bon chiffre d'affaire avec leurs émissions concepts du mardi soir.
- T'inquiète, je profite de mon séjour dans votre pays pour leur vendre ma dernière bouse, je viens juste de rédiger la facture, mon comptable a éclaté de rire, mais ça passera comme une lettre à la poste ah ah ah !
- Pour sur ! Dis-moi, que puis-je faire pour toi ?
- Avec mes potes, on va venir tâter les pistes de ta superbe station, j'aimerais donc réserver le matériel chez toi.
- Aucun problème vieux frère ! Vous êtes combien ?
- Nous serons cinq skieurs, mes quatre amis ayant à peu près le même gabarit que moi.
- Ok, donc je te réserve cinq paires de skis...
- Euh... cinq paires, ça fait dix skis c'est ça ?
- Bingo ! Toujours aussi bon en calcul mental à ce que je vois.
- Ben le problème c'est qu'il y a Darren avec nous, tu te souviens de lui ? Il est unijambiste, donc il me faudrait quatre paires et demi plus exactement.
- Je vois, attends deux minutes, je note sur mon carnet de réservation : Darren / Aaron... neuf skis...

 

... bon après ce gros bide, je continue mon tour d'horizon de la semaine...

 

Télévision : avec la présentation d'une émission qu'on ne présente plus (d'ailleurs pourquoi l'ais-je présentée ?) et qui va sur ses 18 années, je veux parler bien sur de Questions pour un champion !

A ce propos, une autre anecdote me revient soudainement :

 

Un jour Julien se réveille, pénètre dans sa salle de bain et aperçoit dans le miroir un gros bouton blanc planté au milieu du front. Ni une, ni deux, Julien le perce...

 

... ok, deuxième bide, c'est ça l'ambiance...

 

Presse écrite : avec le cultissime magazine humoristique complètement absurde et bourré d'intox (et donc indispensable), L'Eclectique Super Valable.
A noter que l'article a été édité afin d'y ajouter le lien direct vers le numéro pilote de L'Eclectique, désormais disponible sur http://www.abandonware-magazines.org

Pour le coup, j'ai une autre anecdote de circonstance... bon ok j'arrête...

 

Mystères et boules de pétanque : une exploration des recoins mal famés à la rencontre du terrible gang du pont (et non pas gang Dupondt dont les membres sont identifiables à leur moustache, leur costume noir, leur chapeau melon et leur canne).

 

Sport : et la révolution dans le petit monde du tennis de table initiée par Cornilleau (qui contrairement aux idées reçues, n'est pas une entreprise dont Bourvil et De Funès étaient les principaux actionnaires majoritaires) associé pour l'occasion à Michelin (qui contrairement aux idées reçues, n'est pas le mari de ma tante Micheline).

 

Et également : les articles de la semaine du 17 au 23 mars 2006 (oui chez moi les semaines c'est du vendredi au jeudi).

 

A demain pour l'article du 1er avril, qui ne sera pas un canular mais quelque chose d'assez méconnu du monde de la musique, pas du tout officiel et pouvant être acquis gratuitement de temps en temps aux FNAC de Bellecour et de La Part-Dieu (Lyon) , je n'en dis pas plus (je suis sur que certains ont déjà deviné de quoi il s'agit)...

 

Ca c'est du teasing ;)

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