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Vas-Y Cherche !

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10 novembre 2006 5 10 /11 /novembre /2006 17:29
Chers amis, chers amishs, votre attention s'il vous plaît !

Bon je m'adresse tout particulièrement aux lyonnais car un événement sans précédent se prépare le jeudi 16 novembre 2006, jugez plutôt :



Et oui, L'uN daNs L'aUtre investit le Kraspek Mysik pour un spectacle integral d'une heure et quart !

Les festivités débuteront à 20h30 moyennant une participation de 5 euros.

Alors faites chauffer vos zigomatiques (claquage garantit sinon) et rendez-vous au 20 montée St Sébastien 69001 Lyon (Croix-Rousse).
Tél. 06.62.75.04.22

Pour en savoir plus sur
L'uN daNs L'aUtre, je vous invite à consulter mon article sur leur prestation à l'A Thou Bout de Chant, où ils assuraient la première partie de Corbier au mois de juin dernier.

Et pour les flemmards, voici la présentation du spectacle :

Une femme + un homme = Plein de possibilités musicales

Ce duo comixte vous propose un spectacle burlesque très spécial. Deux personnages hauts en couleur, Poucélina, grande star de la chanson déjantée et David Otchoz guitariste chanteur maladroit mais qui a plus d’une corde à sa guitare… Bienvenue dans l’univers de L’uN daNs L’aUtre entre théâtre et musique où le public lance des légumes en plastique sur la première partie (factice !). Chorégraphies, play-back, bandes sons ringardes (ou pas), radio crochet, rap, « l’UN daNs l’aUtre se moque de tout ce qui compose le monde la musique. Ils raillent, imitent, ironisent et parodient tout, même leur propre spectacle ! » En bref, ces deux complices vous proposent un spectacle unique sujet à de nombreux dérapages. « Le ton de ce spectacle réglé comme du papier à musique est résolument théâtrale. »

Liens utiles et vitaux :

Myspace L'uN daNs L'aUtre
Le blog de L'uN daNs L'aUtre
Le forum de L'uN daNs L'aUtre



En plus d'un certain talent, le duo est d'une extrême générosité et s'engage à inviter Olivier Chiabodo à leur spectacle !

Donc,
M. Chiabodo, si vous passez dans le coin, vous êtes le bienvenu au Kraspek Mysik ce jeudi 16 novembre, on discutera du bon vieux temps, Le trésor de Pago-Pago, La roue de la fortune tout ça... et bien entendu Intervilles et vos doigts magiques...

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29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 22:19
Après avoir évoqué la biographie professionnelle de Corbier, concentrons-nous sur son spectacle, plus particulièrement celui du 14 juin dernier.

Chaque année, ce dernier pose ses valises à Lyon pour une semaine de concert à l'A Thou Bout de Chant. C'est là que j'ai pu découvrir la facette "chanteur à texte" de l'ex-animateur (la première fois, j'y allais pour rigoler avec pas mal de préjugés et j'en suis ressortit complètement séduit par le talent de chansonnier du bonhomme).

Bref, dans la plus pure tradition des chanteurs de cabaret, il propose un spectacle seul en scène avec ses guitares, son ukulélé voir son piano à pouces. Bien plus qu'un simple show musical, l'intimité des petites salles dans lesquelles il se produit permet un véritable échange avec le public et donne l'occasion de passer du rire aux larmes dans la joie et la bonne humeur.

En ce qui concerne sa prestation du 14 juin 2006 à l'A Thou Bout de Chant, je dirais qu'elle est à l'image de Tout pour être heureux, car l'ombre de cet album planait sur la playlist. Mais comme à son habitude, Corbier passe d'un extrême à l'autre et a le don de détendre immédiatement l'atmosphère après un morceau très dur comme Chronique Sida, Roméo ou Drosera.



Je m'attends en général à l'excellent Eléphantasme en guise d'introduction, mais cette fois-ci, ce fut La Galère du Capitaine (qui se trouve en général en fin de concert). La chanson fleuve fut amputée de trois couplets à cause d'un problème de pétage de sangle couplé d'une chaleur humide et étouffante provoquant des pertes de contrôle de la guitare.

Mais la suite fut complètement maîtrisée avec en vrac les classiques Au Bistrot de la Supérette, La Tempête, R.I.K., Les lunes de Mme W, Courrier du coeur, J'arrive chez elle et juste avant le rappel, Les Epinards, ainsi que les plus récentes La fée, Fichue journée, Règles bleues, Joli monde, C'était l'bon temps, L'arrêt du 118 ou encore Belette.

Comme à l'accoutumée, chaque transition se fait par un interlude humoristique sous la forme d'une chanson flash le plus souvent ou sur une révélation stupéfiante comme le fait d'apprendre que le chanteur n'a jamais été dans Dorothée mais à côté ou encore qu'il utilise plusieurs guitares sur scène parce qu'il est extrêmement riche (bon là il va m'en vouloir parce que je viens de lui griller toutes ses chutes...).



Revenons aux chansons flashs. Ces petits morceaux humoristiques de quelques secondes, constitués d'un seul couplet (voir d'un seul vers... ou moins) sont le véritable moteur du spectacle. Le plus souvent il s'agit de jeux de mots très fins (Juda, Grand-Père est bien plus qu'une ville, ...) ou très lourds donc indispensables (La chanson du pompier en train de repeindre un pont, ...) mais aussi de couplets à chute drôle (Le match de foot, Quand le bateau a coulé, ...) et/ou provocante (Les profs des écoles, ...).

Une toute petite déception en ce qui concerne l'absence d'Eléphantasme mais aussi de Lucien, une chanson à chute du même acabit qu'Au Bistrot de la Supérette.

Comme à son habitude, Corbier reste toujours très disponible.

Il n'hésite pas par exemple à se mêler aux spectateurs pour assister à la première partie au lieu de se prostrer dans le silence de sa loge.

Pour la prestation de L'UN daNs L'aUtre, il s'est assis à côté du pauvre Lece que nous avions traîné de force au concert (et qui, heureusement, ne le regrette pas), à ne pas confondre avec Le Che, ni avec Jésus (même barbe même combat, souvenez-vous), car pas très barbu, pas très cubain et encore moins prophète.

Bref notre ami fut impressionné par le charisme de l'artiste et la proximité palpable de celui-ci (alors qu'en fait ce dernier à sûrement voulu se placer stratégiquement à proximité du bar et des toilettes, dont la chasse d'eau est prohibée durant le spectacle, une des règles d'or de l'établissement).



Après son tour de chant, l'artiste s'efface au profit de l'homme et échange quelques bonnes pensées avec son public d'un soir autour d'un verre tout en dédicaçant disques, affiches, cartes de bus ou feuilles de cours (Le Panda pourra vous en parler).

Comme il se faisait tard, j'ai simplement eu le temps pour une petite griffe sur mon livret de Tout pour être heureux. Quant à Flure qui comptait offrir le disque pour la fête des pères, s'est retrouvé avec une dédicace de Corbier... signée Flure (De la part de ton fils). Après une houleuse négociation, il a quand même pu avoir la signature du Grand Corbinou.

Au passage merci encore une fois à
Flure pour les photos illustrant cet article, non pas qu'il se soit reconverti photographe mais vu qu'il s'agissait de la même soirée que pour le set de L'UN daNs L'aUtre, il était normal qu'il couvre cet événément aussi (il n'y a pas qu'Helmut Newton qui avait tout compris).

Et donc, pour la cinquième année consécutive, j'ai passé une excellente soirée.
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28 juin 2006 3 28 /06 /juin /2006 22:06
Oui, je l'avoue sans honte et sans remord, j'ai provoqué volontairement la confusion dans les moteurs de recherches avec ce titre judicieusement choisit afin d'attirer de nombreux visiteurs potentiels amateurs de football et plus particulièrement de l'Olympique Lyonnais.


En fait, l'Olympique Lyonnais, je m'en bats les coudes contre du crépi frais, à un point que vous ne pouvez pas imaginer AHAHAH. Mais trop tard pour vous les gars, vous avez déjà cliqué et quoique vous fassiez à présent, mon compteur de visites a été boosté et je vais gagner plein d'argent sur votre dos re-AHAHAH.

Je vous conseille d'envoyer le lien à tous vos amis supporters lyonnais en leur indiquant bien que mon site est nul à chier, je suis certain d'avoir encore plus de clics !

D'ailleurs c'est également ce que pense Corbier (notez la superbe transition) qui nous encourage à la fin de son spectacle, de raconter autour de nous que ce dernier est nul à chier. C'est une réaction typiquement contemporaine de se dire "C'est si nul que ça ? Faut absolument que je voie ça !" (voir les scores d'audience des émissions de Télé-Réalité).

Donc vous l'aurez compris, je n'évoquerais même pas en rêve le cinquième sacre de Champion de France de l'OL et pour terminer la phrase entamée dans le titre de cet article qui pouvait prêter à confusion : pour la cinquième année consécutive, je réponds présent pour le sacre de François Corbier à l'A Thou Bout de Chant.

Avant de commencer mon compte rendu de concert, je vais répondre à une question que certains doivent se poser :

Qui est François Corbier ?

François Corbier (alias Alain Roux) est un chansonnier adepte de calembours, de chansons à chute humoristique, de textes engagés dénonçant les travers de notre société et de mélodies plus touchantes.
Il débute sa carrière dans différents cabarets avant d'être remarqué au Caveau de la République par Jacqueline Joubert, alors directrice des programmes jeunesse d'Antenne 2 au début des années 80. Cette dernière lui propose de rejoindre l'équipe d'animation de Récré A2.
C'est ainsi que la plupart des gens de ma génération l'on découvert.


Toujours accompagné de sa guitare acoustique, il intervient dans l'émission pour chanter des chansons enfantines. Il enregistre même les 45 Tours Nous les mille-pattes (avec Plante un jardin en face B, chanson qui l'a révélé aux yeux de Mme Joubert) et Le Nez de Dorothée.

D'ailleurs, lorsque cette dernière signe un contrat en or avec TF1 (tout juste privatisée) en 1986, Corbier délaisse le service public pour embarquer avec l'animatrice vedette dans l'aventure Club Dorothée, avec une présence à l'écran sept jours sur sept. La guitare est mise de côté pour un rôle de clown souffre douleur aux côtés de Jacky et de Patrick Simpson-Jones, comme il l'évoque lui-même dans l'une de ses chansons : j'avais droit sept jours par semaine à une tarte à la crême, le pied aux fesses et la chasse d'eau pour me laver l'museau.

Patrick Simpson-Jones, Jacky et Corbier

Il quitte le Club Dorothée en 1996 (un an avant l'arrêt définitif de l'émission) et va retourner alors à ses premières amours.

Il se remet à l'écriture et en sort l'album Carnet Mondain en 2001 mais c'est sur scène qu'il va tenter de se refaire un nom écumant les salles intimistes, les bars et autres cabarets (à noter sa présence à plusieurs reprises au festival d'Avignon).


Une communauté de fans se forme petit à petit via son site Internet et la newsletter Le Petit Corbinou Corbier expose mensuellement ses humeurs, ses anecdotes cocasses, ses réactions face à l'actualité et bien entendu ses calembours et ses paroles de chansons.

En 2003, il accouche de Toi, ma guitare et moi, un album live reflétant à merveille ses prestations scéniques.

Hormis Les Epinards, déjà présent sur Carnet Mondain, et Plante un jardin (face B de Nous les mille-pattes), l'album ne propose que des morceaux inédits en studio (mais bien évidemment déjà connus des spectateurs ayant pris la peine de se déplacer pour venir applaudir le barbu sur scène).



Malheureusement, la presse et les professionnels de la musique s'arc-boutent sur leurs préjugés et ne voient en Corbier que le pitre qu'il fut à la télévision. Pourtant le deuil du Club Dorothée est bel et bien fait et les chansons se rapprochent plus de Brassens ou Pierre Perret que des Musclés.

Pour son troisième album, Corbier lance l'opération Cédéthon qui consiste à acheter le disque avant sa conception, permettant de produire ce dernier.

C'est ainsi que Tout pour être heureux voit le jour. L'ambiance est toujours aussi drôle et sarcastique mais avec une tendance à la mélancolie plus appuyée que sur les albums précédents.

Ce mélange de sentiments fait de cet album un incontournable.


D'ailleurs certains médias ont eu la gentillesse d'accueillir le chanteur sur leur plateau (On a tout essayé, Ca se discute, ...) et ont pris la peine d'écouter et d'apprécier le disque qui a finalement les égards d'une distribution plus importante que ces prédécesseurs (Fnac, Virgin, etc.),  c'est peut-être le début de la reconnaissance artistique.

J'aurais l'occasion de revenir prochainement sur chacun de ces albums en détails, en attendant, rendez-vous sur le site officiel de Corbier, contenu entièrement rédigé par le barbu en personne et webmasterisé par son fiston. Vous y trouverez les trois albums en vente (avec possibilité d'écouter les morceaux), un abécédaire drôle et riche en anecdotes et bien entendu la liste des futurs concerts et les archives du Petit Corbinou (la newsletter mensuel dont l'inscription est d'utilité publique). N'hésitez pas à lui écrire directement (adresse mail disponible sur le site), il répond toujours.


Après les présentations, je vous parlerais demain du spectacle à l'A Thou Bout de Chant.


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27 juin 2006 2 27 /06 /juin /2006 21:48
Je n'ai pas l'habitude de consacrer un article entier à une première partie de concert. Dans mes précédents compte rendus, je me contentais de l'évoquer pour me concentrer sur l'affiche.

Mais il faut bien avouer que le Duo Comixte de la Chanson L'UN daNs L'aUtre mérite plus qu'une citation.



Je ferais donc une exception en vous livrant mes impressions sur le concert de François Corbier à l'A Thou Bout de Chant (Lyon) en deux temps.

Nous nous attarderons sur notre barbu national demain car mon espace blogueste quotidien sera aujourd'hui exclusivement consacré à L'UN daNs L'aUtre, le duo complétement barré ayant assuré la première partie de Corbier du 14 au 17 juin 2006.

Pour ma part, j'ai assisté à la première session (le 14 juin donc) de la prestation corbièresque lyonnaise millésime 2006.

Je n'attends en général pas à grand chose d'une première partie à l'A Thou Bout de Chant, le set étant beaucoup trop court (quinze à vingt minutes) pour marquer les mémoires et surtout apprécier l'artiste à sa juste valeur, mais là, dès les premières notes (accompagnées d'un chant volontairement hésitant et désabusé), j'ai su que j'allais assister à quelque chose d'exceptionnel.

Comme tout duo qui se respecte, L'UN daNs L'aUtre est composé de deux membres :

- L'UN : David Otchoz
- L'aUtre : Poucélina

Euh bonsoir, je suis la première partie de L'UN daNs L'aUtre, je suis L'UN...

Ainsi débute la prestation de L'UN daNs L'aUtre avec David Otchoz seul à la guitare nous exposant son goût pour l'autodérision avec, comme je l'évoquais plus haut, un chant hésitant et un trac exagéré. Et pour cause, le chanteur étant en quête d'une ratatouille, le seul moyen de manger à sa faim et de réclamer le traitement réservé aux mauvais chanteurs, c'est à dire jets de tomates et autres légumes. Le public joue le jeu et arrose la scène de légumes factices gracieusement mis à sa disposition avant l'entrée en scène de L'UN.

La chanson terminée, c'est au tour de L'aUtre de se présenter au public : robe de mariée et coiffure à la Mireille Mathieu en plus improbable (fort heureusement il s'agissait d'une perruque), animée par le même esprit d'autodérision que son compagnon.

Le morceau Tout avoir annonce également l'arrivée de la boîte à rythme, élément avec lequel le groupe synchronise ses hilarantes chorégraphies sur scène (chorégraphies variant entre valse, tango, hip-hop et n'importe quoi).

Arrive ensuite une chanson en play-back mettant en scène L'aUtre, puis J'ai un problème de communication dans lequel L'UN se conduit en parfait boulet coincé, tentant de séduire sa comparse.




Un grand moment scénique avec un morceau rap interprétée par cette dernière dans lequel le jeune homme délaisse sa guitare pour un bonnet en laine et part complètement en freestyle dans une chorégraphie hip-hop déstructurée à mi-chemin entre Sidney et Benny B (le tout à la puissance dix).

Mais comme ils le disent si bien eux-même, L'UN daNs L'aUtre ne fait pas que de la chanson engagée, ils font aussi de la chanson pour enfants. La preuve avec la superbe Quand vous serez morts les petits enfants, un petit bijou d'humour noir où aucun détail sur la décomposition d'un cadavre ne sera épargné. Le texte est brillamment contrasté par une mélodie naïve de type "veillée de colonie de vacances autour d'un feu de camp" (normal me direz-vous, la chanson destinée aux gosses ah ah ah). Une belle initiative très instructive à l'égard de nos têtes blondes (âmes sensibles s'abstenir...). Je pense que cette chanson devrait intégrer le programme scolaire du cycle primaire pour expliquer en douceur le concept de la mort qui est souvent la cause d'un traumatisme profond chez l'enfant (j'ai encore le souvenir du choc reçu quand j'ai pris conscience que l'immortalité c'était vachement à la mode chez les dieux grecs mais pas trop chez nous, pauvres humains).




Pour faire transition avec la suite du programme, le groupe nous quitte sur une chanson flash de leur cru, exercice dont le grand Corbier est également adepte.

Pour reprendre les propos de mon ami Flure, L'UN daNs L'aUtre est en quelque sorte l'équivalent musical de Shirley et Dino en plus trash (dans la forme seulement car dans le fond ça n'a rien à voir). A noter que les protégés de Patrick Sébastien ne m'ont jamais fait décrocher le moindre sourire alors que là j'ai fait travailler mes zygomatiques pour le reste de l'année en l'espace d'à peine vingt minutes.

Cet aperçu a eu le mérite de me pousser à découvrir l'intégralité du spectacle, chose qui j'espère se concrétisera très prochainement car même si musicalement c'est intéressant et  (très) drôle, L'UN daNs L'aUtre est avant tout un de ces groupes qu'il faut voir sur scène tant la prestation physique y est aussi soignée que les textes.

Pour suivre l'actualité du groupe, vous pouvez vous rendre sur le blog de L'UN daNs L'aUtre dans lequel vous pourrez également télécharger quelques morceaux et lire des témoignages de spectateurs. D'ailleurs je présente mes excuses aux membres du groupe pour avoir écorcher leur nom (L'un sans l'autre au lieu de L'UN daNs L'aUtre) dans le commentaire que j'ai laissé sur leur site.

Les photographies illustrant l'article (hormis l'image d'introduction que j'ai honteusement repris du
blog de L'UN daNs L'aUtre) sont l'oeuvre de Flure (encore lui !) qui maîtrise à merveille le flou artistique (non j'déconne en fait on n'avait pas le droit au flash et les deux trublions ne tenaient pas en place sur scène... allez donc faire des photos nettes dans ces conditions). Merci à Flure pour sa contribution. Pour toutes réclamations, je vous suggère de poster directement vos commentaires sur son blog.

Note : le paragraphe précédent est un simple prétexte publicitaire (Flure, tu peux me régler en jeux Game Boy Infogrames... ou en floodant dans ma caverne).

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1 juin 2006 4 01 /06 /juin /2006 21:15
Faisons un petit tour chez nos amis Québécois pour découvrir La Grand-Messe, le dernier album en date des Cowboys Fringants, groupe francophone outre-atlantique.

La chanson québécoise se traduit pour certains par une overdose de variétés du style Céline Dion, Garou ou Natasha St Pier, omniprésents dans les émissions du paysage audiovisuel français et succédant à une vague plus ancienne représentée par Robert Charlebois, Daniel Lavoie, Fabienne Thibeault ou encore Diane Tell.

Pourtant, il existe des artistes de talent peinant à marquer leur emprunte au delà des frontières de la belle province : les Cowboys Fringants sont de ceux-là. Véritable phénomène au pays des caribous, il faut dire que leur textes souvent engagés, quelques fois humoristiques et contenant de multiples références à leur terre d'origine ne facilitent pas l'exportation.
Car le groupe n'y va pas par quatre chemins, c'est souvent franc, direct, sans détour et surtout sans figures de style ésothériques et vendeuses, inhérentes aux auteurs de variétés (du genre Lionel Florence, Didier Barbelivien, Luc Plamondon, ...) oeuvrant régulièrement pour les carrières héxagonale des artistes québécois. En témoigne le refrain de En berne, virulente première plage de Break Syndical, précédent album studio des Cowboys Fringants :

Si c'est ça l'Québec moderne
Mais moi j'mets mon drapeau en berne
Et j'emmerde tous les bouffons qui nous gouvernent

Musicalement, on pense beaucoup à des groupes français comme Louise Attaque (pour le combo violon/guitare accoustique frénétique) ou Têtes Raides (pour les instrumentations riches à base de cuivre, accordéon, harmonica ou piano).

Le groupe est composé des membres suivants :


Jérôme Dupras : basse, contrebasse, guitare électrique, voix

Dominique Lebeau :
batterie, percussions, ocarina, xylophone, cabasa, grelots, darbouka, tambourine, boîte à rythme, piano, guitare électrique, blocs, tambour basque, guiro, orgue, maracas, cloche à vache, gong, voix


Marie-Annick Lépine : violons, accordéons, violoncelles, mandoline, piano, synthétiseur, claviers, métallophone, flûtes traversières, percussions, banjo, flûte à bec, guitare, voix


Jean-François Pauzé : guitares, harmonica, boîte à rythme, voix


Karl Tremblay : chant


La Grand-Messe poursuit la voix de Break Syndical, avec un harmonieux mélange entre pamphlets engagés, textes plus personnels, intimistes ou légers, divers horizons explorés au travers des seize pistes constituant l'album.

Ladite messe débute par une introduction au piano, annonçant la piste suivante, Etoiles Filantes, un morceau nostalgique et fataliste. S'en suit Ti-cul, une critique de l'influence parentale qui raconte l'histoire d'une jeune étudiant frustré de ne pas être encouragé par son entourage pour réaliser sa vocation de comédien. Arrive Huit secondes (qui dure en fait quatre minutes...) dénonçant l'exploitation de l'eau par les multi-nationales en contraste avec une instrumentation folklorique et entrainante, puis l'apocalyptique Plus rien, qui transcrit les ultimes pensées du dernier survivant d'une terre massacrée par le genre humain (au fond l'intelligence qu'on nous avait donné, n'aura été qu'un beau cadeau empoisonné).

Un peu de mélancolie et de solitude avec Hannah et ce n'est qu'au bout de la piste 7 qu'on resprire un peu avec un morceau rappelant les débuts "humour 'n country" du groupe : Symphonie pour Caza.

La Reine, premier single de l'album, nous narre le destin d'une bienfaitrice prenant sous son ailes les plus démunis derrière une structure musicale semblable à Huit secondes.

Retour à la chanson engagée avec l'électrique En attendant (le réel de nos gens), puis la très country Lettre à Lévesque et la sympathique ballade Ces temps-ci.

Place à l'émotion avec Ma belle Sophie, mélancolique et intimiste, interprétée par Marie-Annick suivie d'un intermède musical, Shish Taouk, annonçant le dernière ligne droite.

La légéreté de
Camping Ste Germaine, prépare le terrain de l'épique et engagée Si la vie vous interresse, musicalement très riche et comportant un solo instrumentale epoustouflant.

L'album se clôt avec l'épiloque Si tu penses un peu comme ça, une ballade country où chaque membre du groupe donne de la voix.

Du coup seize titres, ça peu paraître beaucoup comme ça, mais à l'écoute de ce chef d'oeuvre, on aurait aimé en voir le double. La force de cet album est de ne proposer aucun fond de tiroir, rien que des chansons de qualité.

Si vous voulez découvrir toutes les facettes des Cowboys Fringants ou tout simplement un bon album d'un groupe francophone aussi eclectique que sympathique, c'est l'album idéal.


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19 avril 2006 3 19 /04 /avril /2006 02:03
Je me suis vraiment trituré les méninges pour résoudre un affreux dilemme : quel album de Bad Religion, un de mes groupes favoris, devrais-je vous présenter en premier ? Le choix est difficile en effet tant ce dinosaure du punk rock aligne un bon nombre de bijoux dans sa riche discographie. J'ai donc tranché et j'ai finalement décidé que je consacrerai mon premier article sur le groupe à ma première et unique expérience scénique des californiens.

Cela remonte déjà loin... quatre ans ! Le 28 avril 2002 exactement, les festivités eurent donc lieu à Genève (Suisse) étant donné que le groupe planifie rarement de dates hexagonales pour leurs tournées européennes.

Le concert se déroulait donc à L'Usine, une salle en plein coeur de Genève, au bord du lac. Je suis passé outre la distribution gratuite de bouchons pour les oreilles, quitte à devenir sourd autant que ce soit à cause de Bad Religion ! Bref, passée une première partie de jeunots genevois (Hateful Monday), les choses sérieuses commencent... photos à l'appui ;)


Greg Hetson, heureux de trimer à L'Usine


On regrettera en premier lieu l'absence de Brett Gurewitz, probablement trop occupé en Californie avec son célèbre label Epitapth, mais on oublie vite ce détail (d'autant plus qu'à cette époque, à la sortie de l'album The Process Of Belief, Brett venait de réintégrer le groupe après six ans d'absence) grâce aux premiers accords de Suffer lequel est enchaîné sans ménagement avec Punk Rock Songs suivi de Supersonic. On peut dire que ça démarre à cent à l'heure et sur les chapeaux de roues !

Malgré, ses vingt-cinq ans d'âge le groupe a toujours autant la pêche. La présence de la nouvelle recrue à la batterie, Brooks Auckerman (remplaçant Bobby schayer qui a du abandonner la discipline suite à un accident), y contribue sûrement.

Greg Graffin au micro et Jay Bentley et sa basse renversante


Difficile de reprendre son souffle vu le rythme imposé par la première salve de morceaux (You, Anesthesia, Them and Us, Prove It, Can't Stop It, Kyoto Now, Modern Man). Fort heureusement, Greg Graffin, avec la simplicitié qu'on lui connait, échange beaucoup avec son public. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si l'alchimie est consolidée dès les premières minutes du tour de chant.

Le salut arrive avec Atomic Garden, qui me permet de me libérer du premier rang, et par la même occasion de l'emprise des pogos et des pluies de slams, pour me réhydrater (la malaise me guettant depuis un bon moment). Après quelques périples à l'image d'une boule de flipper solicitée de toute part, je pu regagner ma place initiale ainsi que mes esprits, juste à temps pour Sorrow (est arrivé sans s'presser... hmm pardon).

Le rythme deccélère quelque peu avant le rappel, avec les ballades Epiphany et Broken, les entrainante Stranger Than Fiction, The Defense et American Jesus, ponctuée par les furies No Control, Hear It, Generator et Recipe For Hate.

Jay se mange un micro au nez du stoïque Brian Baker



Le rappel démarre sur Fuck Armageddon (qui n'est pas un pamphlet anti-Michael Bay, la chanson ayant été écrite 15 ans avant que Bruce Willis sauve le monde des méchants météorites) et la fin de la prestation se tire doucement avec les courtes mais efficaces Do What You Want et Along The Way, le chef d'oeuvre Infected pour se terminer sur I Want To Conquer The World et un 21st Century Digital Boy en guise de conclusion.

Bref, deux heures le punk rock le plus mélodique qui soit, tiré d'une formation d'excellent cru, forcément on fait fit de l'heure et demi de route qui nous attend au retour, exténué, trempé... non non je n'ai pas fait un plongeon dans le lac en trébuchant à la sortie de L'Usine.

Bon ok, je n'ai pas de photo de Brooks Auckerman alors j'en remet une de Graffin...


A ce propos, saviez-vous que j'ai connu Mélusine, le mois de mai à L'Usine ?

Ne me jetez pas de cailloux, ce calembour n'est pas de moi mais de Renaud !!!
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12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 00:26
Ah ah ! Avouez que vous pensiez trouver un nouvel article consacré à Léguman !

De mon côté ça m'arrange un peu que vous veniez jeter un oeil par ici car je ne risque pas d'interresser grand monde.

Il faut en effet quelques prérequis afin d'être réceptif à ce que je vais raconter dont un de taille : apprécier la musique rageuse et bruyante sortant un peu des sentiers battus (et non de la terre battue du Sentier).


Pratiquement un mois que ma caverne est ouverte et je n'ai pas encore eu l'occasion de chroniquer mes disques de chevet. Je rattrappe donc mon retard en vous présentant une pièce de choix : une galette qui tourne sur mes platines depuis une dizaine d'année sans avoir pris une seule ride.

Pour peu que vous ayez déjà entendu parler de Drive Blind, vous serez probablement concquis, sinon, c'est comme à La Poste, vous avez tout a y gagner de découvrir ce fabuleux groupe et plus particulièrement l'album Be a Vegetable.

Drive Blind est un groupe français (malgré des textes anglosaxons), du moins était car disparu en 1996 après cinq ans d'existence. Forcément la discographie est assez maigre :
Deux maxis (6 titres chacun) : Stop Thinking Start Fighting et Tropical Motion Fever.
Deux albums : Super Easy et celui qui nous interresse ici.

Pour Be a Vegetable, le groupe est composé de Pierre Viguier (guitare/chant), Rémi Saboul (guitare/chant), Nicolas Gromoff (batterie) et Karine Auzier (basse/chant). Si les deux premiers sont les membres fondateurs du groupe, les deux autres sont issus de Tantrum, une autre formation montée parallèlement par Pierre.

Les quatre compères nous pondent donc un monument de la scène rock alternatif/noisy/grungeo-métal/et autres étiquettes qui vont bien à travers 12 morceaux d'une qualité rare
(même la piste fantôme vaut le détour, c'est dire).

Qualité qui s'explique probablement par une diversité du aux compositions de Pierre, Karine et Rémi (rares sont les groupes possédant autant de potentiels auteurs-compositeurs) et à l'alternance du chant parmi ces trois membres.

On pense inévitablement à Sonic Youth période 90-95 (la meilleure pour ma part) du fait de la parité masculin/féminin du chant. Ici, les mélodies sont certes souvent dissonantes à l'instar du groupe newyorkais mais très structurées et emmenées par un rythme carré plus accessible pour des oreilles non initiées.

Que le gros bourrin du fond se rassure, ça reste un bon défoulloir de part la puissance du combo de guitares et la rage se dégageant du chant.

L'album s'ouvre sur Fear, emmené par Karine (rejointe par Pierre pour la conclusion), un morceau très lent, expérimental et pas très mélodieux (donc excellent). Les choses sérieuses commence avec trois bombes successives : My Second Rate Fulfilment, Vegetable Vendetta et Five Seconds Of Your Conversation.

Soul Beauty calme le jeu, une balade agressive tout comme The Last Temptation Of The Modern Man l'avant-dernier morceau de l'album.

S'en suit un puissant Fiasco dans lequel Pierre s'égosille sur des guitares déchaînées et le formidable One Reason To Smile et ses changements de rythme et de vocaliste.

Trois nouvelles bombes s'enchaînent avec Placebo et deux morceaux assez accessibles donc tubesques : Subdued et Jagger's Tatoo.

Le bouquet final, 14th January, avoisinant les six minutes, fait la part belle aux musiciens dès que le chant de Karine laisse place à un feu d'artifice instrumental.

Karine au chant et à la basse


L'ironie du sort veut que cet album exeptionnel soit à la fois celui de la consécration et celui à l'origine du split (dommage j'aurais bien voulu voir le groupe sur scène).

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1 avril 2006 6 01 /04 /avril /2006 23:59
Pour l'article du 1er avril, plutôt que de préparer un gros canular, je vais plutôt vous parler d'un vrai faux groupe de musique.
Non, il ne s'agit pas d'un groupe underground, mais plutôt d'un groupe clandestin, un groupe sans instruments, un groupe qui enregistre ses morceaux dans une chambre à l'aide d'un ordinateur et d'un micro, un groupe qui n'a pas de maison de disque, un groupe qui n'a pas de distributeur non plus et qui va donc déposer lui-même ses disques discrètement à la FNAC.
Bref un non-groupe quoi...

Voici donc la trépidante épopée des... Jumping Stools !

J'ai longuement hésité avant de rédiger un article sur les JS, pensant que ça n'intéresserait personne d'autre que les membres du groupe et les fans qui traîneraient par ici.

Et puis, je me suis dit que ce délire atypique d'un soir et son basculement dans le virtuo-star system qui durera plusieurs années seraient intéressants à narrer (le 1er avril aidant également à parler d'un sujet décalé comme celui-ci).

L'idée même d'un tel groupe est née le 27 novembre 2001, jour de la St Séverin mais tout commence véritablement dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre de la même année, après une soirée raclette bien arrosée au Pepsi Max. cinq amis se posent devant un micro et enregistrent des chansons parodiques pour amuser la galerie présente sur MSN.
Très vite, ces quelques chansons, vont également amuser tout un forum. Ce dernier étant très fréquenté, une communauté de fans se forme, une présidente de fan-club et un sous-président son nommés, des graphistes se bousculent pour l'élaboration de leurs pochettes d'albums, une newsletter avec interviews, chroniques et jeux-concours est envoyée régulièrement pour informer les groupies.


La newsletter était régulièrement illustrée par la talentueuse Evolvana


Il va sans dire que le premier album est un succès, la recette est simple : piocher dans des chansons légendaires, classiques ou populaires de la variété française, modifier les paroles et virer la musique pour la remplacer par des instruments entièrement bruités à la bouche.

Le célèbre refrain J'aurais voulu être un artiste du Blues du Businessman dans l'opéra rock Starmania, devient donc J'aurais voulu être trapéziste.
Il jouait du piano debout => Il jouait du piano tout nu
Il suffira d'un signe => Il suffira d'un string
La danse des canards => La danse des otaries
L'album contenant une quarantaine de pistes, il serait trop fastidieux de toutes les énumérer...
Il faut savoir que de nombreux textes de cet album avait été initialement écris en 2000 pour animer le topic d'un forum (le fameux "Cochonou Karaoké").
Les Stools dans toute leur splendeur


En juin 2002, les Jumping Stools donnent leur premier concert dans le salon d'un appartement villeurbannais (le même appartement hébergeant la chambre-studio) devant un parterre de fans s'étant déplacés des quatre coins de la France pour l'occasion.

Fin décembre de la même année, le groupe compte un sixième membre. Ce dernier ayant fait des pieds et des mains (non non il n'est pas sculpteur) pour rejoindre le collectif en plein succès alors qu'il avait initialement refusé de participer à l'aventure. Cette modification de l'effectif s'accompagne de la sortie d'un nouvel opus, tout juste un an après le premier.
C'est l'album de la consécration : les paroles sont beaucoup plus accessibles (le premier avait tendance à partir facilement dans la private joke) et surtout beaucoup plus inspirés.

Citons entre autres, parmi les 48 titres de la galette, les tubes Brêle (parodie de Belle de la comédie musicale Notre Dame de Paris), Le temps des sondes anales (Le temps des cathédrales issue du même spectacle musical), T'auras un taquet (Je te survivrai de Jean-Pierre François), Petit Papa Marcel, Prendre un cochon par la main et Impro Techno Quick Oxygen, un morceau expérimental original (merci à Quick pour les pailles, les gobelets et les glaçons reconvertis en instruments de musique).


Le 2ème album, pochette réalisée par Thaï
(également créateur de ma bannière)


Dans le précédent album, l'ombre de George Bush planait. En effet, ce dernier était régulièrement cité en totale improvisation par rapport au texte de base et sans aucune connotation politique (juste en guise de simple gimmick). Ici, les JS vont plus loin et dénoncent carrément la politique du président américain à travers une chanson humoristique, parodie de Bouba initialement chantée par Chantal Goya.

L'ultime opus à ce jour, Beauf Collection, de loin le meilleur de tous, arrive officiellement au mois de janvier 2004. Il se démarque par des textes plus osés et surtout par quelques morceaux écris par des fans.
A travers les 45 titres, on ressent une vraie maturité et une totale maîtrise de la parodie, de Nous gobons des flans (Aimons-nous vivant, François Valéry) à L'An 3001 (Pierre Bachelet rest in peace) en passant par le monument de finesse qu'est Dans l'cul d'ta mère (Dans mon HML de Renaud).
On retrouve aussi deux morceaux instrumentalisés : Le Prunck et Cagoulés (Guy Marchand for ever).

Un concours de pochettes avait été lancé pour illustrer cet album. En exclusivité, voici les cinq finalistes :


Evolvana, grande gagnante


Koala Rieur, première dauphine


Ginie, seconde dauphine


Thaï, troisième dauphine


Bon dernier, un auteur anonyme qui n'assume même pas sa participation
(je vous fais grâce du contenu affligeant des bulles)



Vous vous demandez sans doute comment se procurer ces merveilles (si si vous vous le demandez !) ? Rien de plus simple... mais c'est très compliqué en fait.
Régulièrement, des opérations clandestines d'approvisionnement ont lieu aux FNAC lyonnaises, à l'insu du personnel de ce distributeur. Le principe est simple, si le consommateur lambda tombe sur un des albums, il est en droit de le conserver sans avoir à le présenter aux caisses... c'est même déconseillé sous peine de confiscation de l'objet (de toutes façons il n'y a ni prix et ni codes barres).
L'album se trouve dans un boîtier classique, avec une pochette en noir et blanc et une mention au dos expliquant la gratuité du disque avec les coordonnées du groupe (pour que le possesseur se signale ou donne ses impressions tout simplement). Donc soyez très vigilent, vous pourrez tomber sur l'un des trois albums un peu n'importe où : rayons variétés française, techno rap, musique classique voir même, soyons dingue, dans un box top des ventes en tête de gondole (chose rare car facilement repérable par les vendeurs).

Vous mourrez sûrement d’envie de connaître les membres de ce fabuleux collectif n’est-ce pas ? Non mais vous vous croyez sur Fan de ou Ok Podium ici ?

En fait, je préfère ne pas les citer pour laisser une dimension mystique au groupe après la lecture de cet article (mais libre à eux de se présenter dans les commentaires de ce post), je peux juste vous dire que parmi les six membres, on trouve : un cochon virtuose de l'invention de mots au service de la rime, un panda sacrément doué pour l'improvisation, les bonnes idées d'interludes et autre piste intermédiaire, une mouche hypertrophiée du crâne et très à cheval sur ses performances au chant, un morse spécialisé dans le mime du synthétiseur, un barbu collectionneur de balayettes et, enfin, un membre qui n'existe pas... bref de quoi donner des crises de jalousie à n'importe quel gérant de zoo.

En ce qui concerne les projets futurs du groupe, je suis bien entendu tenu au secret professionnel mais attendez-vous à un come-back fracassant... pas pour tout de suite par contre car la mise en oeuvre de leur mystérieux Projet BN représente un travail colossal, mais quelque chose me dit que le résultat en vaudra la chandelle.

Claude Zidi s'est également intéressé à nos compères afin de lancer une franchise cinématographique les mettant en vedette, tout comme il l'avait fait avec Les Charlots au début de sa carrière (Les Bidasses en folie, Les Fous du Stade, Le Grand Bazar, Les Bidasses s'en vont en guerre)... bon par contre cette dernière information est un vrai poisson d'avril (quelle variété de poisson ? Un mérou bien entendu...) ;)
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23 mars 2006 4 23 /03 /mars /2006 23:57
Hubert Félix Thiéfaine est un artiste assez atypique de la scène française. Avec plus de trente années de carrière au compteur, l'homme n'a pas changé d'un poil et reste fidèle à son image en traversant toutes les modes sans jamais s'y laisser prendre.

La communauté de fans a toujours été constante et le chanteur n'a pour ainsi dire jamais eu de passages à vide dans sa carrière, enchaînant albums et tournées sans perturbation.

J'oserais même la comparaison avec Frank Michael, le chanteur de variétés qui fait vibrer les mamies, qui réussit l'exploit de remplir les salles et d'accumuler les disques d'or sans aucun écho dans les médias.


HFT vs. Frank Michael même combat ?

C'est dans le cadre de la tournée Suicide HFT Tour faisant suite au dernier album Scandale Mélancolique,  que Thiéfaine répondait présent à Villeurbanne au sein d'un Transbordeur bourré à bloc.
En guise d'amuse-gueule, une première partie déroutante : un chanteur debout et ses deux guitaristes assis sur un tabouret. L'artiste, nous marmonne son nom "Je m'appelle Edouard Demmmblblblbion et on va faire des chansons"... après vérification il s'agit d'Edouard Desyon dont le futur album, L'Essentiel (est dans Lactel ?), sort prochainement. Ce set accoustique fut sympathique mais beaucoup trop court (à peine vingt minutes pour cinq ou six morceaux), Edouard excellant dans l'écartement de bras en croix et le recoiffage de la mèche de cheveux, n’en est pas moins assez doué au chant et à l'écriture.

Edouard Desyon, beau gosse malgré lui ?

Quelques minutes plus tard, la lumière s'éclipse, de nouveaux musiciens prennent place sur la scène, et entame une introduction lente et dissonante. Un couplet venu de nulle part se fait entendre :

Valium, Tranxène, Nembutal, yogourts, acides
Fais-moi une place dans ton linceul
Quand y en a pour un y en a pour deux
Fais-moi une place dans ton linceul
Pour un coup de dents j't'arrache les yeux

La voix est bien connue des gens présents dans la salle, cela ne fait aucun doute : il s'agit bien d'Hubert Félix Thiéfaine ! En même temps, rien d'étonnant, c'est ce qui est programmé ce soir au Transbordeur.

S'enchaîne à cette Scène de Panique Tranquille un Cabaret Saint Lilith donnant le ton de la soirée qui sera sous le signe du rock. Le suite des festivité est tout aussi frénétique avec un zeste de When Maurice Meets Alice (en hommage aux parents du chanteur), une pincée de Soleil Cherche Futur en passant par une saucée de Quand la Banlieue Descendra sur la Ville et une claquée de Comme un Chien dans un Cimetière. L'instrumentation dynamique donne une couleur toute nouvelle à la plupart des morceaux, en totale opposition avec la précédente tournée en solitaire de l'artiste, plus intimiste. D'ailleurs contrairement à cette dernière où Hubert assumait instrumentation et chant sur scène, ce soir il délègue la partie musicale à ses quatre accolytes (guitare, basse, clavier, batterie), ce qui lui permet une meilleure aisance sur scène. Car Thiéfaine ne chante pas ses chansons, il les vit, tel un comédien habité par un rôle.

Il ne prendra la guitare que lors du premier rappel au cours duquel il apparait seul pour interpréter un morceau non prévu au programme mais abondemment réclamé par les internautes : L'Etranger dans la Glace. Au terme de cette interlude accoustique, les musiciens regagnent de nouveau leur poste pour continuer la transe électrique avec l'exploration des Mathématiques Souterraines et une visite des Gynécées.


Au terme d'un second rappel et de deux heures de bonheur, durant lesquelles le Saint Hubert n'a pas oublié ses classiques comme Loreleil Sebasto Cha ou encore Les Dingues et les Paumés, le tour de chant se termine avec les versions transcendantes d'Aligator 427 et de Narcisse 81, dont les dernières notes marqueront la sortie définitive de l'auteur/compositeur/interprète le plus célèbre de l'anti-variété, sans strass ni paillettes mais sous les applaudissements d'un public concquis.

Voici les autres morceaux joués, non cités dans le compte rendu ci-dessus : Autoroutes Jeudi d'Automne, Confessions d'un Never Been, Sweet Amanite Phalloïde QueenScandale Mélancolique, Psychanalyse du Singe, Le Jeu de la Folie, Bipède à Station Verticale, Rock Autopsie, Première Descente aux Enfers par la Face Nord et Télégramme 2003.

La soirée permit également d'apprendre que M. Thiéfaine comptait se présenter aux élections présidentielles de 2007 pour le parti Solitude et Mélancolie (info ou intox ?) .

Si vous hésitez le jour du scrutin, vous savez pour qui voter ;)


Un grand merci à Thanos pour m'avoir ressorti la playlist de tête :)
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20 mars 2006 1 20 /03 /mars /2006 23:52
L'obscurité envahit la salle, les premières notes de Fragile résonnent comme une délivrance à l'issu d'une rude semaine de labeur : bienvenue dans l'univers enivrant des Têtes Raides.

Une sorte d'aura recouvrira les planches du Transbordeur (Villeurbanne, 69) durant plus de deux heures. Les barrières sont absentes, amenant le public à se blottir devant la scène pour une fusion totale avec le groupe vers un nouvel âge réminescent.
La Grande Communion peut commencer...

Seule une moitié du groupe est réunie pour l'entame d'un concert pas comme les autres : guitare/basse/batterie/chant pour un morceau électrique et viscéral à l'issu duquel le reste de la troupe vient dessiner une texture accoustique et cuivrée à la suite des opérations. A partir de là, j'ai complétement plongé dans une sorte de spirale (in)temporelle et il m'est donc impossible de remettre les pièces dans le bonne ordre. Je me souviens d'un Houba emportant la foule, d'une Oraison à deux doigts de faire perdre la raison, et surtout de Je voudrais pas crever, texte de Boris Vian à la sauce reggae/ska/punk, un des morceaux les plus transcendants de la dernière galette en date.

Je voudrais pas crever
Avant d'avoir goûté
La saveur de la mort...

Dernière galette d'ailleurs engloutie sans concession durant la soirée vu que pratiquement tous les titres y sont passés : du Raccourci que jamais je ne trouverai à la force de De Kracht en passant par un Constipé qui nous étonne d'être si monotone et un Latuvu toujours aussi délirant malgré l'absence de Rachid Taha et de Didier Wampas.
Le dissonant Lové-moi interpelle les dernières parcelles de mon cerveau encore conscients que la vie continue toujours et que le monde ne s'est pas arrêté dehors.

Nos corps s'entrechoquent
Dans des électrochocs
Quand crissent sous nos pieds
Les neiges écartelées
Ecartelées


Les bijoux de la cuvée Fragile furent bien entendu entrecoupés de classiques incontournables entre un Gino soulevant la foule et une Ginette l'entraînant dans une douce valse au rythme de l'ampoule se balançant au dessus de nos têtes (encore et toujours raides), pas le temps de s'exclamer Qu'est-ce qu'on s'fait chier... le groupe s'en charge pour nous, puis nous transporte à St Vincent et dans d'autres contrées des plus splendides.

Gino ne savait pas
Que d'aimer
Ca tue les oiseaux


Christian est assité au chant sur Patalo par quatre bambins dans les 7-8 ans, intimidés par le millier de pélerins en transe, pour un moment touchant de tendresse procurant une palette d'émotions à laquelle on est rarement confrontée face à une communion live.

Du sang pour cracher des mots
D'la voix pour gueuler plus haut
Des fleurs pour t'aimer bientôt
Du ciel pour les animaux

Avec une cohérence implacable et des enchainements coulant de source (le passage de la guitare à l'accordéon se faisant le plus naturellement du monde chez M. Olivier), le groupe achève vaille que vaille le spectacle par un bouquet final à travers l'Iditenté, introduit par Georgia, un poème de Philippe Soupault .

On m'a donné un bout de rien
J'en ai fait cent mille chemins
J'en ai fait cent
J'en ai fait un

Allons enfants de la patrie, le jour de gloire est périmé et les Têtes Raides s'éclipsent nous laissant remonter à la surface, retrouver nos sens, puis nos esprits. L'étandard chantant est levé...

... Je savais que je n'aurais pas du manger ces Figolus périmés depuis 5 ans...

C'est fragile, quand tu ne dis qu'un mot
C'est fragile, les ailes des oiseaux
C'est fragile, on est rien qu'une fois
C'est fragile, ça claque entre les doigts
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