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Samedi 23 décembre 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : La paroi cathodique
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Olivier Chiabodo !

Ancien médecin, l'animateur arrive sur TF1 au commande de l'émission censée faire de l'ombre à Fort Boyard : Le Trésor de Pago Pago.

Fort de l'insuccès, l'émission n'est logiquement pas reconduite pour une saison supplémentaire et Chiabodo est recruté par Dechavanne en tant que Jérôme Bonaldi sportif (c'est à dire démonstrateur d'objets à connotation sportive) pour Tout le Toutim, une version hebdomadaire du légendaire Coucou c'est nous. Au bout d'un mois, l'émission est arrêtée faute d'audience.


Olivier Chiabodo change totalement de registre puisqu'on lui propose de reprendre les rênes de La Roue de la fortune, Christian Morin s'en étant allé vers d'autres aventures clarinettesques (l'intérim fut toutefois assuré par Alexandre Debanne).




L'arrivée d'Olivier coïncide avec une énorme évolution dans ce jeu télévisé : le remplacement d'Annie Pujol par Frédérique Le Calvez.

En effet, Alexandre Debanne avait décidé d'offrir un micro à Annie, totalement muette sous l'ère Morin. La préposée à l'affichage des lettres pouvait désormais pimenter la partie avec ses commentaires, pas forcément pertinents puisque la jeu va accuser une chute d'audience sans précédent chez la ménagère de moins de 50 ans et les retraités. Donc au grands maux les grands remèdes, on vire la Pujol et on se refait une santé avec une ex-miss Juste Prix.

Dans la foulée, TF1 offre une nouvelle corde à l'ard d'Olivier Chiabodo avec la reprise du jeu estival mythique de Guy Lux, Intervilles, dans lequel Olivier se voit donc promu arbitre en 1995, l'animation étant assurée par Jean-Pierre Foucault, Fabrice (remplacé en 1997 par Thierry Roland) et Nathalie Simon.

Juillet 1997, le Canard Enchaîné jette un gros pavé dans la mare en accusant le beau Chiabodo d'avoir fait gagner la commune du Puy du Fou ! Pour appuyer ces accusations, le journal publie des photos de l'ultime épreuve (les questions de culture générale censées départager les deux équipes, montrant Chiabodo, la main sur la jambe, faire des signes avec ses doigts pour indiquer le numéro de la réponse).
L'effet boule de neige ne se fait pas attendre car, très vite, les médias découvrent les mêmes doigts récalcitrants lors de la finale de l'été 1996 gagnée par... le Puy du Fou... tiens donc...





Bien entendu, l'animateur a beau proclamer son innocence et donner des explications aussi farfelues qu'improbables sur la signification des signes de doigts, il sera remercié sans politesse, comme ce fut le cas par le passé pour Patrick Sébastien (qui avait trop osé dans Osons) et Patrick Sabatier (qui avait mis en avant un médium qui s'avérait être un escroc de première classe) et comme ce sera le cas plus tard pour Bernard Montiel, qui s'est suicidé en direct dans une émission de radio en crachant sur l'émission culturel qu'il animait (Vidéo Gag) et sur les dirigeants de TF1.

Cet article n'a pas pour but de soutenir Olivier Chiabodo dans l'affaire Intervilles, au contraire je suis certain de sa culpabilité...

Par contre, dans cette histoire, il est évident que l'animateur déchu n'était que le bouc émissaire, une sorte de Lee Harvey Oswald du PAF.

Je ne chercherai pas non plus le responsable, celui qui tirait les ficelles, celui qui a tout fait pour mettre en avant le Puy du Fou et son parc médiéval, de là à corrompre mettre la pression à un honnête animateur (Monsieur De Villier, si vous me lisez...).


Ce que je réclame ici, c'est le retour d'Olivier Chiabodo sur TF1 (car c'est la chaîne qui sied le mieux à son image) pour un grand rendez-vous, quitte à virer Arthur, Dechavanne ou l'horripilante Flavie Flament... ou alors prof de sport à la Star Academy !

Pourquoi Chiabodo plutôt qu'un autre ? Pour les raisons suivantes tout simplement :

- Il a un nom rigolo, qu'il n'a même pas voulu remplacer par un nom d'emprunt et ça ça mérite le respect !
- Il sait au moins compter jusqu'à trois... bon sur ses doigts peut-être mais ce n'est pas donné à tous les animateurs...
- Le maquillage plateau lui va super bien (mention spéciale pour le rouge à lèvres).
- Il a besoin d'argent, il a claqué le gros pactole déposé à son égard par les élus du Puy du Fou sur un compte en Suisse.
- Il ressemble un peu à Bernard Montiel de loin (et de dos), ce qui pourrait combler les fans de ce dernier qui, lui, est grillé à vie sur TF1.

A vous de réagir !
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Vendredi 10 novembre 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : La cavité sonore
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Chers amis, chers amishs, votre attention s'il vous plaît !

Bon je m'adresse tout particulièrement aux lyonnais car un événement sans précédent se prépare le jeudi 16 novembre 2006, jugez plutôt :



Et oui, L'uN daNs L'aUtre investit le Kraspek Mysik pour un spectacle integral d'une heure et quart !

Les festivités débuteront à 20h30 moyennant une participation de 5 euros.

Alors faites chauffer vos zigomatiques (claquage garantit sinon) et rendez-vous au 20 montée St Sébastien 69001 Lyon (Croix-Rousse).
Tél. 06.62.75.04.22

Pour en savoir plus sur
L'uN daNs L'aUtre, je vous invite à consulter mon article sur leur prestation à l'A Thou Bout de Chant, où ils assuraient la première partie de Corbier au mois de juin dernier.

Et pour les flemmards, voici la présentation du spectacle :

Une femme + un homme = Plein de possibilités musicales

Ce duo comixte vous propose un spectacle burlesque très spécial. Deux personnages hauts en couleur, Poucélina, grande star de la chanson déjantée et David Otchoz guitariste chanteur maladroit mais qui a plus d’une corde à sa guitare… Bienvenue dans l’univers de L’uN daNs L’aUtre entre théâtre et musique où le public lance des légumes en plastique sur la première partie (factice !). Chorégraphies, play-back, bandes sons ringardes (ou pas), radio crochet, rap, « l’UN daNs l’aUtre se moque de tout ce qui compose le monde la musique. Ils raillent, imitent, ironisent et parodient tout, même leur propre spectacle ! » En bref, ces deux complices vous proposent un spectacle unique sujet à de nombreux dérapages. « Le ton de ce spectacle réglé comme du papier à musique est résolument théâtrale. »

Liens utiles et vitaux :

Myspace L'uN daNs L'aUtre
Le blog de L'uN daNs L'aUtre
Le forum de L'uN daNs L'aUtre



En plus d'un certain talent, le duo est d'une extrême générosité et s'engage à inviter Olivier Chiabodo à leur spectacle !

Donc,
M. Chiabodo, si vous passez dans le coin, vous êtes le bienvenu au Kraspek Mysik ce jeudi 16 novembre, on discutera du bon vieux temps, Le trésor de Pago-Pago, La roue de la fortune tout ça... et bien entendu Intervilles et vos doigts magiques...

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Lundi 24 juillet 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : Le mur à hiéroglyphes
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Comme je suis convaincu qu'une page web est susceptible d'être lue par un nombre plus conséquent de personnes qu'un tag discret camouflé derrière un banc public plaqué contre une haie, je me permets de relayer une information à un dénommé Jo, qui j'espère se reconnaîtra :

Jo tu m'touches j'te défonce

Voilà, cher Jo, tu sais à quoi t'attendre à présent si tu t'avises à toucher l'auteur de ce message.

Rassurez-vous, je ne m'arrêterai pas sur cette bonne action car j'aimerais comprendre le sens exact de ce message. Je suis conscient que nous risquions d'attendre longtemps pour que Jo ou son ami tagueur viennent nous éclairer, alors je vais de ce pas effectuer ma propre analyse.


Tout d'abord le sens du verbe "toucher". Est-ce un toucher agressif ? Amical ? Voir même amoureux ?

Dans le premier cas, le sens est très clair : il s'agit tout bonnement d'une menace. Si "le toucheur" a le malheur de s'en prendre au rédacteur, il déclenchera une escalade de violence qui atteindra son apogée une fois le compte de Jo réglé.

Dans l'hypothèse d'un toucher amical (tape sur l'épaule par exemple) ou amoureux (caresses, attouchements) là le sens est plus délicat.

Deux solutions pour ce cas de figure :

1) Le verbe "défoncer" peu s'apparenter à un acte sexuel bestial entre deux hommes consentants.

Le tagueur a donc un faible pour le fameux Jo et n'ose lui avouer en face, il va donc faire passer le message discrètement pour ne pas avoir à amener la chose lors d'une conversation. Il avertit son ami que s'il lui prend l'idée de le toucher, ses pulsions seront plus fortes que tout et il ne pourra s'empêcher d'assouvir ses désirs. Et un homme avertit en valant deux, ça évitera tout malentendu s'il se passe subitement quelque chose la prochaine fois que Jo se baissera pour refaire ses lacets en présence de son compagnon tagueur

Notez que dans cette dernière éventualité, le tagueur ne peut être une femme (à la limite un transsexuel).

Cependant, cette hypothèse à une faille de taille : si le but est d'avertir Jo pour ne pas prendre ce dernier par surprise, pourquoi avoir rédiger le message à un endroit si improbable ?

En effet, Jo a très peu de chance de tomber dessus donc l'effet est raté.

Hypothèse à oublier.

2) Par contre dans le cas où le tagueur n'aurait aucune attirance sexuelle envers Jo et qu'il s'avère être un peu homophobe sur les bords, on peut comprendre une telle réaction de sa part... ce qui amène à deux conclusions :

- Jo aurait fait son coming out.
- Le tagueur a peur d'en faire les frais donc le met en garde (et là le verbe "défoncer" prend le même sens que lors de la toute première hypothèse).

Mais chose plus grave : l'homophobie de notre artiste pourrait l'amener à voter Philippe De Villiers aux prochaines présidentielles ! Et là je vous l'accorde, la situation devient plus que terrifiante...

... Ou pire ! Le tagueur serait Philippe De Villiers en personne, s'adressant à Joseph Crisafulli (dit Jo), député MPF... On peut même aller plus loin : le véritable nom du président du Mouvement Pour la France est Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon. Il ne serait pas surprenant que le personnage soit en fait schizophrène, Jo étant le diminutif de Le Jolis et représentant son autre moitié, son côté gay qu'il répugne et refoule au point de se menacer lui-même...



Cette hypothèse tient la route mais n'osant pas concevoir les conséquences politiques dues à l'implication de Philippe De Villiers dans cette histoire et ce dans les trois cas possibles le mettant en scène. Récapitulons :
- Passif : l'auteur du tag serait un de ses électeurs.
- Actif : il serait lui-même l'auteur de ce tag.
- Suractif : il serait en même temps l'auteur du tag et la victime de ses propres menaces.

Je m'en tiendrais donc au le règlement de compte entre ennemis (ou anciens amis), hypothèse émise en début d'article.

Philippe De Villiers... faut pas déconner non plus quoi !



Tenez, par associations d'idées, j'ai une subite envie d'écrire un article sur Olivier Chiabodo !

C'est vraiment formidable les associations d'idées :

Philippe Devilliers => Parc médiéval du Puy du Fou (créé par De Villiers) => Intervilles finale 1996 : Le Puy du Fou contre Mont-de-Marsan => Olivier Chiabodo (arbitre d'intervilles de l'époque) et ses doigts magiques.

Je m"y attèle de ce pas car Intevilles c'est pour s'éclater chananananana chananana nana.





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Samedi 22 juillet 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : Le coin du troglodyte
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Comme vous l'avez remarqué, ma caverne évolue désormais au rythme estival.

Elle a beau se trouver au large des côtes du Groënland, elle a été étrangement frappée par la canicule !

N'ayant pas de fenêtre pour pouvoir aéré, j'ai du déserter les lieux sous peine de voir ma belle peau lisse se déshydrater... et pas question de piquer une tête avec ce temps, je n'ai pas envie de choper une hydrocution en prime (surtout avec l'air à 30° et une eau à -10°) !

Bon même si je délaisse la mise à jour quotidienne durant cette vague de chaleur, j'ai tout de même quelques articles sous le coude que je posterai de manière aléatoire dès la semaine prochaine avec au programme : des tags, du pixel art obscur, du culte, du nanar, du Sonic Youth et Eric Charden !

Je profite de ce week-end pour me rafraîchir et faire mes réserves d'eau et je reviens en force...
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Jeudi 29 juin 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : La cavité sonore
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Après avoir évoqué la biographie professionnelle de Corbier, concentrons-nous sur son spectacle, plus particulièrement celui du 14 juin dernier.

Chaque année, ce dernier pose ses valises à Lyon pour une semaine de concert à l'A Thou Bout de Chant. C'est là que j'ai pu découvrir la facette "chanteur à texte" de l'ex-animateur (la première fois, j'y allais pour rigoler avec pas mal de préjugés et j'en suis ressortit complètement séduit par le talent de chansonnier du bonhomme).

Bref, dans la plus pure tradition des chanteurs de cabaret, il propose un spectacle seul en scène avec ses guitares, son ukulélé voir son piano à pouces. Bien plus qu'un simple show musical, l'intimité des petites salles dans lesquelles il se produit permet un véritable échange avec le public et donne l'occasion de passer du rire aux larmes dans la joie et la bonne humeur.

En ce qui concerne sa prestation du 14 juin 2006 à l'A Thou Bout de Chant, je dirais qu'elle est à l'image de Tout pour être heureux, car l'ombre de cet album planait sur la playlist. Mais comme à son habitude, Corbier passe d'un extrême à l'autre et a le don de détendre immédiatement l'atmosphère après un morceau très dur comme Chronique Sida, Roméo ou Drosera.



Je m'attends en général à l'excellent Eléphantasme en guise d'introduction, mais cette fois-ci, ce fut La Galère du Capitaine (qui se trouve en général en fin de concert). La chanson fleuve fut amputée de trois couplets à cause d'un problème de pétage de sangle couplé d'une chaleur humide et étouffante provoquant des pertes de contrôle de la guitare.

Mais la suite fut complètement maîtrisée avec en vrac les classiques Au Bistrot de la Supérette, La Tempête, R.I.K., Les lunes de Mme W, Courrier du coeur, J'arrive chez elle et juste avant le rappel, Les Epinards, ainsi que les plus récentes La fée, Fichue journée, Règles bleues, Joli monde, C'était l'bon temps, L'arrêt du 118 ou encore Belette.

Comme à l'accoutumée, chaque transition se fait par un interlude humoristique sous la forme d'une chanson flash le plus souvent ou sur une révélation stupéfiante comme le fait d'apprendre que le chanteur n'a jamais été dans Dorothée mais à côté ou encore qu'il utilise plusieurs guitares sur scène parce qu'il est extrêmement riche (bon là il va m'en vouloir parce que je viens de lui griller toutes ses chutes...).



Revenons aux chansons flashs. Ces petits morceaux humoristiques de quelques secondes, constitués d'un seul couplet (voir d'un seul vers... ou moins) sont le véritable moteur du spectacle. Le plus souvent il s'agit de jeux de mots très fins (Juda, Grand-Père est bien plus qu'une ville, ...) ou très lourds donc indispensables (La chanson du pompier en train de repeindre un pont, ...) mais aussi de couplets à chute drôle (Le match de foot, Quand le bateau a coulé, ...) et/ou provocante (Les profs des écoles, ...).

Une toute petite déception en ce qui concerne l'absence d'Eléphantasme mais aussi de Lucien, une chanson à chute du même acabit qu'Au Bistrot de la Supérette.

Comme à son habitude, Corbier reste toujours très disponible.

Il n'hésite pas par exemple à se mêler aux spectateurs pour assister à la première partie au lieu de se prostrer dans le silence de sa loge.

Pour la prestation de L'UN daNs L'aUtre, il s'est assis à côté du pauvre Lece que nous avions traîné de force au concert (et qui, heureusement, ne le regrette pas), à ne pas confondre avec Le Che, ni avec Jésus (même barbe même combat, souvenez-vous), car pas très barbu, pas très cubain et encore moins prophète.

Bref notre ami fut impressionné par le charisme de l'artiste et la proximité palpable de celui-ci (alors qu'en fait ce dernier à sûrement voulu se placer stratégiquement à proximité du bar et des toilettes, dont la chasse d'eau est prohibée durant le spectacle, une des règles d'or de l'établissement).



Après son tour de chant, l'artiste s'efface au profit de l'homme et échange quelques bonnes pensées avec son public d'un soir autour d'un verre tout en dédicaçant disques, affiches, cartes de bus ou feuilles de cours (Le Panda pourra vous en parler).

Comme il se faisait tard, j'ai simplement eu le temps pour une petite griffe sur mon livret de Tout pour être heureux. Quant à Flure qui comptait offrir le disque pour la fête des pères, s'est retrouvé avec une dédicace de Corbier... signée Flure (De la part de ton fils). Après une houleuse négociation, il a quand même pu avoir la signature du Grand Corbinou.

Au passage merci encore une fois à
Flure pour les photos illustrant cet article, non pas qu'il se soit reconverti photographe mais vu qu'il s'agissait de la même soirée que pour le set de L'UN daNs L'aUtre, il était normal qu'il couvre cet événément aussi (il n'y a pas qu'Helmut Newton qui avait tout compris).

Et donc, pour la cinquième année consécutive, j'ai passé une excellente soirée.
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Mercredi 28 juin 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : La cavité sonore
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Oui, je l'avoue sans honte et sans remord, j'ai provoqué volontairement la confusion dans les moteurs de recherches avec ce titre judicieusement choisit afin d'attirer de nombreux visiteurs potentiels amateurs de football et plus particulièrement de l'Olympique Lyonnais.


En fait, l'Olympique Lyonnais, je m'en bats les coudes contre du crépi frais, à un point que vous ne pouvez pas imaginer AHAHAH. Mais trop tard pour vous les gars, vous avez déjà cliqué et quoique vous fassiez à présent, mon compteur de visites a été boosté et je vais gagner plein d'argent sur votre dos re-AHAHAH.

Je vous conseille d'envoyer le lien à tous vos amis supporters lyonnais en leur indiquant bien que mon site est nul à chier, je suis certain d'avoir encore plus de clics !

D'ailleurs c'est également ce que pense Corbier (notez la superbe transition) qui nous encourage à la fin de son spectacle, de raconter autour de nous que ce dernier est nul à chier. C'est une réaction typiquement contemporaine de se dire "C'est si nul que ça ? Faut absolument que je voie ça !" (voir les scores d'audience des émissions de Télé-Réalité).

Donc vous l'aurez compris, je n'évoquerais même pas en rêve le cinquième sacre de Champion de France de l'OL et pour terminer la phrase entamée dans le titre de cet article qui pouvait prêter à confusion : pour la cinquième année consécutive, je réponds présent pour le sacre de François Corbier à l'A Thou Bout de Chant.

Avant de commencer mon compte rendu de concert, je vais répondre à une question que certains doivent se poser :

Qui est François Corbier ?

François Corbier (alias Alain Roux) est un chansonnier adepte de calembours, de chansons à chute humoristique, de textes engagés dénonçant les travers de notre société et de mélodies plus touchantes.
Il débute sa carrière dans différents cabarets avant d'être remarqué au Caveau de la République par Jacqueline Joubert, alors directrice des programmes jeunesse d'Antenne 2 au début des années 80. Cette dernière lui propose de rejoindre l'équipe d'animation de Récré A2.
C'est ainsi que la plupart des gens de ma génération l'on découvert.


Toujours accompagné de sa guitare acoustique, il intervient dans l'émission pour chanter des chansons enfantines. Il enregistre même les 45 Tours Nous les mille-pattes (avec Plante un jardin en face B, chanson qui l'a révélé aux yeux de Mme Joubert) et Le Nez de Dorothée.

D'ailleurs, lorsque cette dernière signe un contrat en or avec TF1 (tout juste privatisée) en 1986, Corbier délaisse le service public pour embarquer avec l'animatrice vedette dans l'aventure Club Dorothée, avec une présence à l'écran sept jours sur sept. La guitare est mise de côté pour un rôle de clown souffre douleur aux côtés de Jacky et de Patrick Simpson-Jones, comme il l'évoque lui-même dans l'une de ses chansons : j'avais droit sept jours par semaine à une tarte à la crême, le pied aux fesses et la chasse d'eau pour me laver l'museau.

Patrick Simpson-Jones, Jacky et Corbier

Il quitte le Club Dorothée en 1996 (un an avant l'arrêt définitif de l'émission) et va retourner alors à ses premières amours.

Il se remet à l'écriture et en sort l'album Carnet Mondain en 2001 mais c'est sur scène qu'il va tenter de se refaire un nom écumant les salles intimistes, les bars et autres cabarets (à noter sa présence à plusieurs reprises au festival d'Avignon).


Une communauté de fans se forme petit à petit via son site Internet et la newsletter Le Petit Corbinou Corbier expose mensuellement ses humeurs, ses anecdotes cocasses, ses réactions face à l'actualité et bien entendu ses calembours et ses paroles de chansons.

En 2003, il accouche de Toi, ma guitare et moi, un album live reflétant à merveille ses prestations scéniques.

Hormis Les Epinards, déjà présent sur Carnet Mondain, et Plante un jardin (face B de Nous les mille-pattes), l'album ne propose que des morceaux inédits en studio (mais bien évidemment déjà connus des spectateurs ayant pris la peine de se déplacer pour venir applaudir le barbu sur scène).



Malheureusement, la presse et les professionnels de la musique s'arc-boutent sur leurs préjugés et ne voient en Corbier que le pitre qu'il fut à la télévision. Pourtant le deuil du Club Dorothée est bel et bien fait et les chansons se rapprochent plus de Brassens ou Pierre Perret que des Musclés.

Pour son troisième album, Corbier lance l'opération Cédéthon qui consiste à acheter le disque avant sa conception, permettant de produire ce dernier.

C'est ainsi que Tout pour être heureux voit le jour. L'ambiance est toujours aussi drôle et sarcastique mais avec une tendance à la mélancolie plus appuyée que sur les albums précédents.

Ce mélange de sentiments fait de cet album un incontournable.


D'ailleurs certains médias ont eu la gentillesse d'accueillir le chanteur sur leur plateau (On a tout essayé, Ca se discute, ...) et ont pris la peine d'écouter et d'apprécier le disque qui a finalement les égards d'une distribution plus importante que ces prédécesseurs (Fnac, Virgin, etc.),  c'est peut-être le début de la reconnaissance artistique.

J'aurais l'occasion de revenir prochainement sur chacun de ces albums en détails, en attendant, rendez-vous sur le site officiel de Corbier, contenu entièrement rédigé par le barbu en personne et webmasterisé par son fiston. Vous y trouverez les trois albums en vente (avec possibilité d'écouter les morceaux), un abécédaire drôle et riche en anecdotes et bien entendu la liste des futurs concerts et les archives du Petit Corbinou (la newsletter mensuel dont l'inscription est d'utilité publique). N'hésitez pas à lui écrire directement (adresse mail disponible sur le site), il répond toujours.


Après les présentations, je vous parlerais demain du spectacle à l'A Thou Bout de Chant.


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Mardi 27 juin 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : La cavité sonore
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Je n'ai pas l'habitude de consacrer un article entier à une première partie de concert. Dans mes précédents compte rendus, je me contentais de l'évoquer pour me concentrer sur l'affiche.

Mais il faut bien avouer que le Duo Comixte de la Chanson L'UN daNs L'aUtre mérite plus qu'une citation.



Je ferais donc une exception en vous livrant mes impressions sur le concert de François Corbier à l'A Thou Bout de Chant (Lyon) en deux temps.

Nous nous attarderons sur notre barbu national demain car mon espace blogueste quotidien sera aujourd'hui exclusivement consacré à L'UN daNs L'aUtre, le duo complétement barré ayant assuré la première partie de Corbier du 14 au 17 juin 2006.

Pour ma part, j'ai assisté à la première session (le 14 juin donc) de la prestation corbièresque lyonnaise millésime 2006.

Je n'attends en général pas à grand chose d'une première partie à l'A Thou Bout de Chant, le set étant beaucoup trop court (quinze à vingt minutes) pour marquer les mémoires et surtout apprécier l'artiste à sa juste valeur, mais là, dès les premières notes (accompagnées d'un chant volontairement hésitant et désabusé), j'ai su que j'allais assister à quelque chose d'exceptionnel.

Comme tout duo qui se respecte, L'UN daNs L'aUtre est composé de deux membres :

- L'UN : David Otchoz
- L'aUtre : Poucélina

Euh bonsoir, je suis la première partie de L'UN daNs L'aUtre, je suis L'UN...

Ainsi débute la prestation de L'UN daNs L'aUtre avec David Otchoz seul à la guitare nous exposant son goût pour l'autodérision avec, comme je l'évoquais plus haut, un chant hésitant et un trac exagéré. Et pour cause, le chanteur étant en quête d'une ratatouille, le seul moyen de manger à sa faim et de réclamer le traitement réservé aux mauvais chanteurs, c'est à dire jets de tomates et autres légumes. Le public joue le jeu et arrose la scène de légumes factices gracieusement mis à sa disposition avant l'entrée en scène de L'UN.

La chanson terminée, c'est au tour de L'aUtre de se présenter au public : robe de mariée et coiffure à la Mireille Mathieu en plus improbable (fort heureusement il s'agissait d'une perruque), animée par le même esprit d'autodérision que son compagnon.

Le morceau Tout avoir annonce également l'arrivée de la boîte à rythme, élément avec lequel le groupe synchronise ses hilarantes chorégraphies sur scène (chorégraphies variant entre valse, tango, hip-hop et n'importe quoi).

Arrive ensuite une chanson en play-back mettant en scène L'aUtre, puis J'ai un problème de communication dans lequel L'UN se conduit en parfait boulet coincé, tentant de séduire sa comparse.




Un grand moment scénique avec un morceau rap interprétée par cette dernière dans lequel le jeune homme délaisse sa guitare pour un bonnet en laine et part complètement en freestyle dans une chorégraphie hip-hop déstructurée à mi-chemin entre Sidney et Benny B (le tout à la puissance dix).

Mais comme ils le disent si bien eux-même, L'UN daNs L'aUtre ne fait pas que de la chanson engagée, ils font aussi de la chanson pour enfants. La preuve avec la superbe Quand vous serez morts les petits enfants, un petit bijou d'humour noir où aucun détail sur la décomposition d'un cadavre ne sera épargné. Le texte est brillamment contrasté par une mélodie naïve de type "veillée de colonie de vacances autour d'un feu de camp" (normal me direz-vous, la chanson destinée aux gosses ah ah ah). Une belle initiative très instructive à l'égard de nos têtes blondes (âmes sensibles s'abstenir...). Je pense que cette chanson devrait intégrer le programme scolaire du cycle primaire pour expliquer en douceur le concept de la mort qui est souvent la cause d'un traumatisme profond chez l'enfant (j'ai encore le souvenir du choc reçu quand j'ai pris conscience que l'immortalité c'était vachement à la mode chez les dieux grecs mais pas trop chez nous, pauvres humains).




Pour faire transition avec la suite du programme, le groupe nous quitte sur une chanson flash de leur cru, exercice dont le grand Corbier est également adepte.

Pour reprendre les propos de mon ami Flure, L'UN daNs L'aUtre est en quelque sorte l'équivalent musical de Shirley et Dino en plus trash (dans la forme seulement car dans le fond ça n'a rien à voir). A noter que les protégés de Patrick Sébastien ne m'ont jamais fait décrocher le moindre sourire alors que là j'ai fait travailler mes zygomatiques pour le reste de l'année en l'espace d'à peine vingt minutes.

Cet aperçu a eu le mérite de me pousser à découvrir l'intégralité du spectacle, chose qui j'espère se concrétisera très prochainement car même si musicalement c'est intéressant et  (très) drôle, L'UN daNs L'aUtre est avant tout un de ces groupes qu'il faut voir sur scène tant la prestation physique y est aussi soignée que les textes.

Pour suivre l'actualité du groupe, vous pouvez vous rendre sur le blog de L'UN daNs L'aUtre dans lequel vous pourrez également télécharger quelques morceaux et lire des témoignages de spectateurs. D'ailleurs je présente mes excuses aux membres du groupe pour avoir écorcher leur nom (L'un sans l'autre au lieu de L'UN daNs L'aUtre) dans le commentaire que j'ai laissé sur leur site.

Les photographies illustrant l'article (hormis l'image d'introduction que j'ai honteusement repris du
blog de L'UN daNs L'aUtre) sont l'oeuvre de Flure (encore lui !) qui maîtrise à merveille le flou artistique (non j'déconne en fait on n'avait pas le droit au flash et les deux trublions ne tenaient pas en place sur scène... allez donc faire des photos nettes dans ces conditions). Merci à Flure pour sa contribution. Pour toutes réclamations, je vous suggère de poster directement vos commentaires sur son blog.

Note : le paragraphe précédent est un simple prétexte publicitaire (Flure, tu peux me régler en jeux Game Boy Infogrames... ou en floodant dans ma caverne).

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Lundi 26 juin 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : La bilbiothèque à stalactites
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Rappel du principe :

D'un côté les noms de villes qui ne servent à rien d'autre qu'à désigner des villes. C'est un peu gâché. D'un autre côté, il existe des situations que l'on retrouve tous les jours pour lesquelles il n'existe pas de mots. Le but est d'associer les deux pour enrichir le vocabulaire français.

Dernière partie des définitions issues de L'Eclectique Super Valable et Abus Dangereux : lettres S à Z.


S

Saint Gènes de Fronsac (n.f.) : La situation embarrassante, pour les auteurs, de se trouver face à quelqu’un qui aime beaucoup « Le sens de Liff » et qui en utilise tout le temps, alors qu’on ne se souvient plus du sens (exemple : « Ca alors, tu viens de faire un Villeneuve-les-Avignons ! » « Hein ? C’est quoi ? » « Ben tu te souviens plus ? C’est toi qui l’a écrit, pourtant ! » « Ah, euh... Non, c’était quoi ? »).

Saint-Paul (n.m.) : La personne qui jure qu’il ne trompera jamais sa femme, même si l’occasion se présente, justement parce que l’occasion vient de se présenter et qu’il l’a maladroitement laissé passer.


Salies de Béarn (n.m.) : Enlever les cornichons des Big Mac (par extension, enlever la poitrine de porc des boîtes de cassoulet William Saurin).


Sancoins (n.m.) : L’interrupteur qui est placé à un endroit illogique et que l’on ne trouve jamais alors que la pièce est plongée dans le noir le plus complet.


Sarlat (n.m.) : Les excuses vagues et de toute évidence fausses qu’on donne pour ne prêter d’argent (exemple : « J’ai déjà retiré tout le fric autorisé par semaine sur ma carte bleue », « Avec les impôts à la fin du mois, ça va être dur », « Ah ouais, j’allais te demander la même chose »).


Sauteyrargues (n.f.) : Système consistant à subordonner une grande décision personnelle à un tout petit événement de rien du tout. Exemple : « allez, si le feu passe au vert dans les 5 secondes, je quitte Claudine. 1, 2, 3, 4, 4 et demi, 4 trois quarts, 5. Eh merde, putain de feu à la con ».


Savenay (n.m.) : Le fait, lorsqu’on passe l’aspirateur, de passer plusieurs fois sur une ficelle qui refuse de se laisser aspirer, de la ramasser, de l’examiner, et de la remettre par terre pour donner une dernière chance à l’aspirateur.


Seichard (adj.) : Ne plus avoir de cigarettes à trois heures du matin un dimanche 1er mai en pleine campagne : « Seichard ? Encore ? Décidément, je suis vraiment con ! » (R. Lamoureux).


Seillons Source d’Argens (n.m.) : Le bonheur tranquille que procure le fait, pour une boulangère, de n’avoir qu’une chose à dire pendant toute la journée : « bonjour monsieur, un pain ? voilà, quatre dix, et quatre-vingt dix qui font cinq francs, merci. Au revoir monsieur, bonjour madame, une baguette pas trop cuite ? voilà, trois vingt, merci madame, bonne journée, nbonjour madame, un pain ? voilà... » (voir Sourcieux les Mines).


Semboues (n.m.) : Une chaussure seule qu’on trouve dans le caniveau, plongeant dans l’incertitude quant à son origine : comment quelqu’un a-t-il pu jeter une seule chaussure ? Et pourquoi dans le caniveau ?


Siemianowice Slaskie (n.f.) : La musiquette informelle que sifflent tous les maçons, à base de trilles.


Sologne (n.m.) : Les personnes qui bâtissent une réputation sur une seul oeuvre. Exemple : Axel Bauer (Cargo de nuit), Robert Lamoureux (Mardi, le canard était toujours vivant), Yves Duteil (Prendre un enfant par la main), etc.


Sourcieux les Mines (n.m.) : La rupture brutale du Seillons Source d’Argens (voir ce mot) lorsqu’un client, au lieu de demander un pain ou une baguette, demande une génoise pour 4 (et en demande le contenu), avec bougies d’anniversaire, un chausson aux pommes et deux Nuts et vous n’auriez pas un sac pour mettre tout ça ? Je peux payer en carte bleue ?


T
Terrasson la Villedieu (n.m.) : Le sentiment que le sol se dérobe lorsque, depuis plusieurs minutes, vous parlez avec une personne qui vous encourage du regard en hochant la tête, disant exactement la même chose que vous mais en tirant de cette brillante communion verbale une conclusion exactement inverse de la vôtre.


Thessalonique (n.f.) : La blague archi-usée que Dechavanne raconte le mardi soir et que quinze personnes vous racontent le mercredi.


Tournus (n.m.) : L’obligation de remettre à l’heure les magnétoscopes, les radio-réveils et toutes les pendules digitales après une coupure de courant.


Tréboul (n.m.) : Le type qui vend des roses en allant de table en table dans les restaurants, et qui insiste lourdement même lorsque les deux occupants d’une table sont des directeurs financiers en train de parler d’affaires et de toute évidence pas prêts à s’offrir mutuellement des fleurs.


U

Pas de définitions pour la lettre U.


V

Valdahon (n.m.) : Médicament que l’on prend par deux lorsqu’ils sont à absorption buccale, alors qu’il aurait été plus simple d’en faire un seul gros et puis basta. « Comment dit-on quand on prend 14 d’un coup ? » (Jim Morrison).

Verrue (adj.) : Etre obnubilé par un détail grotesque sur le visage de la personne à qui on parle, sans oser en parler et en se forçant à ne pas y penser (bouton bien mûr, énorme verrue, filet de morve, etc).


Vieux Reng (v.tr.) : Siffloter pendant un bon quart d’heure le refrain d’une chanson très con ou d’une pub et s’en rendre compte en espérant que personne n’a entendu. Par extension, chanter phonétiquement les paroles d’une chanson étrangère.


Vire (n.m.) : Le quiproquo qui résulte du Fleury Sur Orne (voir ce mot).


Voisins le Bretonneux (n.m.) : Etat d’énervement causé par une sonnerie de téléphone chez le voisin alors qu’on attend un coup de fil important depuis plus d’une heure.



W

Pas de définitions pour la lettre W.

X

Pas de définitions pour la lettre X.

Y

Pas de définitions pour la lettre Y.

Z

Pas de définitions pour la lettre Z.


Un grand merci à Cyril Baron, Michel Desangles, Olivier Ka et Sébastien Hamon pour les définitions et le concept (bon ok, ils l'ont piqué à Douglas Adams...) !

Lors de la prochaine édition, je me tenterai à vous proposer des définitions de mon cru.

Voir les lettres A à C.
Voir les lettres D à J.
Voir les lettres K à M.
Voir les lettres N à R.
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Dimanche 25 juin 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : Le coin du troglodyte
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Après le trajet, voici les vacances, les vraies.

Pour les explications du concept de l'anti-photo de vacances, voir l'article précédent.



On commence avec un parfait inconnu qui secoue son tee-shirt sur la plage :


Admirez-donc le mauvais cadrage et le beau slip de bain moulant du gus...




Ensuite, un magnifique contre-jour sur une haie, avec la petite touche artistique représentée par la poubelle à droite :





On reste dans la même thématique avec cette vue dos à la mer d'une poubelle taguée (de même que le poteau auquel elle est fixée) :


J'aurais l'occasion de revenir en détail sur un de ces tags, dans ma rubrique le mur à hiéroglyphes.




Toujours dos à la mer, un joli petit muret qui doit régulièrement être confondu avec un urinoir (je vous fait grâce d'un zoom sur les traces attestant ce constat) :





Nous terminons la série "dos à la mer" avec cette femme, accoudée sur son balcon, mattant les torses mâles (dont le mien !) exposés sur la plage :






Une vieille publicité pour une marque de Cognac à moitié effacée, à l'angle d'une rue perpendiculaire au bord de mer :






Et le meilleur pour la fin avec l'immortalisation de... ma serviette de plage !

C'est vrai quoi, personne ne prend en photo sa serviette de plage seule, il faut toujours qu'il y ait un clampin allongé ou assis dessus !

Spéciale dédicace à toutes les serviettes de plage du monde :



Pour ceux qui n'auraient pas reconnu l'illustration sur ma serviette, il s'agit en fait des pilliers du Grand Port de Rhôdes situées à l'emplacement supposé du Colosse (sixième merveille du monde).


Voilà, vous savez désormais tout sur mon séjour... hormis le lieu, mais avec tous les éléments que je vous ai fournis sur les images, ça ne devrait pas être bien difficile à trouver (quoique si un peu quand même).



Si vous aussi vous êtes un adepte de l'anti-photo de vacances, n'hésitez pas à m'envoyer vos clichés que j'exposerai ici-même, dans ma Caverne !

Au contraire, si vous avez raté de vraies photos de vacances, au lieu de les supprimer de votre appareil-photo numérique, faites les donc suivre, ce serait idiot de perdre tous ces efforts (sortir l'appareil de l'étui, allumer l'appareil, positionner le bon réglage, prendre la photo, regarder le résultat, éteindre l'appareil pour enfin le ranger dans son étui... mine de rien ça en fait des mouvements inutiles si l'oeuvre termine sa carrière à la corbeille).





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Samedi 24 juin 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : Le coin du troglodyte
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Comme promis, je consacre ce week-end à l'exposition publique de mes photos de vacances... qui ne sont pas vraiment des photos de vacances classiques.

On parlera plutôt d'anti-photos de vacances. Le concept est simple : prendre à contrepied les habitudes photographiques du vacancier moyen.

Donc vous ne verrez aucun coucher de soleil, aucun splendide paysage, aucune vue de la mer, aucune photo de de Tata Gisèle devant une statue d'un dieu grec bien membré.

Par contre seront à l'honneur : murs sans intêrets, photos de l'autoroute, vues dos à la mer, poubelles judicieusement placées, illustres inconnus qui passaient par là et autres éléments qu'on ne pense jamais à immortaliser quand on est en vacances ! Bien entendu, le contre-jour, les flous et les mauvais cadrage sont toujours les bienvenus (c'est la cerise sur la gâteau).

La première partie de mon album de vacances sera consacré au trajet (qui comporte 75% d'autoroute).

Tout d'abord les éoliennes que l'on peut admirer au niveau de la sortie sud de Montélimar sur l'autoroute A7. Le temps était magnifiquement gris :




Ensuite, arrêt sur une air de repos, le soleil était de retour et j'ai donc pu immortaliser, à travers la fenêtre de ma voiture et à contre-jour, un gars qui rejoignait son camping-car :




Sur l'autoroute, des panneaux signalent fréquemment les lieux historiques ou culturels traversés ou les vestiges que l'on peut admirer. Ici il s'agissait de la Forteresse de machin-chose (je ne sais même plus à quel niveau j'ai pris cette photo) :




On ne pense jamais à immortaliser les barrières de sécurité qui pourtant nous accompagnent tout au long du trajet :




Idem pour les panneaux lumineux nous donnant des consignes de sécurité ou nous indiquant un embouteillage :




Admirons ici Notre-Dame de je-sais-plus-qui :



Flagrant délit d'exès de vitesse. Les radars ne m'ont pas flashés, je m'en suis donc personnellement occupé (et puis on ne pense jamais à prendre en photo son compteur de vitesse) :



Attention cher lecteur, ne faites pas ça chez vous (enfin dans votre voiture) : il est extrêmement dangereux de dépasser la vitesse autorisée... et encore plus de prendre des photos en conduisant...

La suite demain avec les vacances à proprement dites !


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Vendredi 9 juin 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : Le coin du troglodyte
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Cette semaine, outre les récurrents Sens de Liff (avant-dernière partie, ensuite je vous proposerai mes propres définitions) et Léguman (troisième épisode), je me suis risqué à taper sur une icône nationale telle que David Douillet par que du fin fond de ma caverne je suis à l'abri des représailles alors qu'il vienne à la nage le gros Douillet, ça m'étonnerais qu'il résiste aux eaux glaciales AHAHAHAHAHAHAH.

De retour au pont de la peur, j'ai fait une stupéfiante découverte qui m'a amenée directement sur Panda Pixela, un site de Pixel Art amré d'un concept génial qui permettra au talent ou non-talent de chacun d'entre vous d'être enfin reconnu par la communauté webienne.

En attendant, je vous laisse les clés de ma grotte, je m'en vais quelques jours là où il fait chaud parce que, quand même, la canicule au Groënland ce n'est pas pour demain.

Articles du 12 mai 2006 au 1er juin 2006
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Jeudi 8 juin 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : Le coin du troglodyte
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Je suis venu vous dire que je m'en vais...

J'ai bien failli mettre cette phrase d'introduction en titre d'article mais j'ai pensé que cela pouvait s'avérer extrêmement brutale pour tous mes fidèles visiteurs (que je remercie encore une fois au passage), que je rassure tout de suite car ce départ n'est pas définitif.

L'édition 2006 de la Coupe du Monde de Football débutant demain, je préfère m'exiler quelques jours, quitte à laisser mon blog momentanément à l'abandon (certes, je l'avais déjà fait lors de mon élaboration du dossier Mario), pour éviter le tapage médiatique et sociale inévitable dans une région comme celle où je vis.

Je reviendrais pour des huitièmes de finales, en espérant que l'Equipe de France réitère son exploit de 2002 pour que l'engouement retombe comme un soufflet.

Rendez-vous dans quelques jours. Et promis, je vous montrerais mes photos de vacances !
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Mercredi 7 juin 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : Le coin du troglodyte
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Oui oui, vous avez bien lu : je suis un artiste. Mais je ne suis pas le seul car vous aussi vous êtes des artistes, même si la plupart d'entre vous ne le savent pas encore.

Si vous avez des doutes, allez donc jeter un oeil sur :


L'accès à l'art pour tous via la méthode du Pixel Art Obscur, tel est le but de ce site étrange et mystique, dont l'adresse est gardée secrête depuis plusieurs générations de squatteurs du pont de la peur avant que votre serviteur ne la découvre grâce aux méthodes d'investigations enseignées par Jean-Philippe Spouse et Julien Renad de la Brigade du Net (je vous parlerai de ses deux compères très prochainement).

Le maître des lieux n'est autre que le célèbre Panda Sacré (photo ci-contre). Ce dernier propose un musée virtuel dans lequel sont exposés ses propres oeuvres d'infographie ainsi que celles des internautes. Pas besoin de savoir manier la souris cepandant, car le site est avant tout destiné à ceux dans qui les portes des écoles d'arts plastiques se sont injustement refermées, mais aussi à ceux qui ne pensent pas avoir cette fibre artistique, ceux qui ont deux mains gauches, ceux qui n'ont jamais pu dépasser le niveau d'excellence atteint à l'école maternelle.

Bref ceux pour qui le moindre dessin (infographie ou sur papier) se transforme en un gribouilli puéril (voir immonde).

Bien entendu il y a aussi la place pour les surdoués de Paint Shop Pro, le Panda ne fait pas de sectarisme.

Chaque dessin est classé dans une catégorie bien précise selon le modèle ayant servit de base (entre 10 et 12 bases disponibles pour le moment... c'est à dire 11 quoi !). Si aucune base n'a été utilisée, pas de panique ! Votre dessin sera exposé dans la catégorie "créations indépendantes".

Exemple de dessin réalisé avec la base Narcisse :

Jésus était un beauf.

Pour des raisons évidentes due à son caractère blasphématoire, cette oeuvre n'est pas exposée sur le site et n'engage que son auteur (c'est à dire votre serviteur) :


Chaque dessin exposé donne un point de compétence "talent" à son auteur. Des concours à thèmes sont également organisés permettant de gagner des compétences dans les catégories représentant ledit thème.

Au départ, je comptais illustrer cet article avec quelques chefs d'oeuvres issus du site, mais ces derniers étant désormais très nombreux, le choix aurait été extrêmement difficile. Je vous invite donc à admirer les oeuvres par vous-même (catégorie Mes Créations pour celles du Panda et Vos Oeuvres pour celles des internautes).

Je ne peux également que vous inciter à envoyer vos créations au Panda qui se fera un plaisir de les mettre en ligne très rapidement (le soir-même la plupart du temps). Le site n'est pas avare d'explications sur la procédure à suivre et propose même, en plus d'une définition très explicite du Pixel Art Obscur, des tutoriaux pour les extra-terrestres n'ayant jamais ouvert Paint (ou équivalent) de leur vie.

Si vous hésitez encore et que vous doutez de votre talent, rappelez-vous que sur Panda Pixela, même le laid est beau (et non pas : même le lait est de l'eau, ce qui est totalement faux... sauf pour le lait en poudre).



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Mardi 6 juin 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : Le mur à hiéroglyphes
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Me voici de retour dans les bas fond de ma commune, bien décidé à connaître la vérité, l'objet de toutes les convoitises, bref ce que mes agresseurs ne voulaient pas que je vois lors de ma dernière escapade en ce lieu de peur.

Me voici devant le célèbre tag "Le pont en force". Personne à l'horizon, parfait ! Il faut dire qu'à 7h du matin, les gardiens du lieu commencent leur nuit de sommeil, du coup ça me laisse le temps d'examiner le pont de fond en comble.

Je ne tarde pas à remarquer une inscription en rose, juste en dessous de la devise qui me value bien des ennuis la dernière fois.


La même inscription se trouve au pied du pont :


Mais qu'est-ce donc ? Approchons-nous un peu...



Je... je ne rêve pas, il s'agit d'une adresse internet et pas des moindres : celle de Panda Pixela !



On ne voit pas très bien sur les photos car j'ai du les réduire pour le besoin de cet article, mais l'inscription est claire et resplendissante sur ce pont triste et glauque (voir photo taille réelle).

Pas de doute, le secret était fort bien conservé. Les scélérats voulait empêcher l'accès à l'art pour tous et l'apprentissage du Pixel Art Obscur grâce à ce magnifique site. Je comprend donc pourquoi j'ai été assomé puis ramené sur mon canapé devant la Maillon Faible ! ON VOULAIT ME CONTRE-CULTIVER AU LIEU DE ME PERMETTRE DE DEVENIR UN ARTISTE RECONNU GRACE A PANDA PIXELA !!!!

Ma persévérance s'est finalement avérée payante AHAHAHAHAHAHAHAH !

Je me remets de mes émotions et je vous présente l'antre du Panda Sacré dès demain...

En attendant, je me demande bien qui est l'auteur de ce graffiti salutaire...
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Lundi 5 juin 2006
- Par Le morse des mers - Publié dans : La paroi cathodique
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Le Mixeur est enragé
Les légumes sont en danger
Il avale sans regarder
Et tout ça rien que pour cracher
Les carottes sont-elles cuites ?

NON !



Premier Léguman à l'extérieur (ce qui deviendrait très fréquent à partir de la deuxième saison).

Un énorme Mixeur sème la terreur au marché : la tranquilité des légumes et des fruits bien au chaud dans leur cagette est perturbée par cet énorme robot de cuisine.

La bête ressemble à une grosse boîte de conserve chaussée de basket (important pour la suite des événements) et muni d'un bras avec lequel elle dérobe oranges et tomates, qu'elle avale sans ménagement.

Le Mixeur digère très vite les pauvres fruits et les régurgite aussitôt à l'état de bouillie par un petit conduit situé sur son bas-ventre. Je vous ferait grâce de la symbolique plus que flagrante avec notre propre système de digestion et d'évacuation.


Le Mixeur régurgite ses victimes

Mais Léguman, caché derrière un étal, observe la scène depuis le début, dans une posture très inquiétante (mais on commence à avoir l'habitude).

Alors que le Mixeur s'attaque aux pommes, le super-héros sort de sa cachette. Un zoom arrière accompagne l'exposition de ce dernier face à son nouvel ennemi.




Apparition terrifiante de Léguman


Ni une, ni deux, le Mixeur détale comme un lapin (vous comprenez l'utilité des baskets à présent), Léguman se lance aussitôt à sa poursuite.


Le Mixeur devient la proie


On se délecte alors d'une séquence de toute beauté : la scène est filmée au ralentit et en contre-plongée. Le réalisateur capte tout d'abord la panique du Mixeur puis de son poursuivant.

L'appareil a une posture très statique pour courir, on ne voit que son bras se balancer dans les airs de façon hasardeuse, on comprend dès lors l'issu de la course.

Quant à Léguman, ses mouvements de bras et de jambes sont amples, réguliers... et effrayants. On sent que le super-héros est à l'aise dans cette situation dominatrice et qu'il ne va pas tarder à rattrapper le broyeur de légumes.


Léguman à la poursuite du Mixeur

Le Mixeur, à bout de souffle, biffurque de la zone piétonne pour terminer sa course au bord du trottoir recouvert de pelouse. Léguman le projette sauvegament à terre.

Plaquage en bonne et due forme


Pour mettre hors d'état de nuire son ennemi, notre héros n'hésite pas à procéder à une énucléation en amputant le pauvre Mixeur de son petit tuyau d'évacuation. Encore un fois la symbolique est évidente : Léguman met en oeuvre, avec plus de 20 ans d'avance, les idées de Sarkozy en matière de repression contre le viol.


Triomphe de Léguman


Et toujours la posture de la victoire face caméra !

Après la vision de cet épisode, on peut se demander si le Mixeur avait vraiment de mauvaises intentions. En effet, on remarque que le marché est désert et que les cagettes contiennent en fait les invendus. Invendus qui termineront de toutes façons au fond d'une poubelle dans laquelle ils pourrirront dans d'atroces souffrances.

Franchement c'est un grand service qu'a rendu le Mixeur à ces pauvres fruits...


Prochain épisode : Léguman contre l'Avion Fou du Cuisinier.


Voir aussi :

Léguman, sa vie, son oeuvre
Léguman contre l'Aspirateur
Léguman contre la Mouche Casquée

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